De retour parmi les siens, un jeune Américain, étudiant en lettres, retrouve à Rome un étrange personnage. L'espace des vacances, Leonard Ash et son ami Owler se rencontreront cinq fois. Au soleil, sous la pluie, par les rues et les places, les jardins et les ponts, s'engagent cinq disputes sur le tabac, le travail, la littérature, l'oeuvre d'art, notre rapport aux morts. Rome. Hier vivante encore, sublimée dans les eaux de l'histoire, elle partage aujourd'hui le sort de toute ville. Une modernité sauvage nous a coupés brutalement du passé. Pourtant, une fois proclamée la fin de l'histoire, la partie continue. Et malgré tout, malgré nous, s'impose la nécessité de trouver un sens, d'en décider. Actes et paroles. On ne tournera pas la page sans deviner que, pour Robert Harrison, seule la littérature, par sa force d'interprétation toujours renouvelable, nous ouvre à la lecture du monde. Echo des voix d'hier dans le brouhaha d'aujourd'hui, c'est elle qui préserve dans la crypte du texte la réserve inépuisable du sens.
Nombre de pages
174
Date de parution
13/10/1993
Poids
202g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782080352064
Titre
ROME LA PLUIE. A QUOI BON LA LITTERATURE
Auteur
Harrison Robert
Editeur
FLAMMARION
Largeur
130
Poids
202
Date de parution
19931013
Nombre de pages
174,00 €
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Que cherchons-nous dans les jardins, ceux que nous cultivons jour après jour de nos propres mains, ceux où nous nous promenons pour en apprécier les beautés et nous y ressourcer ? Que retirer de l'humilité, la dévotion, la culture du soin du jardinier ? Pour y répondre, Robert Harrison nous fait cheminer dans des jardins anglais, zen ou secrets ; déambuler dans les compositions de Le Nôtre comme dans les jardins transitoires des sans-abris new-yorkais ; et emprunter en imagination bien d'autres contre-allées fantasmées. De L'Épopée de Gilgamesh aux poètes américains contemporains, en passant par Platon, la Bible et le Coran, nous y croisons Homère, Dante et Voltaire mais aussi Rilke, Hannah Arendt, Thoreau et Mallarmé. Autant de parcours buissonniers qui élèvent le jardin au rang d'objet philosophique, tout à la fois antidote et refuge par temps de crise et emblème de la condition humaine.
Résumé : L'Occident a défriché son espace au coeur des forêts, et fondé contre elles ses institutions dominantes - la religion, le droit, la famille, la cité. De part et d'autre de leur ténébreuse lisière, tenus à distance, deux espaces s'épient, se menacent, s'interrogent. Forêts, monde écarté, opaque, qui dépayse, enchante et terrifie. Robert Harrison raconte ici l'histoire des forêts dans l'imaginaire occidental. Avec Vico pour compagnon de voyage, il nous mène de l'épopée de Gilgamesh à la poésie contemporaine de Zanzotto. Dans les forêts, nous rencontrons Artémis, Dionysos, Roland furieux, les fées des contes, Rousseau, John Clare, une petite clairière de Constable, les symboles de Baudelaire... Les forêts tapissent les profondeurs de notre mémoire culturelle. Elles sont les frontières qui nous définissent : sans ces contrées où la civilisation projette ses fantasmes et ses peurs, nous n'habiterions pas notre monde de la même manière.
Robert Harrison est directeur du département de littérature française et italienne de l'Université de Stanford. Il est l'auteur de Forêts. Essai sur l'imaginaire occidental et de Les morts. Professeur de littérature comparée à l'Université de Rouen, Florence Naugrette est l'auteur de plusieurs essais littéraires.