Au IIIe siècle av. J.-C., à Alexandrie, la Bible est traduite en grec. Cette traduction de la Torah remplit " cinq rouleaux " - le pentateuque en grec. La légende l'attribue à soixante-dix traducteurs, ou soixante-douze : six anciens de chaque tribu. Ces " Septante " sont les représentants d'une double culture : maîtres dans les études hébraïques, ils sont aussi familiers des lettres grecques. C'est en soi un événement extraordinaire. Destinée à présenter le judaïsme aux non-Juifs et à le légitimer par son ancienneté, cette version grecque est d'abord lue par les Juifs de la diaspora hellénophone. Ainsi Paul, un Juif de Cilicie, l'utilise dans ses épîtres, bien qu'il ait été formé à Jérusalem ; de même, dans les autres livres du Nouveau Testament, les citations de l'Ancien Testament sont, pour la plupart, conformes au texte de la Septante. Peut-être utilisée dans les " maisons de prière " où avaient lieu les assemblées des Juifs, la Septante eut une influence considérable et fut reçue par le christianisme ancien comme " divinement inspirée ".
Nombre de pages
874
Date de parution
27/03/2003
Poids
415g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782070427659
Titre
Le Pentateuque. La Bible d'Alexandrie
Auteur
Harl Marguerite ; Dogniez Cécile
Editeur
FOLIO
Largeur
109
Poids
415
Date de parution
20030327
Nombre de pages
874,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les « chaînes » sont une forme particulière de commentaire : prenant les versets d'un livre biblique les uns après les autres, elles donnent en alternance, sur le même feuillet, les « lemmes » scripturaires et plusieurs textes qui les commentent, ces extraits étant parfois « enchaînés » les uns aux autres par des formules de transition. La chaîne sur le psaume 118 offre des textes tout à fait inconnus par ailleurs, notamment une masse appréciable de textes d'Origène.
Ce cinquième volume de la Bible d'Alexandrie est consacré au Deutéronome de la Septante, le dernière des livres de la Torah traduits en grec. Comme les précédents volumes, celui-ci a été préparé dans le cadre du Centre Lenain de Tillemont de la Sorbonne. Les deux auteurs ont travaillé en étroite collaboration. La traduction notamment est leur oeuvre commune, ainsi que le chapitre sur le texte grec. Elles se sont cependant réparti la tâche pour l'introduction et l'annotation. L'introduction présente deux parties: la première, " Le Deutéronome grec, son traducteur, ses lecteurs" a été redigée par Marguerite Harl; la seconde "L'ordre et le contenu des discours; les paroles répétées" l'a été par Céline Dogniez qui a également rédigé le traitement des noms géographiques et établi la Bibliographie. L'annotation des chapitres 12 à 34 de Marguerite Harl. Elles ont l'une et l'autre échangé observations et compléments pour l'ensemble du travail. Les principles retenus pour cette annotation sont ceux qui avaient été précédemment définis et appliqués aux premiers volumes de cette collection. Le premier d'entre eux est qu'une telle annotation ne saurait à l'évidence être exhaustive. Ainsi le travail critique effectué par J W Wevers pour l'établissement du texte grec n'a pu être exploité de manière systématique (l'abondance et la variété des matériaux -pratiquement pour chaque mot-auraient exigé plusieurs volumes). De même, bien qu'elles enrechissent de façon importante le commentaire, les traditions juives (les Targums et la littérature rabbinique jusqu'à Rachi) n'ont été utilisées qu'à titre d'exemples et sur certains versets seulement. La priorité a été donnée à l'explication des mots grecs employés par le traducteur, à la comparaison avec le texte massorétique losque celle-ci nous a semblé pertinente et, enfin, aux lectures anciennes de ce livre de la Septante.
Biographie de l'auteur Marguerite Harl est agrégée des lettres classiques. Auteurs d'ouvrages sur Philon, Clément d'Alexandrie, Origène, de traductions et de livres autour de la Septante, elle a fondé et anime toujours la collection " La Bible d'Alexandrie " aux Editions du Cerf.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys