
Mes Loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789), Volume 9.
Un point de non-retour ? La crise économique semble n'avoir jamais été aussi aiguë. Dès le début de l'année 1786, la rue gronde. Parmi les travailleurs les plus humbles de la capitale, les gagne-deniers exigent que le roi entende leurs doléances : ils crient à l'injustice, et se soulèvent. A l'hiver et au printemps 1787, l'Assemblée des notables se réunit et s'efforce d'alléger la détresse budgétaire à laquelle est confronté le royaume. Comment redresser les finances de l'Etat ? Pour la première fois, le Journal évoque la convocation des Etats généraux. Siméon-Prosper Hardy avait été singulièrement préoccupé par la " révolution Maupeou " des années 1771-1774. Dans ce volume, l'observateur de la rue Saint-Jacques retrouve ce ton d'inquiétude grinçante pour suivre, avec la plus scrupuleuse attention, les tensions qui s'aggravent à la Cour, au Parlement et sur les places publiques de la capitale. Ses registres révèlent un monde qui étouffe. Incertain des remèdes à adopter, Hardy s'attache à relever avec une rigueur impitoyable tous les symptômes de la maladie. http : //journaldehardy. org/
| Nombre de pages | 780 |
|---|---|
| Date de parution | 25/10/2023 |
| Poids | 1 030g |
| Largeur | 152mm |
| EAN | 9791037031686 |
|---|---|
| Titre | Mes Loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789), Volume 9. |
| Auteur | Hardy Siméon-Prosper ; Luckett Thomas M. ; Bastien |
| Editeur | HERMANN |
| Largeur | 152 |
| Poids | 1030 |
| Date de parution | 20231025 |
| Nombre de pages | 780,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Mes loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789). Volume 1
Hardy Siméon-ProsperVolume dirigé par Pascal Bastien, Sabine Juratic et Daniel RocheTexte établi par Pascal Bastien, Sabine Juratic, Annick Mellerio et Gaël RideauPrésentation de Daniel Roche et Pascal BastienLe portrait de Paris au XVIIIe siècle: c'est ce que nous offre Siméon-Prosper Hardy, libraire de la rue Saint-Jacques, à travers le «Journal» qu'il rédigea quotidiennement pendant plus d'un quart de siècle.«Mes Loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789)» constitue sans doute l'une des sources les plus riches que la littérature de témoignage nous ait laissée du XVIIIe siècle. Par son volume et par son organisation où entrent mêlés documents, extraits, racontars et observations personnelles, il prend place dans la lignée des grands journaux et mémoires d'Ancien Régime. Particulièrement riche pour l'histoire des institutions, de la vie politique, de la société urbaine, de la culture et de la sensibilité avec ses troubles, ses émotions, ses loisirs et ses divertissements, il ouvre au chercheur tout ce que les jours ont pu offrir à l'oeil et à l'oreille d'un petit bourgeois parisien pendant les trente dernières années de l'Ancien Régime.Irrégulière entre 1753 et 1765, la plume de Hardy devient plus vive à partir de 1766; et jusqu'aux premiers mois de la Révolution française, c'est une biographie de Paris saisie au jour le jour qu'elle nous offre, en une «histoire du temps présent» généreusement confiée à la postérité.«Mes Loisirs» connaissent, pour la première fois, une édition intégrale et annotée en 12 volumes.www.journaldehardy.orgSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER67,30 € -

Mes loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789). Volume 2
Hardy Siméon-ProsperPrésentationUN JANSÉNISTE FACE AU COUP MAUPEOULa brève période couverte par le présent volume du Journal de Hardy constitue une charnière dans l'histoire longue de la monarchie française. Les réformes mises brusquement en oeuvre par le chancelier Maupeou sont la première et dernière tentative programmatique de rénovation du coeur du système: l'administration de la justice. Elles débutent par l'exil des magistrats du parlement de Paris à la fin du mois de janvier 1771 pour cause de remontrances intempestives dans l'affaire de Bretagne. Le procédé est devenu routinier depuis que le Parlement a retrouvé son droit de remontrances en 1715. Dès février pourtant, cette crise jusque là classique devient à proprement parler un coup d'État: la monarchie installe progressivement de nouvelles institutions en rayant les précédentes de la carte, alors qu'elle pratiquait autrefois sans scrupule leur empilement. Des conseils supérieurs remplacent les anciens bailliages dans le ressort du parlement de Paris, lui-même profondément amoindri dans ses prérogatives, tout comme les parlements provinciaux. Elle manifeste ainsi sa déliaison radicale d'avec la nécessité d'un fondement historique: «la monarchie n'a plus alors besoin de légitimation historique, son existence suffit à prouver ses droits.» Plus qu'une réforme technique aux conséquences limitées pour les justiciables (les procédures restent identiques, les frais ne baissent guère), il s'agit d'«une révolution sociale» attaquant les principes mêmes qui régissaient les offices royaux. La vénalité légale, une norme qui fondait l'accord entre le roi et les élites, est supprimée pour la plupart des nouvelles charges, rendant impossible leur appropriation adperpetuum par les titulaires. Il est du reste significatif que des rumeurs plus ou moins fondées prédisent alors la liquidation d'autres types d'offices (huissiers, notaires, etc.). Cette réforme élaborée pour mettre fin aux affrontements récurrents entre les parlements et le Conseil du roi et assurer la victoire du clan de Maupeou à la cour, remet ainsi en cause la définition du magistrat d'Ancien Régime, emportant avec elle la notion même de noblesse de robe définie par son lien privilégié à l'État.Le témoignage d'un «Parisien, élevé dans les anciens principes, mais depuis trente ans mêlé par goût aux agitations du siècle, un représentant de ces classes moyennes», comme l'écrivait Aubertin en 1871, peut servir à illustrer les réactions de la bourgeoisie marchande. L'effondrement du Parlement, une structure perçue comme anhistorique, ancrée dans un passé monarchique immémorial, provoque chez les Parisiens un immense désarroi. La révolution opérée par Maupeou ébranle tout spécialement l'univers quotidien d'Hardy en brouillant ses principales références institutionnelles. La masse de son écriture et son avidité à recueillir la moindre pièce «du genre de celles qui manifestent les dispositions du public dans tous les événemens qui peuvent intéresser le bien commun» (19 mars 1771) traduisent cet affolement. C'est que ces bouleversements politiques heurtent de plein fouet le libraire désormais parvenu à l'âge des responsabilités civiques - il a 42 ans en 1771 -, aussi bien dans ses convictions personnelles que dans son identité sociale.Prendre toute la mesure de ce choc nécessite pourtant de s'attarder un peu sur la culture religieuse du personnage. Hardy s'inscrit dans un monde profondément imprégné par un jansénisme qui n'est pas seulement synonyme de rigorisme mais correspond à une spiritualité vivante, dans laquelle la transcendance divine a conservé toute sa place. Le jansénisme forme surtout, à mon sens, la toile de fond de la socialisation des bourgeois parisiens nés, comme Hardy, vers 1730. Une fois retombée la première vague de contestation d'origine ecclésiastique et parlementaire (1713-1730), l'intensité de la querelle a rebondi grâce aux miracles du diacre Paris (1727-1740 environ), que les élites bourgeoises de la capitale se sont largement appropriés. Elle explique l'attention soutenue qu'Hardy porte aux affaires ecclésiastiques, dans sa paroisse comme à Rome. La coloration partisane s'y détache nettement par le choix des faits et la tournure polémique du commentaire qui trahit une hostilité viscérale à la bulle Unigenitus et aux jésuites, et une foi inébranlable dans la vérité des miracles du diacre Paris. Le jansénisme ne se réduit cependant pas aux ratiocinations d'un conservateur aigri, mais constitue la clef de son insertion sociale, familiale et professionnelle. Hardy est en effet étroitement lié au monde des militants jansénistes qu'il côtoie quotidiennement dans son entourage professionnel et amical, celui des rédacteurs et éditeurs du journal janséniste clandestin les Nouvelles ecclésiastiques.(...)Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER67,30 € -

Mes loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789). Volume 3
Hardy Siméon-ProsperExtrait de la présentationLa régénération impossible de la MonarchieL'actualité des années 1773 et 1774 permet à Siméon-Prosper Hardy d'alimenter sa chronique du «grand dérèglement de la monarchie». C'est tout un monde qui s'effondre à partir de 1753, avec le déclenchement du conflit entre Louis XV et les parlements dans le contexte de la querelle religieuse opposant les jansénistes aux partisans de l'orthodoxie représentée par la bulle Unigenitus. Le coup d'État de Maupeou de 1771 ouvre selon ses adversaires une période de tyrannie, face à laquelle le libraire janséniste parisien souhaite témoigner. C'est dans ce contexte qu'intervient la petite vérole de Louis XV. Cet événement prend la signification d'une catharsis. Point culminant de la dégradation de la monarchie mais aussi possibilité de régénération, il autorise l'avènement du nouveau roi Louis XVI, porteur de tous les espoirs de l'opinion. Cette séquence du Journal de Hardy est donc susceptible d'étayer une réflexion sur la culture politique de l'Ancien Régime, et en particulier sur le processus de déconstruction de l'image du roi, à l'oeuvre dès la seconde partie du règne de Louis XV mais qui s'accélère du fait des échecs répétés du règne de Louis XVI, et dont le déroulement contribue à rendre intelligible le fait révolutionnaire.Le journal du libraire parisien est une source majeure pour comprendre la formation de l'opinion publique. Par son minutieux travail de collecte des informations, Hardy donne à voir ce qui se pense et ce qui se dit sur les événements qui lui semblent les plus significatifs, dans une démarche de témoignage face aux dérèglements du temps. On peut donc considérer le journal comme l'écume d'une époque et y prélever ce qui semble significatif des points de vue des contemporains, du moins de ceux dont la parole est susceptible de s'être alors révélée. Le Journal de Hardy fournit aussi de façon plus ponctuelle une série d'appréciations personnelles qui permettent plus directement de mesurer l'évolution du positionnement politique d'un libraire janséniste, révélateur de l'opinion de la bourgeoisie parisienne dont il se veut un honorable représentant. On peut ainsi s'interroger sur la participation du jansénisme au processus complexe de formation de l'espace public.L'actualité politique de ces deux années incite à appréhender les évolutions intervenues dans le champ politique qui s'était élaboré depuis le début du XVIIe siècle. Hardy est le témoin d'une crise du système symbolique, qui affecte en particulier le roi comme clé de voûte du régime absolutiste. On peut évaluer dans son écriture les espoirs et les déceptions inhérents à la personne des deux rois qui se succèdent alors et, plus généralement, les conceptions politico-religieuses de ses contemporains. On peut aussi procéder de façon plus indirecte, en élargissant la réflexion à la perception du politique, de l'action des ministres, et même plus largement à l'évolution de la vision de l'événement, de façon à comprendre plus globalement l'évolution du système de représentations.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER67,30 € -

Mes loisirs, ou Journal d'événemens tels qu'ils parviennent à ma connoissance (1753-1789). Volume 4
Hardy Siméon-ProsperJe vois de mes fenêtres piller le pain d'une boulangère du marché qui l'avait fait rentrer dans l'allée du sieur Garnier marchand épicier mon voisin dont on avait fermé la porte à son inssue et qui est obligé d'en faire briser la barre, afin de faciliter l'entrée à la populace qui s'étouffait presque pour prendre le pain et en emporter. Je remarque dans la foule beaucoup de femmes et d'enfants des deux sexes. Je vois des fenêtres du sieur Bellot marchand bonnetier mon beau-frère duquel je tenais à loyer mon appartement, enfoncer la porte d'un boulanger qui était vis a vis, à coups de pince de fer, un grand et fort homme en veste grise portant un chapeau rabattu et presque blanc de poussière se distinguait dans cette opération par son acharnement et paraissait conduire toute la bande ; la porte étant ouverte, on jette au peuple le pain qu'on y trouve. On force ensuite le-dit sieur Bellot mon beau frère d'ouvrir sa boutique, on en brise les vitres en partie, on visite son appartement et on lui emporte sa provision personnelle de pain, avec recommandation néanmoins de la part de ceux qui donnaient le ton de ne point toucher aux marchandises et de ne prendre que du pain. "Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER67,30 €
Du même éditeur
-

Ecrits et propos
Soulages Pierre ; Le Lannou Jean-MichelRésumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER28,05 € -

Illusions dangereuses. Quand les religions nous privent de bonheur
Malkin VitalyNous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.ÉPUISÉVOIR PRODUIT28,05 € -

Théorie du super soldat. La moralité des technologies d'augmentation dans l'armée
Caron Jean-FrançoisLes technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER26,95 € -

Traumas et résilience. Leçons du tremblement de terre de 2010 en Haïti
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois DanielMême si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER30,29 €
