Toni Negri et Michael Hardt élaborent, depuis des décennies, les bases conceptuelles d'un nouveau projet de démocratie. Constatant la faillite des grandes catégories politiques modernes (souveraineté ; syndicats et partis de masse ; peuple), posant comme nouveau sujet politique de l'époque la multitude, c'est-à-dire "l'ensemble de ceux qui travaillent sous la tutelle du capital et donc, potentiellement, la classe de ceux qui refusent la domination du capital", ils définissent les modalités de la résistance à opposer à l'Empire - ce pouvoir qui prend lui-même la forme d'un réseau diffus pour tâcher de conserver la mainmise sur la production biopolitique, en se répartissant entre de grandes sociétés privées (entreprises multinationales), quelques grands Etats-nations et une série d'organisations supranationales (l'ONU, le FMI, la Banque mondiale). Commonwealth (le "bien commun" de la tradition radicale anglaise) poursuit la critique en posant la nécessité d'instituer et de gérer un monde de richesses partagées. Le commun en question est de nature écologique mais aussi biopolitique, puisque ce sont les connaissances, langages, images, codes, affects et réseaux de communication qu'une société produit de manière collective. Face à une République ("chose publique") devenue république de la propriété privée - tant au niveau national que global - au fil des constitutions et des grandes révolutions bourgeoises, la multitude doit apprendre à se réapproprier le commun, et devenir par là un projet d'organisation politique.
Nombre de pages
615
Date de parution
09/01/2014
Poids
300g
Largeur
110mm
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EAN
9782070454112
Titre
Commonwealth
Auteur
Hardt Michael ; Negri Antonio ; Boyer Elsa
Editeur
FOLIO
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110
Poids
300
Date de parution
20140109
Nombre de pages
615,00 €
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Antonio Negri, philosophe et essayiste italien, a participé aux luttes politiques et sociales des années 1960 et 1970 en Europe. Longtemps professeur de sciences politiques, il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Marx au-delà de Marx, L'Anomalie sauvage. Puissance et pouvoir chez Spinoza et Fabrique de porcelaine (Stock, 2006). Il est une figure célèbre de la lutte politique en Italie et de l'altermondialisme.Michael Hardt est un critique littéraire et théoricien politique américain. Il enseigne la littérature et l'italien à la Duke University. Il s'est fait connaître par la publication de Empire, déjà écrit en collaboration avec Antonio Negri. Michael Hardt a été particulièrement influencé par la pensée de Gilles Deleuze.
Tout autant qu'une analyse, Empire est un essai " utopique " de philosophie politique, une tentative d'écrire un nouveau " Manifeste communiste " pour notre temps. Étudiant les régimes d'exploitation et de contrôle qui caractérisent l'ordre du monde, les deux auteurs cherchent à définir un modèle alternatif, un fondement théorique pour parvenir à une société réellement démocratique. Parce que nous assistons aujourd'hui à la transformation de l'idée et des pratiques de souveraineté (globalisation, fin de l'État-nation, contrôle biopolitique des individus, affirmation de la puissance américaine, etc.), un nouveau champ politique émerge, dominé par l'Empire. Face à lui, s'élèvent une volonté et un désir pluriel que Michael Hardt et Antonio Negri définissent par le concept de " multitudes ", qui ne recouvre pas une classe sociale. Ce livre offre donc la première explication globale et profonde de la mondialisation cri cours. Publié aux États-Unis par Harvard University Press en avril 2000, il a reçu un accueil très favorable : " Un livre extraordinaire, avec une grande profondeur intellectuelle et un rare sens de l'Histoire, qui dévoile le système qui émerge. " Saskia, sociologue " Un tour de force qui vise à refonder une téléologie des combats à venir. " Etienne Balibar, philosophe " Utilisant tour à tour Wittgenstein, Spinoza, Marx, la guerre du Viêt Nam et même Bill Gaies, Empire. propose une analyse iconoclaste du monde globalisé. " Leslie Marmon Silko, sociologue.
La démocratie à l'échelle globale est en train de devenir, pour la première fois, une possibilité réelle, que nous appelons le projet de la multitude. Le projet de la multitude n'exprime pas seulement le désir d'un monde d'égalité et de liberté, il ne revendique pas seulement une société démocratique globale, ouverte et inclusive: il se donne les moyens de réaliser ce désir." La possibilité de la démocratie est aujourd'hui assombrie et menacée par un état de guerre permanent et généralisé: la mondialisation offre le visage de l'"Empire" qui étend à l'échelle planétaire son réseau de hiérarchies et de divisions. Mais elle présente un autre visage: celui de la multitude, une multiplicité de mouvements et de sujets engagés dans un processus d'émancipation et de collaboration. Multitude est un ouvrage de philosophie politique. Son but principal, à la suite d'Empire, est d'élaborer les fondements théoriques sur lesquels un nouveau projet de démocratie peut se construire. Biographie: Michael Hardt est professeur associé de littérature à l'université de Duke aux Etats-Unis. Antonio Negri, philosophe italien reconnu pour ses travaux sur Marx et Spinoza, est l'auteur de L'Anomalie sauvage: puissance et pouvoir chez Spinoza (PUF, 1982) et Le Pouvoir constituant: essai sur les alternatives de la modernité (PUF, 1997).Ils ont précédemment cosigné Empire (paru en 10 / 18).
La possibilité de la démocratie est aujourd'hui assombrie et menacée par un état de guerre permanent et généralisé : la mondialisation offre le visage de l'"Empire" qui étend à l'échelle planétaire son réseau de hiérarchies et de divisions. Mais elle présente un autre visage : celui de la multitude, l'alternative vivante qui croît au sein de l'Empire, une multiplicité de mouvements et de sujets engagés dans un double processus d'émancipation et de collaboration. Multitude est un ouvrage de philosophie politique. Son but principal, la suite d'Empire, est d'élaborer les fondements théoriques sur lesquelles un nouveau projet de démocratie peut se construire.
Après avoir raconté, dans le premier tome de ses Mémoires, son enfance dans le Maroc d'avant-guerre et son arrivée en France en 1945, Driss Chraïbi reprend le fil de son récit autobiographique. Au début des années 50, il découvre une autre planète, l'Alsace, et s'y installe avec sa femme dans une sorte d'ermitage amoureux voué à l'écriture. Puis ses premiers succès d'écrivain le ramènent à Paris et la communauté maghrébine trouve en lui l'une de ses premières voix dans le milieu littéraire. Défilent ensuite les années France Culture, les années canadiennes, les années à l'Ile d'Yeu, les amis et les rencontres (François Mitterrand, Lucien Bodard...), les paysages, les livres et les femmes de sa vie.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs." Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.
Dans l'East Texas profond de la Grande Dépression, la pauvreté règne et dévaste la région comme une tornade. Le jeune Harry Crane découvre le corps mutilé d'une femme noire sur le bord de la rivière Sabine. Il est convaincu que le meurtre est l'oeuvre de l'Homme-chèvre, un monstre de légende. Le nombre de victimes s'alourdit, un homme est lynché et le père de Harry, l'homme de loi local, enquête.
Brontë Emily ; Bellour Raymond ; Lacretelle Jacque
Emily Brontë possède donc le plus singulier des pouvoirs : celui de sa dépendance à l'égard des faits. Avec quelques touches, elle sait évoquer l'âme d'un visage et rendre le corps superflu ; en parlant de la lande, elle fait souffler le vent et gronder le tonnerre. Virginia Woolf. Quand, parmi tous les arbres, je cherche celui dont la forme s'harmonise le mieux avec le cadre du roman tragique d'Emily Brontë, c'est l'image d'un vieux robinier tortueux qui me vient à l'esprit, d'un vieux robinier tordu par le vent qui souffle toujours dans la même direction ; l'écorce est noire, le tronc est creux et, dans ce creux, la pluie a formé une petite flaque où baignent quelques feuilles mortes. John Cowper Powys