Publié anonymement dans la revue Atlantic Monthly en avril 1861, Life in the Iron Mills (De ses mains) fit sensation. Il est considéré par de nombreux spécialistes comme un texte clé qui marqua la fin du romantisme et le début du réalisme dans la littérature américaine. Son naturalisme annonce l'oeuvre de Zola.Le premier récit de Rebecca Harding Davis est ancré dans le site sidérurgique de Wheeling (Virginie occidentale). La narratrice (qui est sans doute l'auteur elle-même) adopte volontairement le point de vue des ouvriers. Elle présente des êtres misérables et exténués, au corps rompu par le labeur, à l'esprit embrumé par la poussière et les vapeurs d'alcool, mais vibrants d'humanité. Le héros de cette histoire, Hugh Wolfe, jeune homme d'origine galloise, partage un logement étroit et crasseux avec son père et sa cousine bossue. Il travaille le métal en fusion dans une fonderie qui borde la rivière Ohio. Avec les résidus - de couleur chair - il sculpte des statues très réalistes. L'une de ses créations, une femme grandeur nature, attire l'attention de bourgeois en visite. Leurs réflexions condescendantes - ils se demandent comment une statue aussi fascinante peut être l'oeuvre d'un ouvrier sans instruction - éveillent à la fois la conscience politique et les espoirs de Hugh. Mais ses admirateurs entretiennent ses espoirs sans pour autant lui offrir d'aide concrète. Une série de décisions malheureuses précipitent la fin tragique de Hugh.L'écrivain et journaliste Rebecca Harding (1831-1910) est considérée comme la pionnière du réalisme littéraire aux États-Unis. Sa famille, établie à Wheeling en 1836, a été le témoin de la rapide transformation de la petite ville en cité ouvrière. Cela a fortement influencé la vision et les thèmes que l'auteur développa plus tard dans son oeuvre. Ses nouvelles furent saluées par les cercles littéraires de l'époque et connurent un large succès. Plume engagée, Rebecca Harding Davis collabora au New York Tribune et au New York Independant.Le premier roman naturaliste, un classique des lettres américaines! Un document exceptionnel sur la condition ouvrière au XIXe siècle, doublé d'une réflexion originale sur le statut d'artiste.
Nombre de pages
90
Date de parution
27/09/2007
Poids
84g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782752902566
Titre
De ses mains
Auteur
Harding Davis Rebecca ; Zalberg Carole
Editeur
PHEBUS
Largeur
120
Poids
84
Date de parution
20070927
Nombre de pages
90,00 €
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La princesse Aline de Hohenwald, cette jeune fille issue d'une famille royale, belle, intelligente et branchée dans sa robe sur mesure a attiré l'attention de Morton Carlton. Mais comment cerner cette mystérieuse fille plus anglaise qu'allemande, lui qui avait le cour et le temps libre et qui pouvait également avoir toutes les filles qu'il voulait sans s'engager avant de savoir ce qu'est un bon mari. Avec la ferme intention de la suivre jusqu'à Grasse à bord du New York, décidé à la trouver et à la suivre qu'importe le lieu où elle pourrait se trouver malgré le fait qu'il n'est pas de sang royal est ce que cela lui rendrait vraiment inéligible? Certains hommes courent à travers le globe pour de choses insensées ; pourquoi ne pourrait-il pas la chercher jusqu'à Paris ou Londres ?
Publié en 1901 et constamment réédité depuis, Dans le brouillard est une des plus parfaites réussites du récit d'énigme. Un écho de Stevenson et de Conan Doyle traverse ces pages étourdissantes teintés d'humour dans lesquelles Richard Harding Davis rend admirablement l'ambiance brumeuse et mélancolique du Londres fin-de-siècle, la ville envoûtante du prince Florizel et de Sherlock Holmes, quand le grand brouillard de 1897 noyait la ville - et dans le cas présent, les esprits.
Rentrée littéraire 2025 Prix Pulitzer 2024 1874, au lendemain de la guerre de Sécession. Sur les routes de Virginie-Occidentale se croisent civils et soldats, renégats et vagabonds, affranchis et fugitifs. ConaLee, 12 ans, l'adulte de sa famille depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, entreprend un voyage avec sa mère, qui n'a pas prononcé un mot depuis des mois, et l'homme qu'on lui a dit d'appeler "papa" . Ce vétéran sudiste, qui s'est imposé dans leur monde, les dépose à l'entrée de l'asile d'aliénés de Trans-Allegheny. Là, loin de leurs proches, se faisant passer pour une dame et sa bonne, mère et fille empruntent le long chemin de la guérison. Une fois de plus, Jayne Anne Phillips tisse un récit envoûtant où la mémoire collective, les secrets familiaux et les fracas de l'Histoire se conjuguent. Dans une prose d'une beauté âpre, elle s'attache à dépeindre avec empathie les victimes, les blessés dans leur chair et leur âme. Et fait revivre une galerie de personnages mémorables : Dearbhla, la guérisseuse irlandaise qui sait lire dans les pierres, O'Shea, le veilleur de nuit amnésique ou encore Mrs Hexum, la cuisinière au grand coeur. Autant de sentinelles qui tentent à leur échelle de protéger un monde qui se délite et de réparer les vivants.
Vous voulez que je vous ouvre ma tête pour aller voir dedans ? Si j'étais vous je voudrais pas savoir." C'est un homme inquiet qui appelle la gendarmerie parce qu'il est sans nouvelles de sa femme. C'est une infirmière aimant marcher seule quand le sommeil la fiait. C'est un petit garçon avec des yeux profonds comme des lacs et qui a perdu sa mère. Mathis a six ans. Il est le dernier témoin du drame qui s'abat sur lui. Alors il répond quand on l'interroge, hésite, se reprend, questionne le vide. Car lorsqu'on disparaît, c'est bien qu'on est encore quelque part, non ? Cette histoire commence dans le Narbonnais, juste avant Noël. Un couple sur le point de se séparer, des étangs fouillés sans relâche, un enfant seul. C'est sa voix que l'on entend. Voix de tête dans ce roman où amour, violence et solitude sont disséqués tour à tour par les principaux intéressés en un long chant qui se déploie jusqu'à l'inexorable. Y a-t-il plus grand trauma que de perdre sa mère du fait de son père ? Partant d'un angle mort des féminicides, Delphine Saubaber nous plonge dans un roman déchirant d'une sidérante vérité.
Rufous Flanagan, cartographe spécialisé dans le recensement des espèces en voie d'extinction, est lui-même sur le point de disparaître. Atteint d'une démence précoce qui s'attaque irrémédiablement à sa mémoire, il se lance un défi : revoir une dernière fois ses frères et soeurs, mais aussi, avant de l'avoir totalement oubliée, la cabane où ils ont trouvé refuge pendant plusieurs mois, des décennies plus tôt. Commence une odyssée périlleuse, sur les sentiers isolés de Colombie-Britannique, alors que les feux de forêt font rage. Car Rufous doit affronter non seulement une nature hostile, mais surtout le démantèlement de son propre esprit. Ses souvenirs, tantôt vivaces, tantôt fugaces, deviennent une carte qui le guide dans un voyage où la frontière entre rêve et réalité s'estompe... Lettre d'amour à un monde en sursis, Ciel noir, coeurs battants nous emmène à la recherche du temps perdu et d'une identité fracturée. Et réaffirme avec mélancolie la puissance des liens, familiaux ou choisis.
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