Manifeste cyborg et autres essais. Sciences - Fictions - Féminismes
Haraway Donna ; Allard Laurence ; Gardey Delphine
EXILS
29,00 €
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EAN :9782912969637
La fin du XXe siècle, notre époque, ce temps mythique, est arrivé et nous ne sommes que chimères, hybrides de machines et d'organismes théorisés puis fabriqués; en bref, des cyborgs. Le cyborg est notre ontologie; il définit notre politique. Le cyborg est une image condensée de l'imagination et de la réalité matérielle réunies, et cette union structure toute possibilité de transformation historique. Dans la tradition occidentale des sciences et de la politique, tradition de domination masculine, raciste et capitaliste, tradition de progrès, tradition de l'appropriation de la nature comme ressource pour les productions de la culture, tradition de la reproduction de soi par le regard des autres, la relation entre organisme et machine fut une guerre de frontières..." Ainsi parle Donna Haraway, professeure au Department of History of Consciousness, à l'Université de Californie à Santa Cruz. Elle est l'une des personnalités qui ont façonné le champ de la théorie féministe et des science studies. Ses textes traduits en plus de 16 langues en font une auteure incontournable de la scène intellectuelle internationale, penseuse de la postmodernité et des technosciences. La plus grande partie de son oeuvre est encore inédite en français. Bienvenue dans le monde étrange de Donna Haraway peuplé de cyborgs, hybrides, femalemen, oncomice, coyotes et autres monstres. Il s'y déjoue les dichotomies anciennes: féminin / masculin; nature / culture; vivant / artefact. Bienvenue dans le monde de Donna Haraway, ses fabulations sont les nôtres, nos pires craintes ou nos meilleures espérances? A l'évidence, les cartes politiques pour l'invention de nouveaux espaces. Cette anthologie propose les textes essentiels de Donna Haraway: Cyborg Manifeste, Situated Knowledge, Teddy Bear Patriarchy, Ecce Homo, Modest Witness, Race.
Nombre de pages
333
Date de parution
08/11/2007
Poids
487g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9782912969637
Titre
Manifeste cyborg et autres essais. Sciences - Fictions - Féminismes
Auteur
Haraway Donna ; Allard Laurence ; Gardey Delphine
Editeur
EXILS
Largeur
170
Poids
487
Date de parution
20071108
Nombre de pages
333,00 €
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Près de vingt ans après la publication de son Manifeste cyborg, qui en fit l'une des philosophes féministes les plus commentées dans le monde académique anglosaxon, Donna Haraway explore à nouveau la forme pamphlétaire qui sied si bien à son style mordant et férocement politique. Si l'appropriation de la figure du cyborg avait permis d'ouvrir de nouvelles perspectives plus à même de penser l'essor de la culture technoscientifique, ici "les espèces de compagnie rassemblent, sous des formes inattendues, humain et non-humain, organique et technologique, carbone et silicium, autonomie et structure, histoire et mythe, riches et pauvres, état et sujet, diversité et déclin, modernité et postmodernité, nature et culture". Pour la philosophe des sciences ayant consacré ses travaux aux interrogations qui émergent rie l'implosion du partage moderne entre nature et culture, les relations de coévolution, de cohabitation et de partenariat qui se sont tissées entre les chiens et les humains sont examinées à travers un ensemble de pratiques historiquement et culturellement situées, des premiers contacts de l'homo sapiens avec ce "loup civilisé" jusqu'aux techniques d'élevage et de dressage modernes, en passant par les compétitions de sports canins. En suivant les entrelacs de nature et de culture qui se cachent derrière la douteuse notion de "race", Haraway retrace la généalogie complexe des chiens de montagne des Pyrénées, des bergers australiens et des chiens errants de Porto Rico rapatriés aux Etats-Unis. Comment vivre ensemble sans ignorer la portée éthique des relations entre ces partenaires que sont l'homme et le chien? Voilà ce à quoi cet ouvrage nous invite tous, cynophiles ou non, à réfléchir.
Haraway Donna J. ; Despret Vinciane ; Hansen Jérôm
Résumé : Ce livre propose un pari audacieux : prendre notre relation avec les chiens au sérieux et apprendre "une éthique et une politique dévolues à la prolifération de relations avec des êtres autres qui comptent". Car la catégorie des espèces compagnes est bien plus vaste que celle des animaux de compagnie, elle inclut en effet le riz, les abeilles, la flore intestinale, les tulipes... "Vivre avec les animaux, investir leurs histoires et les nôtres, essayer de dire la vérité au sujet de ces relations, cohabiter au sein d'une histoire active : voilà la tâche des espèces compagnes." Pas de grands récits, donc, mais des histoires, dont le but est avant tout, dit Donna Haraway, de mettre des bâtons dans les roues au projet humain d'écrire seuls cette histoire. Des histoires d'amour, mais également de pouvoir, de conflits raciaux et d'idéologies coloniales, des histoires qui aident à élaborer des manières positives de vivre avec toutes les espèces qui sont apparues comme nous sur cette planète. Quelle est notre capacité humaine à construire des relations d'altérité qui ne soient pas marquées par des rapports de domination, mais par des relations de respect, d'affection, d'amour - sans qu'il s'agisse d'anthropocentrisme ou d'anthropomorphisme ? Voilà l'une des questions centrales que soulève ce livre devenu incontournable.
Il y a maintenant presque huit ans, je me suis retrouvée de façon inattendue éperdument amoureuse d'une chienne rouge piment que j'ai appelée Cayenne. " C'est en partant des gestes les plus ordinaires du quotidien et non pas de grands principes que Donna Haraway nous invite à penser notre relation aux espèces compagnes. Ces espèces avec lesquelles nous " partageons le pain ", depuis les micro-organismes qui nous peuplent jusqu'aux animaux de compagnie. Cet enchevêtrement nous conduit auprès de bouledogues français à Paris, à des projets concernant les prisonniers du Midwest, à des analyses coûts-bénéfices dans la culture marchande autour des chiens, à des souris de laboratoire et des projets de recherche en génétique, sur des terrains de baseball et d'agility, auprès de baleines munies de caméras au large de l'Alaska, sur des sites industriels d'élevage de poulets, etc. Il s'agit ici non pas de domestication, de contrôle ou de rachat de la dette mais de contact. Quelle est la valeur ajoutée du contact ? Que nous apprennent à sentir et à faire les " zones de contact " ? Loin de tout retour romantique à une rencontre sauvage, dénuée d'intérêts et de contamination biopolitique, prendre soin du contact entre espèces " entraîne " à un perpétuel zigzag entre ce qui nous affecte, nous rattache, nous rend interdépendants, simultanément robustes et vulnérables.
Le dossier de Mouvements montre que l'esprit utopique inspire une critique radicale du réel en l'inscrivant sur l'horizon d'une pensée et d'une action fondée sur le refus de la domination. A l'heure où chacun est sommé de se convertir au réalisme le plus plat et de se résigner à l'explosion des inégalités, Mouvements propose de contribuer, par ce dossier, à ouvrir en grand l'horizon des possibles.
Le seul moteur de notre civilisation productiviste est la destruction. Destruction des hommes, des peuples, des milieux naturels, destruction même de cette économie qui, emportée par son élan criminel, s'autodétruit et en trouve à se survivre qu'en détruisant ailleurs. " Le constat d'Armand Farrachi est clair : malgré les déclarations d'intention, malgré les efforts des écologistes, la planète est en danger. Ses ennemis cherchent un profit immédiat à empoisonner l'air, les sols et l'eau, à abattre les arbres et les animaux. Ils trouvent en outre un intérêt à détruire la réalité pour lui substituer un réel artificiel, éventuellement virtuel, qu'ils contrôleraient entièrement. Qui sont les ennemis de la Terre ? Les producteurs qui se livrent au pillage de la nature. Les chasseurs, pour qui la mort du non-humain est un loisir. Les consommateurs, prêts à brader leur liberté et leur responsabilité contre la promesse d'un bien-être trompeur. Les idéologues qui justifient la violence contre le vivant par les concepts commodes de " progrès " et " d'humanisme "... Cet essai polémique permet de prendre la mesure d'une agression généralisée. Sous forme de réponses aux critiques, il invite aussi à relever le défi de la liberté et à établir de nouvelles relations entre la planète et les hommes. La défense de la nature n'est-elle pas le plus sûr moyen de penser et de garantir la liberté individuelle ?
L'Afrique a survécu à tant de choses, l'esclavage, les guerres, la colonisation. Elle survira au développement ! " Terrible industrie du développement : les missions internationales se succèdent, la Banque mondiale et les Nations unies lancent de vastes programmes, les ONG s'arrêtent à des micro-projets ou interviennent dans l'urgence, contre la sécheresse, la famine, l'exode. Chaque expert, après quelques semaines sur le continent, est persuadé d'avoir compris. De nouveau, il réinvente l'Afrique ; " Nous avons fait croire aux Africains que nous avions les réponses, et ils ont oublié les questions ". Voilà pourquoi, sous prétexte de développement un continent est livré à tous les mauvais rêves des occidentaux, au néocolonialisme et à l'ethnocide. Avec la participation parfois enthousiasme de certains Africains. Au-delà des clichés touristiques, au-delà du sensationnalisme des désastres, ce livre est d'abord un regard en récit. Après des années d'études sur le terrain (d'où sera tiré l'ouvrage resté fameux, L'Afrique étranglée, écrit avec René Dumont). Marie-France Motteux passera huit ans sur le continent noir. Elle nous fait vivre la sécheresse en Mauritanie, les mondanités de Dakar, l'arrivée du Président français au Mali... Quelques années plus tard le paysage s'assombrit : Somalie, Libéria, Rwanda, Zaïre... La confusion, l'anarchie, semblent partout présentes. " Tout n'a pas si mal tourné. Il faut nous laisser à notre propre rythme ", explique pourtant Juliennes K. Nyerere, l'ancien président de Tanzanie. Oui, l'Afrique survivra au développement.
Paris est le paradis d'un personnage fantasque qu'on appelle le flâneur. " Avec érudition, l'écrivain polonais Krzysztof Rutkowski devient ce flâneur pour observer la scène littéraire et artistique parisienne, des libertins jusqu'aux postmodernes. A la recherche de ses compatriotes Mickiewicz et Gombrowicz, il entraîne le lecteur dans un parcours ironique à travers passages, labyrinthes et autres réseaux intellectuels qui ont fait - et peut-être font encore - de Paris une construction unique au monde. Aux côtés de Walter Benjamin, il décrypte les grandes mythologies de la capitale : l'absinthe, les cafés, les maisons closes, les bains-douches... mais son regard se fait plus critique lorsqu'il aborde l'avenir : " et si par hasard Mlle Utopie frappait à nouveau aux portes de la ville ? Hélas, personne n'a encore attrapé par les cheveux la nouvelle demoiselle Utopie en cette fin de siècle. On ne trouve pas d'idées nouvelles à Paris. Il semble que ce ne soit pas mieux au Mexique. En est-il de même à Cracovie ? "