Olivier Estoppey : L'Homme des lisières. Du dessin à l'installation monumentale
Harang Jean-Baptiste ; Raboud Nicolas ; Starobinsk
CAHIER DESSINE
40,05 €
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EAN :9782283023884
Depuis plus de trente ans, Olivier Estoppey s'est fait connaître par ses installations monumentales, notamment La Course au sac, Le Jour des larmes, Le Souffleur, et, récemment, Les Loups. Cette dernière ?uvre sert de décor au film Le crime est notre affaire de Pascal Thomas, et a été exposée dans le jardin du Palais-Royal à Paris, en décembre 2008. Olivier Estoppey est un artiste prolifique, ses idées ont peu de limites. Son ?uvre commence toujours par le dessin: c'est sur le papier que les formes se cherchent, se trouvent, s'éloignent et s'imposent. C'est sur le papier que, chaque jour, le rapport au monde se risque, le paysage s'affronte, l'espace se conquiert. Des formes viennent et repartent, des idées se mettent en place, de vraies sculptures se font et se défont. Ensuite la terre et le plâtre, ensuite le volume et la forme, le béton, la présence physique de la matière sensible. Ce Cahier présente une sélection de dessins qui ont inspiré douze installations, et des ?uvres sur papier de grand format qui contribuent à éclairer son univers. Les textes qui accompagnent cet ouvrage sont signés Jean-Baptiste Harang, longtemps journaliste au "Cahier livres" de Libération et romancier récompensé par le prix Inter 2006 pour son roman La Chambre de la Stella; Nicolas Raboud, historien de l'art, commissaire d'expositions indépendant et directeur artistique de la triennale de la sculpture en plein air Bex & Arts; et Pierre Starobinski, créateur d'événements artistiques et responsable de l'édition des ?uvres de Nicolas Bouvier chez Gallimard, ainsi que de plusieurs expositions internationales qui lui ont été consacrées.
Nombre de pages
154
Date de parution
16/04/2009
Poids
802g
Largeur
220mm
Plus d'informations
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EAN
9782283023884
Titre
Olivier Estoppey : L'Homme des lisières. Du dessin à l'installation monumentale
Auteur
Harang Jean-Baptiste ; Raboud Nicolas ; Starobinsk
Editeur
CAHIER DESSINE
Largeur
220
Poids
802
Date de parution
20090416
Nombre de pages
154,00 €
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Trois personnages: Georges Dun presque centenaire, son fils Etienne soixante-sept ans et Odette soixante-dix ans, qui a été l'amante du fils et plus tard celle du père. Etienne : retraité quoiqu'il n'ait rien fait dans sa vie, dit-il, sinon des articles que d'autres signaient. A traduit les paroles de deux chansons ineptes qui connurent un succès colossal, avant de partir en Amérique où il gagna sa vie en récitant des poèmes... Entre-temps Odette est devenue la maîtresse de son père. Aujourd'hui, après plus de trente ans qu'il n'a vu celui-ci, il n'imagine pas que l'on puisse regarder comme son enfant un homme de son âge. Il a renâclé, sa vie durant, au travail. Il renâcle à l'amour, s'y soustrait. Cultive le dégoût de soi. Aller au bordel ou prendre l'avion ? Deux choses qu'il n'a jamais faites de sa vie... Odette : peintre disciple d'André Lhote (elle est née en 1920), elle représente la vie entre ce père et ce fils qui ont été ses amants successifs. C'est elle qui enterre Etienne, mort dans un accident aérien au cours de son seul voyage. La vie, elle n'y pense pas de trop. Georges : centenaire donc, flux d'une mémoire où s'entrecroisent les souvenirs dans un espace qui n'a plus de "point de vue" : Etienne ne serait pas son fils mais celui d'une certaine Odette...
Guillaume Fox a quarante six ans. Peu à peu, on comprend qu'il est interné. Il s'évade, aime Théodore, une belle lectrice de Verlaine, mais il doute de lui et de tout, de sa main surtout : la main de l'étrangleur. Du charme, du souffle et une grande qualité littéraire.
Dans le journal parisien où il travaille, Jacques-Olivier Kern, dit Jok, est l'homme des nécrologies. Non seulement il rédige ces oraisons froides avec une habileté qui n'est jamais légère, mais ils pressent certains décès à venir ! Habitué des ombres, Jok quitte brusquement le journal, laissant en plan ses 300 nécrologies secrètes, un monde de corruption et de folie, Simplon le rédacteur en chef perpétuellement démissionnaire, Marjolaine l'archiviste, et Shenaz Delaunay, directrice générale fantomatique, fille du propriétaire, polyglotte sensuelle de 26 ans. Car c'est la vie, soudain, qui quitte Jok : Clara la femme aimée, a pris sans raison ses cliques et ses claques, emportant leur fils Elfège dans ses valises. Il décide alors de ne plus vivre, simplement ; de contempler le vide. Il finit même par sceller ses pieds dans deux bottes de béton, pour connaître la pesanteur... Un gros chagrin, c'est la chronique de ces jours qui pourraient être désespérés et qui ne le sont pas, parce que le monde vacille et que tout peut renaître. Mais il faut en payer le prix.
En regardant le journal télévisé, Corentin Fléchu apprend que la belle Théodore a été prise en otage quelque part en Afrique australe. Bouleversé, Corentin va soudain prendre la mesure de l'étrange relation qui, depuis des années, l'unit à Théodore, sa meilleure amie, les plus belles jambes de Paris et, au front, une terrible cicatrice inavouée. Qui est donc cette jeune femme au charme étrange dont la grâce et la réserve fascinent Corentin ... Reviendra-t-elle enfin, celle dont l'absence attise la douleur de ces souvenirs exquis, souvenirs meurtris d'un amour inachevé ...
Van der Eerden Paul ; Pajak Frédéric ; Dégé Guilla
Dans le domaine protéiforme qu'on désigne comme "l'art contemporain", Paul van der Eerden se contente d'un seul langage: le dessin. Une feuille de papier et un crayon de couleur suffisent pour qu'il se joue de l'abstraction, du motif, de l'onomatopée, de la sexualité, de la figuration, du rêve, de la réalité. "Polyglotte de lui-même", cérébral et possédé, il s'acharne à oublier toute idée, tout concept, pour improviser avec irrévérence un alphabet où s'emmêlent nos catégories: dessin d'enfant, dessin primitif, brut, automatique, satirique.
Plus d'une centaine de dessins pour la plupart inédits de Pierre Alechinsky, dessins exécutéslibrement sur les planches gravées de l'Icones plantarum sponte nascentium in regnis Daniae etNorvegiae, cette encyclopédie de la flore danoise, débutée en 1762 à la demande de différents roisdu Danemark et qui s'est échelonnée jusqu'en 1883. Un siècle après, en 1982, Pierre Alechinsky s'est lancé dans ce «détournement» en glanant chez des brocanteurs ou dans des marchés aux puces, les planches gravées débrochés de l'édition originale. Dessiner ou redessiner par-dessus des dessins existants: qui n'a pas éprouvé un jour cette irrésistible envie? Flora Danica constitue l'une des recherches dans ce registre les plus abouties de Pierre Alechinsky, amateur réputé de gravures et de documents rares. C'est peut-être précisément dans ce jardin botanique de la flore danoise que se cache le véritable jardin secret de l'artiste. C'est aussi la série qui lui tient le plus à coeur.
Christian Boltanski ne dessine pas - ou prétend ne pas dessiner. Il refuse le mot de "plasticien" pour lui préférer celui de peintre, bien qu'il ne peigne pas. Se pose alors la question du dessin qui, fatalement, est là, tapi sous l'oeuvre. Quel dessinateur se cache sous le soi-disant peintre? En quoi le dessin est-il pour lui à la fois essentiel et impossible? Dominique Radrizzani s'entretient avec lui sur un ton libre et familier, et l'interroge sur la définition de cet art par rapport aux installations qui font sa renommée, insistant sur les notions de ratage, de clown et d'autobiographie.
Raymond Queneau dessinateur et peintre ? Mais oui ! Simple violon d'Ingres ? Mais non ! Au lendemain de la guerre, en quête d'une possible reconversion, le père de Zazie laisse un temps la plume pour le pinceau. Il réalise entre 1946 et 1952 une centaine de dessins, près de six cents gouaches et aquarelles. Tels qu'il les pratique, le dessin et la couleur deviennent un exercice de liberté, allègre, dynamique, ludique, gourmand. Il mélange les styles sans préoccupation esthétique ou théorique, se promène dans une réalité insolite, souvent cocasse, parfois mélancolique. On dirait qu'il poursuit ses poèmes par le graphisme, qu'il jongle avec les mots par le vocabulaire des formes. Objet d'une seule exposition personnelle en 1949, cette vocation buissonnière forme une ?uvre à part entière. Un gisement poétique méconnu et surprenant, qui révèle un autre visage de l'écrivain. A travers un ensemble de plus cent cinquante reproductions, le voici donc, pour la toute première fois, en ses couleurs. Sur le fil de la biographie, à l'aide de nombreux documents inédits, le texte de Dominique Charnay évoque Queneau dans le monde de la peinture : ses rencontres, ses amitiés, ses goûts, ses opinions. Des origines du surréalisme aux années soixante-dix : Tanguy, Masson, Hélion, Torres-Garcia, Mirà, Léger, Picasso, Chaissac, Dubuffet et bien d'autres témoignent à leur manière de ses rapports passionnés avec l'art de son temps.