Quitter l'université sans renoncer au savoir. Le Freies Jüdisches Lehrhaus de Franz Rosenzweig
Hanus Gilles
SANDRE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782358210690
Au seuil d'une carrière universitaire que tout laissait présager brillante, et alors qu'il venait, refusant finalement le baptême, de retrouver son être (en l'occurrence son être-juif), Franz Rosenzweig prit la décision étonnante de renoncer à ladite carrière sans renoncer cependant au savoir. Il ne s'agissait pas pour lui de se retirer dans la solitude monacale du penseur indépendant, mais bien plutôt de créer un lieu inédit qui favorisât un penser nouveau et contribuât à l'éclosion d'une forme de pensée commune qui ne fût ni école, ni secte. Le nom de ce lieu ? Freies jüdisches Lehrhaus : libre maison d'étude juive. Son but ? Renouer avec l'étude (Lernen) en la renouvelant en profondeur; retrouver par-delà les questions imposées du savoir universitaire, l'intensité des questions véritables; accomplir le trajet qui, du savoir académique, mènerait à l'intensité d'une pensée qui fût une vie. Il nous a semblé opportun de scruter aujourd'hui ce pas en retrait, dont nous pensons qu'il est susceptible d'inspirer à nouveau tout rapport exigeant au savoir.
Nombre de pages
98
Date de parution
25/10/2011
Poids
144g
Largeur
126mm
Plus d'informations
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EAN
9782358210690
Titre
Quitter l'université sans renoncer au savoir. Le Freies Jüdisches Lehrhaus de Franz Rosenzweig
Auteur
Hanus Gilles
Editeur
SANDRE
Largeur
126
Poids
144
Date de parution
20111025
Nombre de pages
98,00 €
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Parmi les livres dont la vocation est d'exposer le mouvement de pensée d'Emmanuel Lévinas, Visage continu fait date. Paradoxalement, cependant, les thèses de ce livre sont généralement ignorées. L'oeuvre de Lévinas, complexe, mérite d'être explicitée. Il faut en examiner les plis, les écarts, afin de mettre en pleine lumière ce qui s'y donne dans un clair-obscur susceptible d'alimenter les équivoques. Visage continu propose un tel éclairage : Benny Lévy y procède à l'élucidation de l'arrière-fond d'intuitions pré-philosophiques qui, de l'aveu même de Lévinas, est nécessaire au déploiement de sa philosophie. Que la philosophie implique autre chose qu'elle-même, voilà ce qui est, semble-t-il, difficile à admettre. C'est pourtant là que réside toute la tension de la pensée lévinassienne. Ressaisir cette tension en son coeur : tel est le principe de la lecture exigeante de Benny Lévy, à laquelle il importe de revenir. La lecture de Visage continu n'est certes pas aisée, tant la manière de Benny Lévy est nouvelle, inhabituelle. Mais le dérangement des habitudes n'est-il pas l'exigence première de la pensée, ce sans quoi jamais elle ne naîtrait? Il faut donc s'efforcer de lire.
Cet essai pose la question de notre condition géographique à la faveur de la redécouverte de deux figures de l'Angleterre du premier XIXe siècle : William Gilpin (1724-1804) et John Thelwall (1764-1834). Le premier, qui, avec sa théorie de la beauté pittoresque, cherche à faire valoir l'atmosphère des sites tourmentés, influença Thoreau et les peintres américains de la nature. Le second, lecteur de Gilpin, marqua la sensibilité romantique anglaise, notamment ses compagnons Coleridge et Wordsworth. Si Gilpin inaugure une nouvelle façon de considérer l'espace, lequel cesse de n'être qu'un panorama — l'émotion naît du contact physique avec la nature et non plus seulement de sa représentation artistique —, Thelwall insuffle une dimension supplémentaire : ses observations, à la fois sensibles à la nature et attentives à ceux qui l'habitent, conduisent ce poète-paysan excentrique à développer une perception où philosophie de la nature et philosophie sociale sont inséparables.
Le monde de Philippe Delessert "est bien un monde poétique, c'est-à-dire un monde vrai, dangereusement vrai, merveilleux ou sorcier : un monde dont nous aurions pu et dont nous ne pouvons plus être les maîtres". (Ionesco)
On disait alors : Philippe est un saboteur. Mais c'était faux. Il fallait y voir de plus près. Philippe était un farceur. Un farceur assez inquiétant et d'espèce métaphysique." (Claude Frochaux)
Depuis le début des années 1960, l'oeuvre protéiforme de Michael Lowy constitue un ensemble considérable, multiple et pourtant unitaire. Elle se fait tour à tour philosophique, sociologique et historienne, n'hésitant pas à transgresser les frontières disciplinaires. ?uvre singulière, à l'image de son auteur érudit et polyglotte, brésilien et français, issu de la culture juive d'Europe centrale, marxiste hétérodoxe et surréaliste. Michael Lowy aura étudié de façon approfondie la culture juive d'Europe centrale, les révolutions européennes, les utopies latino-américaines, les écrits politiques de Che Guevara, le romantisme, le surréalisme, le marxisme libertaire, la sociologie de Max Weber, le christianisme de la Libération, l'oeuvre de Franz Kafka... C'est aussi un parcours " transfrontalier " qui traverse le Brésil, l'Amérique hispanophone, l'Europe centrale, la France, Haïti. Oeuvre voyageuse, fruit d'une infatigable curiosité, elle est travaillée par les concepts d'utopie et de messianisme, à la fois objets de pensée et ferments de transformation sociale. En sorte que cette oeuvre, si peu académique mais toujours rigoureuse, témoigne aussi d'un engagement militant.