Cet ouvrage est publié en hommage à Soledad Perez, comparatiste de l'éducation, décédée en 2004. Les contributions sont regroupées thématiquement. Un premier volet est consacré à la comparaison internationale de l'éducation ; il s'ouvre sur un historique de l'éducation comparée, suivi d'une contribution sur le transfert de modèle et d'une analyse de l'apport des indicateurs de l'enseignement à la comparaison internationale. Un deuxième volet porte sur des analyses comparées de l'enseignement supérieur ; les auteurs proposent différentes grilles de lecture et d'interprétation des transformations significatives récentes de l'enseignement supérieur européen (évolution du processus de Bologne, encouragement à la mobilité des étudiants, intérêt croissant pour l'efficacité, l'efficience, l'équité et l'employabilité). Un dernier volet concerne l'éducation interculturelle dans une perspective comparative ; deux contributions traitent des enjeux de l'éducation interculturelle et bilingue en milieu autochtone, et de l'éducation populaire en Amérique latine ; un article traite de la représentation de l'espace géographique dans des écoles indigènes mexicaines ; une dernière contribution s'interroge, en comparant deux régions linguistiques, sur les conditions nécessaires à l'ouverture de l'école à la diversité linguistique
Nombre de pages
381
Date de parution
27/06/2008
Poids
480g
Largeur
135mm
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EAN
9782296059771
Titre
De la comparaison en éducation. Hommage à Soledad Perez
Peut-on procéder à une analyse économique des politiques et des systèmes éducatifs, et dans l'affirmative, comment y parvenir ? Pour répondre à cette première interrogation, le lecteur est convié à une brève initiation au raisonnement économique.
Cet ouvrage présente des méthodes et outils économiques permettant d'analyser l'efficacité et l'efficience de la formation professionnelle et de répondre à des questions telles que : la formation professionnelle est-elle valorisée sur le marché du travail ? Est-elle économiquement rentable pour les entreprises formatrices ? Comment se répartissent les charges entre les différents financeurs (pouvoirs publics, entreprises, associations professionnelles, individus en formation...) ...
L'évaluation est aujourd'hui le mode privilégié de pilotage des politiques éducatives dans la plupart des pays, comme en témoigne le succès, auprès des décideurs politiques comme du public, des comparaisons internationales PISA, des palmarès d'établissements scolaires ou encore des classements internationaux des universités. L'évaluation est donc au coeur de la question éducative, au sens anglo-saxon de l'accountability : chacun doit rendre compte des résultats de son action en rapport avec les objectifs fixés. Or l'évaluation ne va pas de soi, tant du point de vue des procédures à mettre en oeuvre, que des interprétations possibles des résultats et de l'usage que peuvent en faire les acteurs. Rompant avec les postures polémiques sur le bien-fondé de ces pratiques, cet ouvrage propose des analyses et des interprétations de la place de l'évaluation dans les politiques éducatives pour en comprendre le sens, en définir les usages et en mesurer les conséquences sur les acteurs sociaux. Il réunit les contributions de chercheurs en sciences sociales qui présentent des approches fondées sur une connaissance approfondie du terrain éducatif. Il propose un regard distancié et critique sur la façon dont l'école peut être "gouvernée par les nombres".
Tant les thèmes abordés par Pierre Michon que sa manière d'écrire se caractérisent par un refus de la ligne droite, de l'approche directe. Il faut détourner le regard du centre pour s'intéresser à la périphérie : petites gens, province, gestes de l'écriture qu'on aurait de prime abord jugés inintéressants. Si Michon décline l'obliquité sous ses formes les plus variées, c'est afin d'en proposer, d'une façon elle-même oblique, une théorie. Les grands thèmes, les enjeux véritables ne peuvent s'appréhender qu'en partant du détail, de la périphérie, de la digression. Obliquement, Michon nous dit le monde de façon bien plus percutante qu'une approche frontale ne saurait le faire. Mieux, Michon nous invite à cette gymnastique de l'esprit. Il s'agira donc de débusquer, dans la rigueur de ses phrases, les effets obliques du dire, de dépasser l'imposture de l'écrit pour atteindre la constellation essentielle de la vie même.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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