Ce recueil de trente-trois études est le reflet d'une recherche et d'un enseignement théologiques, qu'anime le souci permanent d'une étude de tout l'environnement pour découvrir les questions que l'époque des origines du christianisme posait à la conscience et à la réflexion du croyant. Le théologien met ici en lumière le témoignage de la foi des premiers siècles chrétiens. Que représentent nos diverses recherches en terre souvent inexplorée, que représente finalement une vie de travail face à tant de domaines à défricher ? Une goutte d'eau au bord de la coupe ! Les jeunes chercheurs qui prennent la relève peuvent se rassurer : de beaux jours leur sont encore promis. A. -G. Hamman. Le père A. -G. Hamman, fanciscain, d'origine lorraine, a consacré une grande partie de sa carrière à l'enseignement théologique. Tour à tour, il fut professeur dans les scolasticats de son Ordre : Le Tourette, Metz, Paris, puis aux universités de Montréal et de Québec, enfin à l'Institut patristique de Rome. Parmis ses nombreux travaux, il suffit de citer la publication du Supplément à la Patrologie latine de Migne en cinq volumes. Il est l'un des meilleurs connaisseurs de l'Antiquité chrétienne.
Dès la fin du IIe siècle, sous Marc Aurèle, la carte de l'Eglise chrétienne atteint les frontières de l'Empire romain. L'évangélisation bénéficie certes de la cohésion d'un monde méditerranéen dominé par Rome. Mais son expansion rapide s'explique plus profondément par le contenu même du message évangélique et par les témoignages de fraternité et de sainteté allant jusqu'au martyre offerts par les premiers chrétiens. Qui étaient ces premiers chrétiens, et comment vivaient-ils leur foi? L'auteur répond à ces questions dans un récit qui n'oublie pas de brosser le portrait des membres les plus marquants de cette communauté. Effervescence spirituelle, diffusion du message apostolique, tension vers le monde invisible, héroïsme au quotidien, courage et vigueur face à l'adversité sous toutes ses formes: c'est l'Eglise des commencements que le père Hamman fait revivre sous nos yeux.
Les courants principaux de l'épistémologie : Le scepticisme L'empirismeLe rationalisme L'idéalisme Le réalisme Les notions fondamentales de la critique : La connaissance La vérité La certitude L'évidence L'erreur Les thèses essentielles du réalisme : La sensation La réflexion L'abstraction L'affirmation L'induction
Composé de douze études, le présent ouvrage examine plusieurs aspects méconnus, voire inconnus, de la Réforme ou des Réformes (pour employer le pluriel cher à Lucien Febvre). L'auteur y aborde quelques-unes des figures de proue du XVIè siècle : après celle de Lefevre d'Etaples qu n'a jamais franchi les limites du réformisme, celles de Luther, de Zwingli, de Myconius et de Calvin qui ont marqué de leur empreinte un certain nombre de familles confessionnelles. Dans leur diversité, ces Réformateurs ont été animés d'une préoccupation commune. Ils se sont efforcés d'interpréter la Bible en obéissant à un double impératif : de fidélité envers Dieu, et de responsabilité envers les hommes. Leurs efforts qui n'avaient d'autre but que de réformer l'Eglise et la société n'ont pas eu le résultat qu'ils avaient escompté. Des recherches de Lefevre d'Etaples qui sont évoquées au début de ce livre au pamphlet de Calvin contre Cassander qui y est examiné en finale s'écoule un demi-siècle au cours duquel se désagrège la chrétienté issue du Moyen Age. Ce demi-siècle pèse lourd dans l'histoire de l'Eglise. En 1512, quand Lefèvre publie son Commentaire sur les Epîtres de saint Paul, tous les espoirs de renouveau sont possibles. En 1561, quand Calvin dénonce, au lendemain du Colloque de Poissy, certaines tentatives de rapprochement des chrétiens qui lui paraissent mettre ne péril la cause de l'Evangile, la chrétienté d'Occident est disloquée. Les Réformes ont réussi, certes, mais pour réussir, elles ont dû se faire en dehors de l'Eglise romaine.