Cahiers d'Histoire N° 138, janvier-mars 2018 : Les savoirs militants
Hamelin David ; Lamy Jérôme ; Willemez Laurent
PAUL LANGEVIN
17,00 €
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EAN :9782917541715
Les articulations entre les formes d'engagement politique et l'accumulation d'un certain nombre de connaissances opérationnelles pour la lutte font aujourd'hui l'objet de nombreuses enquêtes et propositions dans le domaine des sciences sociales1. Michel Foucault avait signalé toutes les potentialités d'une analyse fine du rapport savoir/pouvoir ; il avait trouvé, avec la biopolitique, cette manière très particulière d'ajuster les cadrages politiques de gouvernement aux populations, un exemple paradigmatique du nouage singulier entre des manières de connaitre et des façons d'agir2. Ce que nous avons souhaité mettre en exergue dans ce dossier des Cahiers d'histoire. Revue d'histoire critique concerne un aspect tout à fait particulier des rapports entre savoir et pouvoir : il s'agit d'identifier la production, l'usage et la mise en circulation de connaissances par des groupes dominés (politiquement, socialement, économiquement) aux fins de leur propre émancipation. Cette orientation ne va pas d'elle-même.
Nombre de pages
224
Date de parution
06/09/2018
Poids
334g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782917541715
Titre
Cahiers d'Histoire N° 138, janvier-mars 2018 : Les savoirs militants
Auteur
Hamelin David ; Lamy Jérôme ; Willemez Laurent
Editeur
PAUL LANGEVIN
Largeur
150
Poids
334
Date de parution
20180906
Nombre de pages
224,00 €
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Les discussions classiques sur la subversion des formes de gouvernement étatique traversent aujourd'hui l'ensemble des sciences sociales. De ce foisonnement d'enquêtes et de propositions, ressort le sentiment d'une vitalité renouvelée de la pensée libertaire. L'objectif de ce dossier est de rouvrir la question du rapport de l'anarchisme au socialisme. Longtemps cantonné aux débats de Marx et Bakounine, la situation de l'anarchisme par rapport aux socialismes a cristallisé maintes apories politiques. Pour dépasser ces querelles figées, les contributeurs de ce dossier partagent l'hypothèse que l'anarchisme appartient à la famille des socialismes, qu'il en spécifie certains traits et se singularise par son approche originale de l'individu et du pouvoir. C'est pourquoi elles se concentrent sur le XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle, séquence de vives tensions politiques et intellectuelles au cours duquel les socialismes et l'anarchisme ont connu des formes de rapprochement intenses, comme des oppositions frontales. L'enjeu est de saisir tout à la fois la singularité des propositions anarchistes par rapport aux autres formes de pensées socialistes et critiques (et tout particulièrement le marxisme) et de signaler la façon dont la pensée libertaire, loin d'être un continent intellectuel isolé, s'est transformée en une matrice de concepts, de pratiques et de références pour des luttes ou des projets très divers. Ce dossier entend donner ainsi à voir la pensée libertaire comme un élément constitutif des grands projets émancipateurs issus des Lumières.
Ce volume propose trois angles d'approche permettant de faire le point sur les travaux les plus actuels sur les anarchismes. Dans une première partie, l'ouvrage explore ce que recouvre le terme "Anarchie". Dans un deuxième temps, il est question de l'action anarchiste à travers, par exemple, les évocations du mouvement anarcho-punk, du lien aux mouvements des sans-emploi. Enfin, c'est par une découverte des différentes traditions anarchistes en Amérique Latine que se conclut ce numéro. Le volume permet donc de faire le point sur l'actualité la plus contemporaine, non liée à l'espace français, de ce mouvement politique.
Chambarlhac Vincent ; Hamelin David ; Poggioli Mor
L?historiographie consacrée au syndicalisme, dans son rapport au phénomène révolutionnaire, s?érode. Pourtant, des différentes structures produites par le mouvement ouvrier depuis le XIXe siècle, le syndicalisme est certainement celui qui a le plus entretenu de liens avec la thématique révolutionnaire. Mais l?articulation entre syndicalisme et révolution nécessite à nos yeux de déconstruire l?amalgame qui identifie toute prise de position révolutionnaire dans le mouvement syndical à l?expression de la tradition syndicaliste révolutionnaire. Interroger les syndicats dans l?horizon révolutionnaire ouvre doublement l?espace de l?enquête. La révolution se donne soit comme but ou comme possible avec lequel doit composer l?action syndicale ; l?horizon révolutionnaire implique l?ensemble de la société, et non la seule sphère syndicale réduite à la classe ouvrière. L?approche choisie entend donc embrasser le syndicalisme dans sa diversité et ne pas se limiter à la seule perspective nationale, privilégiant le comparatisme et la dimension internationale.