La langue et la frontière. La double appartenance et le polyglottisme
Hamad Nazir ; Melman Charles
DENOEL
20,30 €
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EAN :9782207255308
Chaque pays, chaque peuple a son " autre ", pas réellement différent, mais miroir des projections collectives. Chacun de nous a son " autre ", souvent tourné en dérision et cible potentielle d'un déchaînement de violence. Aujourd'hui, pour nous Européens, cet " autre " est avant tout l'immigré installé sur notre sol, souvent de religion musulmane. Sur les rapports complexes que chacun établit entre une culture d'origine et une culture d'accueil, sur la perception de l'" étranger ", et en particulier du musulman, sur la relation de l'immigré à ses propres racines, la psychanalyse apporte un éclairage précieux. Dans une écriture toujours accessible, avec le regard d'un témoin autant que d'un psychanalyste, Nazir Hamad prend parti dans le débat contemporain, en particulier face à l'ethnopsychiatrie. De façon vivante et profonde, il aborde les problèmes que posent le nom de famille étranger, la question de la relation au père, de la langue étrangère et du polyglottisme, et le défi du monde moderne à l'identité musulmane.
Nombre de pages
198
Date de parution
29/04/2004
Poids
292g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782207255308
Titre
La langue et la frontière. La double appartenance et le polyglottisme
Auteur
Hamad Nazir ; Melman Charles
Editeur
DENOEL
Largeur
141
Poids
292
Date de parution
20040429
Nombre de pages
198,00 €
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La demande d'adoption ne cesse de questionner le corps social sur sa structure de base, la famille. Cette demande est si multiple qu'elle devance l'évolution de la société. Famille monoparentale, famille homoparentale, famille multi-ethnique étaient des thèmes courants dans l'adoption bien avant qu'ils n'apparaissent au grand jour. L'adoption reste donc un observatoire privilégié pour questionner les mutations sociales à venir. Qualifier un enfant d'" adopté ", c'est perdre de vue que l'adoption implique au moins trois partenaires : un homme désirant élever un enfant avec sa conjointe, une femme partageant avec lui ce désir et un enfant qui entame le processus de deuil d'une première séparation grâce au désir porteur des adultes tuteurs. Mais le troisième partenaire, c'est avant tout l'Autre, celui qui vient en tiers entre les parents et l'enfant. Cet Autre, depuis sa place de référence symbolique, fait qu'une famille n'est pas seulement biologique, et surtout jamais monoparentale. La monoparentalité n'est qu'une fiction qui se voudrait fondatrice. C'est elle qui fait naître Adam de la terre ou Pinocchio du bois sculpté de Gepetto. Une réflexion en profondeur sur l'adoption permet ainsi de poser autrement des questions essentielles. Qu'il s'agisse du désir d'enfant, de la stérilité biologique et des remèdes que veut y apporter la science moderne. Ou encore de l'enjeu que représente l'adoption dans la vie internationale.
Lucie et Léa sont des adolescentes d?aujourd'hui. Elles vivent avec des parents divorcés et plus précisément avec leurs mères et leurs petits frères. Les mères sont jeunes, actives et mènent leur vie amoureuse comme elles peuvent. Les pères, assez absents, font des apparitions dans la vie de leurs enfants, mais leurs vies à eux sont ailleurs auprès de leur nouvelle famille. Tous les jours, chacune derrière son ordinateur, elles s?écrivent, commentent et analysent, sans tabou et avec pertinence, leur quotidien à la maison, à l?école ou dans la rue. Elles sont lucides, peut-être même trop lucides pour leur âge. Mais au fond, quel âge ont-elles?
Ce livre parle d'un phénomène qui tend à disparaitre : se marier, accepter le meilleur et le pire et vieillir ensemble. Les enfants et les petits enfants font une surprise à leurs parents et grands-parents. Ils organisent une fête à l'occasion de leurs cinquante ans de mariage. Les amis et une bonne partie de ceux qui les ont accompagnés dans à un moment de leur vie sont conviés. La fête sera l'occasion pour les parents de faire le bilan de leur vie. Des personnes étrangères qui fondent une famille et qui cherchent à s'enraciner dans une nouvelle terre adopter une nouvelle culture. Que leur faut-il abandonner pour appartenir et que vont-ils transmettre de leur histoire ? Ils savent, cinquante ans après, que cet exercice n'est jamais simple. Une très belle histoire sur l'immigration d'un écrivain psychanalyste.
L'immigration est une opération d'adoption à l'envers. On ne va pas à l'étranger à la recherche d'un enfant à adopter, c'est l'étranger qui vient chez nous pour se faire adopter par le pays. Mais pour qu'il y ait adoption, il faut qu'elle soit double : les parents adoptent l'enfant et l'enfant les adopte au même titre pareillement, la France adopte, mais il faut que l'immigré l'adopte au même titre. Cette adoption mutuelle ne laisse pas les protagonistes à la même place. Quelque chose bouge et change pour tous ce changement implique un gain et une perte. Il s'agit d'un tout ou l'on n'a pas le droit de choisir.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...