Aux XVe et XVIe siècles, la nudité se diffuse largement au sein des arts figuratifs, essentiellement dans les représentations profanes mais aussi, et parfois de manière surprenante et incongrue, dans les images religieuses, suscitant de la sorte un faisceau d'interrogations et ouvrant un vaste champ d'étude qui a encore été insuffisamment approfondi et thématisé. Cet ouvrage rassemble les actes d'un colloque organisé par le Centre d'Histoire de l'Art de la Renaissance (HiCSA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) à l'Institut National d'Histoire de l'Art en 2008, colloque consacré aux relations souvent ambiguës qui se tissent entre le nu et le sacré dans l'art de la Renaissance. Si la nudité sert fréquemment de support didactique et dévotionnel au message religieux et à la piété, son potentiel érotique, qui s'affirme très nettement à la Renaissance, risque aussi de les déborder et de les contredire, l'accord entre nu et sacré se trouvant alors menacé, troublé, voire rompu. Les différents articles de cet ouvrage prennent ainsi en considération non seulement la manière dont les artistes ont exploité les potentialités sémantiques et expressives de la nudité à des fins dévotionnelles et théologiques, mais également les décalages et les tensions entre art et religion. Partagée entre le propos religieux et l'attrait sensuel de la chair, la nudité est un lieu d'ambiguïté et de trouble qui interroge jusqu'aux fondements de la religion chrétienne et de son rapport au corps, aussi fut-elle en butte aux critiques et à la censure, surtout après le concile de Trente. Au service de la piété du spectateur mais susceptible d'éveiller son désir, la nudité sacrée est au coeur d'une réflexion sur la réception de l'art de la Renaissance. Cet ouvrage, préparé sous la direction d'Elisa de Halleux et de Marianna Lora, est le troisième volume de la collection Histo.art présentant les travaux de l'École doctorale Histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Date de parution
24/11/2011
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782859446727
Titre
NUDITE SACREE
ISBN
2859446729
Auteur
HALLEUX
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
370
Date de parution
20111124
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un ouvrage de plus ? Oui, mais tellement différent ! Parce que basé sur les rapports du Service Historique de l'Armée de Terre à Vincennes, sur les archives allemandes conservées au NARA et sur le projet russo-allemand pour la numérisation de documents allemands dans les archives de la Fédération de Russie ainsi que les témoignages des contemporains des événements. Serge Halleux a patiemment compilé des carnets personnels, des lettres de combattants, des souvenirs de familles, mais aussi des documents photographiques rares et souvent inédits qui viennent peindre un tragique tableau de 9 jours de combats au sein de l'entité, fait de bombes, de sang et de larmes...
Le capitaine James Cook fut l'un des plus grands marins du XVIIIe siècle. Lors de ses trois voyages autour du monde, il découvrit de nouvelles terres, pour la plupart des îles de l'océan Pacifique. Sa dernière expédition dans le Pacifique se déroula entre 1776 et 1779 : James Cook fit escale en Nouvelle-Zélande, affronta les icebergs et la banquise, inscrivit les îles Sandwich sur sa carte.
Le capitaine James Cook fut l'un des plus grands marins du XVIIIe siècle. Lors de ses trois voyages autour du monde, il découvrit de nouvelles terres, pour la plupart des îles de l'océan Pacifique. Sa dernière expédition se déroula entre 1776 et 1779: James Cook fit escale en Nouvelle-Zélande, affronta les icebergs et la banquise, inscrivit les îles Sandwich sur sa carte. Biographie: Martin de Halleux est né en 1966 à Bruxelles. Dix-huit ans plus tard, il traverse le désert du Sahara et en rapporte un premier récit, publié dans un magazine pour la jeunesse. Après des études de communication, il part pour New York, puis Berlin et rentre deux ans plus tard à Paris pour lancer une revue consacrée au photo-journalisme. Il crée ensuite de nombreux magazines spécialisés, entre autres dans l'environnement. Il est aujourd'hui directeur d'une agence de communication. Pour L'inconnu du Pacifique, il s'est basé sur les véritables journaux de bord du capitaine Cook, dont il possède les éditions originales. Il vit à Paris avec sa femme, auteur également, et leurs deux enfants.
La musique a-t-elle un genre ? " : dans les milieux autorisés, la question soulève encore souvent indifférence polie, sinon hilarité, voire mépris. Et pourtant ! Comme la littérature et la peinture, la musique n'échappe pas aux catégorisations genrées et encore moins aux inégalités de genre qui relèguent dans l'ombre les femmes artistes. Ce volume examine sur la longue durée ce phénomène d'invisibilisation des musiciennes à l oeuvre tant dans l'historiographie que dans l'imaginaire social, tant dans les discours que dans les pratiques de création et les programmations. Repérant les différentes voies de disqualification des talents féminins, les seize études réunies ici scrutent les indices de l'enfouissement des musiciennes dans les traités philosophiques et esthétiques, dans les manuels d'éducation, dans les témoignages du public, dans les récits de vie, comme dans les écrits savants et la critique musicale, y compris la plus récente. Surgissent ainsi autant de jalons pour débusquer et mieux déconstruire les stéréotypes de genre dans les écrits sur la musique et les pratiques musicales d'hier et d'aujourd'hui.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.