Aux XVe et XVIe siècles, la nudité se diffuse largement au sein des arts figuratifs, essentiellement dans les représentations profanes mais aussi, et parfois de manière surprenante et incongrue, dans les images religieuses, suscitant de la sorte un faisceau d'interrogations et ouvrant un vaste champ d'étude qui a encore été insuffisamment approfondi et thématisé. Cet ouvrage rassemble les actes d'un colloque organisé par le Centre d'Histoire de l'Art de la Renaissance (HiCSA, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) à l'Institut National d'Histoire de l'Art en 2008, colloque consacré aux relations souvent ambiguës qui se tissent entre le nu et le sacré dans l'art de la Renaissance. Si la nudité sert fréquemment de support didactique et dévotionnel au message religieux et à la piété, son potentiel érotique, qui s'affirme très nettement à la Renaissance, risque aussi de les déborder et de les contredire, l'accord entre nu et sacré se trouvant alors menacé, troublé, voire rompu. Les différents articles de cet ouvrage prennent ainsi en considération non seulement la manière dont les artistes ont exploité les potentialités sémantiques et expressives de la nudité à des fins dévotionnelles et théologiques, mais également les décalages et les tensions entre art et religion. Partagée entre le propos religieux et l'attrait sensuel de la chair, la nudité est un lieu d'ambiguïté et de trouble qui interroge jusqu'aux fondements de la religion chrétienne et de son rapport au corps, aussi fut-elle en butte aux critiques et à la censure, surtout après le concile de Trente. Au service de la piété du spectateur mais susceptible d'éveiller son désir, la nudité sacrée est au coeur d'une réflexion sur la réception de l'art de la Renaissance. Cet ouvrage, préparé sous la direction d'Elisa de Halleux et de Marianna Lora, est le troisième volume de la collection Histo.art présentant les travaux de l'École doctorale Histoire de l'art de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Date de parution
24/11/2011
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859446727
Titre
NUDITE SACREE
ISBN
2859446729
Auteur
HALLEUX
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
370
Date de parution
20111124
Disponibilité
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Le capitaine James Cook fut l'un des plus grands marins du XVIIIe siècle. Lors de ses trois voyages autour du monde, il découvrit de nouvelles terres, pour la plupart des îles de l'océan Pacifique. Sa dernière expédition dans le Pacifique se déroula entre 1776 et 1779 : James Cook fit escale en Nouvelle-Zélande, affronta les icebergs et la banquise, inscrivit les îles Sandwich sur sa carte.
Le capitaine James Cook fut l'un des plus grands marins du XVIIIe siècle. Lors de ses trois voyages autour du monde, il découvrit de nouvelles terres, pour la plupart des îles de l'océan Pacifique. Sa dernière expédition se déroula entre 1776 et 1779: James Cook fit escale en Nouvelle-Zélande, affronta les icebergs et la banquise, inscrivit les îles Sandwich sur sa carte. Biographie: Martin de Halleux est né en 1966 à Bruxelles. Dix-huit ans plus tard, il traverse le désert du Sahara et en rapporte un premier récit, publié dans un magazine pour la jeunesse. Après des études de communication, il part pour New York, puis Berlin et rentre deux ans plus tard à Paris pour lancer une revue consacrée au photo-journalisme. Il crée ensuite de nombreux magazines spécialisés, entre autres dans l'environnement. Il est aujourd'hui directeur d'une agence de communication. Pour L'inconnu du Pacifique, il s'est basé sur les véritables journaux de bord du capitaine Cook, dont il possède les éditions originales. Il vit à Paris avec sa femme, auteur également, et leurs deux enfants.
Un dictionnaire des figures, allégories et symboles caractéristiques de l'art de la Renaissance. Souvent destinées à des commanditaires friands d'énigmes et de significations cachées, les oeuvres produites à la Renaissance utilisent volontiers une iconographie complexe, dont le sens tend à devenir de plus en plus obscur pour le public contemporain. Le livre a pour ambition de fournir les principales clefs nécessaires à sa compréhension. Classées par ordre alphabétique, les notices abordent quatre grandes catégories de sujets : les personnages bibliques, mythologiques ou historiques les plus fréquemment représentés par les artistes de l'époque ; les principales allégories et les concepts auxquels elles renvoient ; les thèmes mythiques, tel "l'âge d'or" ; les symboles les plus récurrents, empruntés au monde animal et végétal, aux objets domestiques, aux vêtements, aux parties du corps... L'ouvrage rassemble ainsi de façon aussi synthétique et complète que possible les éléments constitutifs de la culture visuelle des hommes de la Renaissance et de ses manifestations artistiques.
De l'Antiquité à la Révolution Industrielle, ce n'étaient pas les mêmes gens qui écrivaient des livres et qui pratiquaient les métiers. Les uns étudiaient la nature, les autres la transformaient. Entre eux, il semble exister une cloison imperméable. En réalité, la faute en est aux historiens des sciences et aux historiens des techniques, qui depuis longtemps se tournent le dos. Prenant à rebrousse-poil l'historiographie classique, ce livre entreprend de montrer comment les connaissances des artisans ont fécondé la pensée scientifique, comment la Révolution scientifique du XVIIe siècle est largement tributaire des techniciens et enfin comment la "nouvelle science" maîtresse de son outil physico-mathématique ambitionne ensuite d'"affranchir les artisans de la routine" en donnant à leur pratique des "fondements certains".
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.