Que sait-on vraiment de la Libye? Que dissimule la personnalité fantasque et mégalomaniaque du colonel Kadhafi? Pour tenter de mieux cerner les origines et les enjeux de la guerre civile, et pour comprendre comment ce régime a pu perdurer plus de quarante ans, Patrick Haimzadeh, l?un des meilleurs connaisseurs de la Libye, nous propose un tableau clair et complet de ce pays. Il y est question d?histoire, des conquêtes phéniciennes jusqu?à la Libye actuelle, en passant par l?occupation italienne, de géographie humaine aussi, où l?on apprend que cette région a toujours été une interface entre Maghreb et Machreq, ainsi que de culture. Cet ouvrage se nourrit d?entretiens multiples effectués ces dernières années, avec des Libyens de tous horizons, mais également d?imprégnation de terrain et de confidences recueillies au fil d?amitiés suivies. C?est donc autant à un voyage livresque qu?incarné que nous convie l?auteur. On y trouvera notamment le portrait d?une ville ordinaire, Tobrouq, essence même de l?échec du système kadhafien, ou encore celui d?un jeune entrepreneur de Tripoli, et, bien sûr, des pages édifiantes sur la véritable nature du Guide, de son épopée et de son régime. Mais la Libye, c?est avant tout un peuple de plus de quatre millions d?habitants dont la grande majorité n?a d?autre aspiration que de vivre dans la dignité et la paix.
À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.
1803, Caroline du Sud. Fille d'une riche famille de Charleston, Sarah Grimké aspire dès le plus jeune âge à accomplir de grandes choses. Lorsque, pour ses onze ans, sa mère lui offre la petite Handful comme esclave personnelle, Sarah se dresse contre ce système inhumain. Entre les fillettes naît alors une véritable amitié, qui grandit au fil des années. Guidée par ses idéaux mais surtout par son affection pour Handful, Sarah n'abandonnera jamais l'espoir d'affranchir son amie. Superbe ode à la liberté et au courage, L'Invention des ailes dépeint les destins entrecroisés de deux personnages inoubliables, à la force de caractère incroyable, unis par le même profond désir d'indépendance.
Dans un hôtel berlinois, Maurice Swift rencontre par hasard le célèbre romancier Erich Ackerman qui lui confie son lourd passé, et lui permet de devenir l'auteur qu'il a toujours rêvé d'être. Quelques années plus tard, Maurice Swift s'est enfin fait un nom ; il a désormais besoin de nouvelles sources d'inspiration. Peu importe où il trouve ses histoires, à qui elles appartiennent, tant qu'elles contribuent à son ascension vers les sommets. Des histoires qui le rendront célèbre, mais qui le conduiront aussi à mentir, emprunter, voler. Ou pire encore, qui sait ? Roman troublant des ambitions démesurées, L'Audacieux Monsieur Swift raconte combien il est facile d'avoir le monde à ses pieds si l'on est prêt à sacrifier son âme. Traduit de l'anglais (Irlande) par Sophie Aslanides
Packer George ; Dobenesque Etienne ; Busnel Franço
Tammy Thomas est en colère : la fermeture des usines, le chômage de masse, le déclin de sa ville natale? La jeune femme n'en veut plus. Pourtant, elle y croit : Jay-Z et Oprah Winfrey y sont bien arrivés, non ? Sauf qu'avec 7,30 dollars de l'heure, pour une mère de famille, il n'est pas question de rêver, mais de survivre. George Packer donne la parole à Tammy et à tant d'autres grands perdants du rêve américain. Il nous fait entendre les voix silencieuses d'une Amérique en crise. Né en 1960, George Packer est un journaliste, écrivain et dramaturge américain. L'Amérique défaite a reçu le National Book Award en 2013. « Le grand roman américain de ces trois dernières décennies. Sauf que tout est vrai. » Le Point « Tout le génie du magnifique livre de George Packer consiste à raconter la ruine d'un pays et de ses idéaux à hauteur d'homme. » Le Monde Préface inédite de François Busnel Traduit de l'anglais (États-Unis) par Étienne Dobenesque
La révolution est une chanson d'amour qui nous invite à danser sur les ruines de l'Ancien Monde. " Alors que des milliers de personnes se noient en Méditerranée, cherchant à atteindre l'Europe pour y trouver refuge, une femme capitaine décide de prendre la mer avec son équipage. Elle refuse d'accepter que l'Union européenne ait décidé de laisser les gens mourir en toute connaissance de cause. Mais quand leurs opérations de sauvetage sont sabotées, elle comprend qu'elle va devoir se battre pour sa liberté et affronter un pouvoir politique qui est prêt à trahir ses valeurs. Son seul espoir : la rébellion. Un roman engagé pour éveiller les consciences.
La collection " Araborama ", créée par l'Institut du monde arabe et le Seuil, rassemble journalistes, intellectuels, écrivains, artistes et illustrateurs pour explorer ses réalités présentes, sa pluralité et son histoire. "D'où vient que le mot "arabe" sonne désuet ou étrangement déplacé ? Peut-on (encore) dire de quelqu'un qu'il est un Arabe ? Comme catégorisation d'un peuple, ce mot a été chargé d'antonymes, d'usages essentialistes et, bien sûr, racistes. Arabe, c'est un terme qui en français ne voyage pas seul. Vous me direz : Aucun mot ne voyage seul. Pourtant, si on pense aux expressions françaises qui contiennent le mot "arabe", à ses évocations littéraires, à ses résonances dans l'actualité, il devient difficile d'user de ce terme innocemment, de se l'approprier. Quant au monde arabe, notre conscience - bienvenue - de la complexité des espaces et de leurs histoires différenciées nous enjoint à le mettre au pluriel. Aujourd'hui, il y a des mondes arabes, que l'on peut séparer et caractériser, et que parfois tout sépare. Mais le monde arabe, au singulier, ne serait plus qu'une fiction que l'on laisserait à quelques nostalgiques. Nous avons souhaité explorer ici l'ensemble de ses transformations, de ses identifications changeantes, sous différents angles et au travers d'écritures et de formes variées. Le tableau qui en résulte est foisonnant et coloré. Il n'offre pas de réponses définitives, seulement des jalons pour la suite". Extraits de l'introduction de Leyla Dakhli.