Oui, je suis pauvre, une vermine, un insecte, complètement en bas de l'échelle. Mais ça ne m'empêche pas d'exister. Je regarde la société en face et je lui dis : Je suis là. J'existe. Réchappé d'une tentative de suicide, le narrateur, immigré originaire d'un pays oriental, est contraint de suivre une psychothérapie. Entre le récit des séances et de ses errances dans un Montréal spectral, dévoré par la neige et le froid, on découvre peu à peu une âme perdue, déracinée, incapable de survivre à un passé dévastateur ni de reprendre pied dans ce pays qui ne semble pas, lui non plus, trop pressé de l'accueillir. Fou amoureux de Shoreh, une Iranienne torturée par les mollahs, notre homme vit à la petite semaine entre aide sociale et boulots d'appoint. L'étau de la misère, du racisme, des frustrations en tout genre se resserre. Pour y échapper, il s'imagine cafard, s'immisçant chez les riches pour y dérober sa pitance, rampant au pied des femmes, se cachant dans les profondeurs de la ville pour mieux survivre. Jusqu'au jour où l'heure de la vengeance, enfin, va sonner.
Nombre de pages
355
Date de parution
11/03/2010
Poids
350g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207261132
Titre
Le cafard
Auteur
Hage Rawi ; Voillot Sophie
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
350
Date de parution
20100311
Nombre de pages
355,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Revue de presse Rawi Hage est né au Liban, qu'il quittera après la guerre civile, en 1992. Il vit depuis à Montréal où il partage ses activités entre les arts visuels et l'écriture. Son premier roman, De Niro's Game (Denoël, 2008), traduit en quinze langues, a obtenu de nombreuses récompenses.
Dans un monde régi par la domestication, le loup et le musulman apparaissent comme deux grandes figures fantasmatiques menaçant la "civilisation" . Ils ne respectent pas les frontières nationales, qui garantissent le maintien de l'ordre colonial. Pour Hage, le crime écologique et le crime racial reposent sur la même volonté de "gouverner l'ingouvernable" . Parce qu'on ne gouverne ni les âmes, ni le climat, islamophobie et géoingénierie sont deux avatars de la même illusion domesticatrice - aux conséquences également funestes.
Hage Salma ; Beauvais Michel ; Ludet Catherine ; G
- Assurément LE livre sur la cuisine traditionnelle libanaise, avec 500 délicieuses recettes simples à faire à la maison- Réputée dans le monde entier, la gastronomie libanaise offre une variété unique de saveurs, de mets et de textures, de la simple salade au ragoût mijoté, en passant par les grillades parfumées aux épices- Un panorama complet de toutes les traditions culinaires, des célèbres mezze aux desserts et boissons en passant par les soupes, les plats mijotés, les légumes à façon et les pains- Un éventail des ingrédients de base nécessaires à la confection des recettes- Aux conseils, astuces et recettes de base en début d'ouvrage s'ajoutent les recettes de chefs invités qui donnent un bel aperçu des cuisines de quelques restaurants libanais parmi les plus raffinés au monde- L'auteur, Salma Hage, prépare des plats traditionnels libanais depuis plus de 50 ans- Une nouvelle bible Phaidon de la cuisine traditionnelle, après La Cuillère d argent (Italie, 2005), 1080 Recettes (Espagne, 2007) et La Cuisine de Vefa (Grèce, 2011)
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...