Comme toujours, chez Habibi, cela commence par la réapparition, inattendue et inexplicable, d'une adolescente aimée jadis, et sur laquelle les années ne semblent pas avoir eu de prise : Soraya, la "fille de l'ogre", l'énigmatique sauvageonne des pentes du Carmel. Comme toujours, chez Habibi, cet événement marque le retour d'un passé refoulé, et sert de prétexte à une nouvelle exploration de l' "exil intérieur" dans lequel il voit une dimension essentielle de l'expérience des Arabes d'Israël. Mais, si l'on retrouve ici tous les mythes familiers de l'auteur, ses lectures aussi étendues que diverses, ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, son incurable nostalgie et sa passion pour la pêche à la ligne, cette "féerie" marque aussi une évolution importante dans son art qui, tout en s'affranchissant de plus en plus de toute contrainte narrative, se tourne de façon plus marquée vers des thèmes personnels, délaissant la veine satirique et la critique sociale qui marquaient les Aventures extraordinaires de Sa'îd le Peptimiste et Péchés oubliés. Cette évolution, qui n'est pas sans rapport avec la crise intérieure vécue par l'auteur dans les années 1980, crise qui devait culminer par sa démission du Parti communiste palestinien, dont il était l'un des chefs historiques, donne à ce récit, où la fiction se mêle indissociablement au témoignage, une résonance nouvelle, à la fois plus subjective et plus universelle. " Jean-Patrick Guillaume.
Nombre de pages
216
Date de parution
03/05/1996
Poids
260g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070730766
Titre
Soraya fille de l'ogre. Féerie
Auteur
Habibi Emile
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
260
Date de parution
19960503
Nombre de pages
216,00 €
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Présentation de l'éditeur Pendant de longues heures, et sans aucune raison apparente, un gigantesque embouteillage bloque toute la ville de Haïfa. Flairant quelque manoeuvre subversive, les autorités désignent une commission d'enquête pour tirer la chose au clair : mais les méandres de l'«imagination orientale» finiront par mettre en échec la logique bureaucratique et policière des défenseurs de la «sécurité de l'État».Mais quel rapport peut-il y avoir entre cet événement déjà à demi oublié et ce drame obscur qui, «au bon temps des Arabes où c'étaient les Anglais qui commandaient», a secoué le quartier natal de l'auteur, au sommet du Carmel ? Une histoire sombre et cruelle, une histoire qui parle d'honneur, de jeunesse, d'amour et de mort, et dont les détails semblent à jamais engloutis par une Histoire encore plus sombre et cruelle. Dans la lignée des Aventures extraordinaires de Saîd le Peptimiste, ce roman présente ce mélange d'ironie féroce, d'humour absurde, d'érudition débridée et de tendresse nostalgique et désespérée qui donne à la voix d'Emile Habibi sa place à part dans la littérature arabe contemporaine.
Quatrième de couverture Pour le peptimiste - qui se distingue tout à la fois de l'optimiste et du pessimiste -, tout va pour le mieux, parce que tout pourrait aller plus mal. Cette philosophie, que Sa'îd a héritée d'une longue lignée d'ancêtres aux destins saugrenus et dérisoires, lui permettra sans peine, croit-il, de s'adapter à sa destinée d'Arabe dans l'État d'Israël.Mais son zèle maladroit et intempestif au service des puissants du jour ne tardera pas à déclencher une série de catastrophes tragi-comiques ; et il s'apercevra bientôt qu'il est impossible de jouer le jeu quand les dés sont pipés. Aussi ne trouvera-t-il de refuge, finalement, que chez les extraterrestres... ou, tout simplement, dans la folie.D'un ironie subtilement codée, mais sans déclamation ni acrimonie, cette petite chronique de l'absurdité quotidienne, œuvre d'un «Palestinien de l'intérieur», constitue assurément une des grandes réalisations de la littérature arabe contemporaine des dix dernières années.
N'éteignez pas cette chandelle ! Cette injonction qu'Emile Habibi avait choisi de donner comme titre à son texte - le dernier qu'il devait écrire avant sa disparition en mai 1996 - résume avec force l'élan premier qui présida au projet de ce livre exceptionnel. Pour la première fois, en effet, un écrivain palestinien et un romancier israélien conjuguent leurs voix dans un appel à la compréhension et au respect de l'autre, à l'examen de conscience et au possible pardon. Riches de leur expérience particulière, observateurs et acteurs - mais surtout témoins - d'une tragédie sans solution, les deux écrivains, dans une tentative d'anticiper la future sagesse des hommes, lancent un bouleversant cri de révolte contre la violence et l'injustice qui déchirent l'histoire d'une terre promise à deux peuples.
Résumé : 1979-2019 : il y a exactement 40 ans, l'Iran a tourné une page de son histoire. La Révolution était un "matin de printemps", l'espoir gagnait le pays, pour les femmes notamment. Faranguis Habibi est témoin de ces années. Sa culture, ses yeux, son âme vivent en persan et en français. Alors, lorsque la guerre Iran-Irak fait dire à l'ayatollah Khomeini "La guerre est un don de Dieu", Faranguis Habibi rejoint la France en fille de Victor Hugo, pour devenir une figure importante du féminisme iranien.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Fin février 2020, lors de fouilles dans le gouffre de Legarrea en Navarre. Nash Elizondo, psychologue médico-légale, et son équipe de chercheurs découvrent à cinquante mètres de profondeur une dépouille de brebis, une guirlande de minuscules roses desséchées et le corps d'une jeune fille : Andrea Dancur, portée disparue depuis trois ans. Parmi ses proches, chacun a quelque chose à cacher, et la silhouette menaçante du grand-père fait obstacle aux confidences. Mêlant approche scientifique et sensibilité aux croyances et aux légendes locales. Nash entame une enquête discrète, soutenue par Amaia Salazar, désormais inspectrice de la Police forale de Navarre. Mais l'annonce du confinement ne va pas lui faciliter la tâche.