La responsabilité, pensée comme une manière d'absolu, se trouve aussi bien au centre de la philosophie de Lévinas que dans le questionnement proprement sartrien. Aussi est-il frappant de constater la similitude non seulement terminologique, mais encore thématique, en ce qui concerne l'interrogation sur cette responsabilité qui, toujours est qualifiée de : radicale, illimitée, démesurée, absolue, inconditionnée, infinie et enfin lourde à porter et à supporter. Et pourtant, malgré cette conception de la responsabilité comme une charge ou comme un poids, commune à nos deux philosophes, les chemins empruntés par la réflexion sont très différents voire inverses. Qu'est-ce précisément que cette inversion ? Comment l'interpréter ?
Nombre de pages
176
Date de parution
03/05/2000
Poids
220g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782738472229
Titre
La responsabilité chez Sartre et Levinas
ISBN
2738472222
Auteur
Habib Stéphane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
220
Date de parution
20000503
Nombre de pages
176,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Il n'y a pas d'amour qui n'engage la langue, pas d'amour qui ne soit une histoire. Celle qu'on dit, celle qu'on lit, celle qu'on fait, celle qui s'écrit. Stéphane Habib travaille ici la, question de l'amour dans son lien indéfectible à la langue. Il invite à décloisonner les champs du savoir, à l'écoute des langues de la littérature, de la philosophie et de la psychanalyse, en suivant le cheminement et les déplacements d'un mot, d'une énigme, d'un nom : amour. Depuis le Cantique des cantiques jusqu'aux textes de Freud, Lacan et Lucien Israël, la parole d'amour, dans ses résonances, incite à s'interroger : à qui s'adresse-t-on quand on parle d'amour ...
Nous philosophons, psychanalysons et écrivons dans un monde. Il arrive qu'on l'oublie. On peut nommer politique l'inquiétude devant ce qui arrive dans le monde et au monde. A ce qui arrive au monde au nom du Califat, seul le politique peut faire réponse. Dans cette optique il s'agira de dégager le minimal du politique, en vue de sa relance. Apparaît alors une quasi synonymie entre psychanalyse et politique : l'une et l'autre ont en commun de faire avec l'impossible. Ni psychanalyse appliquée, ni psychanalyse du politique, mais penser avec la psychanalyse, s'en servir, faire travailler ses notions, parler ses langues, l'altérer aussi, la déplacer. Arendt nous apprend que dès qu'il est question de langage, le politique est engagé. Mais dès qu'il est question de langage, c'est le vif de la psychanalyse qui est également mis en jeu. Nouage inextricable de la psychanalyse et du politique, donc. Si la psychanalyse ne sort pas de ses institutions, de ses dispositifs, et, partant, ne se mêle pas au politique, alors nous tenons qu'il n'y a pas de psychanalyse qui vaille une minute de peine. A la vérité, une psychanalyse qui n'est pas sollicitée par le monde et ne le sollicite pas en même temps ne peut encore s'appeler psychanalyse.
Ecrire "il y a... l'antisémitisme", c'est immédiatement faire entendre que ce livre n'est pas une explication de plus, une description de plus ou encore l'écriture d'une histoire de la haine des juifs. C'est un rapport de forces. "Il y a" pour ce qui arrive et se répète. "Il y a" pour la persistance. "Il y a" pour la rémanence. Et, précisément, il y a une structure de l'antisémitisme. Donc un langage de l'antisémitisme. Il ressasse, remâche et ressert toujours la même chose : tuer des juives et des juifs. La mort de corps "délirés" ou "hallucinés" juifs. Ce livre est une lutte politique. L'antisémitisme est politique. A ne pas le qualifier politiquement, les chances sont peut-être nulles de le fragiliser, de lui tenir tête, d'établir avec lui un rapport de forces. Or répondre inlassablement à l'antisémitisme est ce que cherche à faire chaque phrase du livre. Il n'y a pas d'autre antisémitisme que celui qui dit, demande et continue de mettre à mort des corps juifs. Y répondre, c'est d'abord, non sans urgence, le faire savoir.
Résumé : Le présent ouvrage propose d'articuler une réflexion autour de la Révélation, ce terme chargé d'étrangeté en référence aux ?uvres de Rosenzweig et Levinas. La Révélation y est abordée comme ce qui dérange, surprend et bouleverse, comme ce qui met en question en somme, bien davantage que comme une notion ou un concept fixe et figé une fois pour toutes, se laissant saisir dans et par une définition. Que disons-nous alors lorsque nous disons, pensons ou écrivons " la Révélation " ? Qu'arrive-t-il à la pensée lorsque " Révélation " vient à l'idée ? L'arrivée, précisément, la venue d'ailleurs, de l'étranger, le surgissement de l'Autre et l'inquiétude du sujet, serait-ce ceci que révèle la Révélation ? Mais ceci alors, qu'est-ce que cela veut dire ? Est-ce que Révélation justement veut dire quelque chose ? Est-ce une adresse ? Est-elle pensable ? Comment comprendre que Franz Rosenzweig entame son interrogation à propos de la Révélation par cette belle phrase du Cantique des cantiques " L'amour est fort comme la mort " ? Comment les liens sont-ils tissés autour de ces problèmes -d'amour, de vie, de mort, de l'Autre, du sujet, de la langue et du langage... - entre Rosenzweig et Levinas qui, pour sa part, loin de toute certitude demande : " La Révélation, plutôt qu'un savoir reçu, n'est-elle pas à penser comme [cet] éveil ? " Structure de langage nommée adresse. Ce thème est l'occasion privilégiée de ressaisir l'apport de l'?uvre de Franz Rosenzweig et Emmanuel Levinas à la problématique du langage dans 1a philosophie contemporaine.