H. D. (Hilda Doolittle, 1886-1961) est une des figures les plus fasci-nantes de la poésie américaine. Adoubée en tant qu' "Imagiste" au début du XXe siècle sous son pseudonyme par Ezra Pound, elle sut trouver sa propre voie, en une époque tourmentée. Hélène en Egypte est le dernier poème de H. D. , celui du bilan d'une destinée singulière, aux épisodes dramatiques aboutissant à une sorte de "joie ardente" , celle de la consumation de soi au brasier de l'amour, destruction et régénérescence permanentes à laquelle l'oeuvre en chantier ininterrompu permet d'accéder. Ce poème tient de la tragédie antique où les protagonistes prennent successivement la parole. H. D. se regarde écrire ce que sa vie lui a donné à vivre - des êtres fabuleux à croiser et à sonder, des actes à entendre en leurs résonances intimes, des symboles - images, mots, sons permettant d'établir la communication entre les êtres et les actes, entre affect et entendement -, correspondances à établir afin que la clarté advienne. Outre la fréquentation de poètes et d'écrivains majeurs de son temps (Pound, D. H. Lawrence, W. C. Williams), H. D. s'est nourrie de la lecture des Anciens (Euripide, Théocrite). Hélène en Egypte, poème du lyrisme magique, est conçu comme un dialogue avec ce qui dans les profondeurs de soi aura permis l'accomplissement ultime : celle qui énonce le chant est le double de celle qui se confronte aux personnages qui ont été au centre de gravité de sa destinée. Les parties chantées alternent en continu avec la narration : le poème devient une chambre d'échos où les voix se répondent. Cette éditions comprend un copieux extrait du Livre de H. D. , par Robert Duncan et H. D. ainsi que Eléments d'une biographie spectrale, par Auxemery, traducteur et préfacier de cet ensemble.
Nombre de pages
352
Date de parution
14/04/2022
Poids
436g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782714312693
Titre
Hélène en Egypte
Auteur
H.D./DUNCAN
Editeur
CORTI
Largeur
135
Poids
436
Date de parution
20220414
Nombre de pages
352,00 €
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Molly Devereaux est portée disparue depuis plus de deux semaines, et la police est toujours à la recherche de la jeune fille qui semble s'être volatilisée dans la nature. Le monde a besoin de savoir... Où est Molly ? ". Dans mes cauchemars, je ne suis jamais sortie des bois de l'Oregon. Difficile de reprendre une vie après la mort, surtout quand on a le sentiment d'être un fantôme. Je vis désormais au coeur des montagnes du Montana. Si elles sont la beauté incarnée, elles renferment aussi toutes sortes d'horreurs. Des horreurs que je ne libère qu'à la nuit tombée. Quand mes porcs sont autorisés à festoyer.
Culture des Anciens ou culture WOKE ? Monde d'avant ou présent progressiste ? Que de nombreuses questions cela provoque, A quelles batailles de mots l'on assiste ! Dame politique et sieur juridique Y rencontrent de brèves polémiques Qui en tous sens nos consciences tourniquent Jugeant diable qui s'y frotte s'y pique. Glissant des hauts débats si près du combat, Pour se réconcilier, voici trente fables, Animales pour ne pas être moins affables, Pour n'y trépasser, voici once d'oralité, Minimale pour y dire moralité. Dans le bain d'une Athènes incertaine Que dirait-il aujourd'hui, La Fontaine ...
« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)
« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)
Chaque grand écrivain, disait Marcel Proust, écrit dans une langue étrangère. Dans la postérité du Texte inconnu (Editions de Minuit, 1948) et de L'Observance du Même, (Puyraimond, 1978), Michel Fardoulis-Lagrange poursuit avec L'Inachèvement, une expérience de la factualité ontologique du Logos menant à l'évidence sensible autant qu'à l'abstraction, au sens kandinskien. Il y a dans cette oeuvre en suspens indéfini, ouverte à maint éclairage ainsi qu'aux ombres de l'élucidation, un enjeu insondable : quand le Neutre, signe troué de l'être, appelle l'effacement de la lumière du grand midi à travers les hauts faits de l'apparence en son clair-obscur légendaire. Hubert Haddad.
À la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.