Seul Grand-Père ne jouait pas les assimilés d'opérette. Il était juif, sans tambour ni trompette. Juif, tout simplement. J'étais à son image. Juif né en Palestine britannique, ni fier ni embarrassé. J'étais loin de me douter que le passé camouflé de ma famille me sauterait à la gueule, que la cendre des camps noircirait en partie ma vie, que leurs peurs, ils me les refileraient en douce, qu'ils parlent ou qu'ils se taisent. J'étais semblable en cela à toute cette génération d'enfants nés après-guerre, biberonnés aux histoires des arrestations, des faux papiers, des caches, des rafles, de Drancy, des départs, des crématoires et au lait Nestlé concentré sucré. " Claude Gutman a vécu ses premières années au kibboutz Sdot-Yam jusqu'au divorce de ses parents. Arraché à sa mère, à sa langue, il suit son père en France où il traverse des années difficiles entre maisons d'enfants et belles-mères successives. Heureusement, l'enfant maltraité qui fait beaucoup penser au petit Doinel des Quatre cents coups, sera aussi tendrement aimé, en particulier par ce grand-père auquel il rend aujourd'hui un si bel hommage avec son écriture unique, pleine d'humour mais toujours à fleur de peau.
Nombre de pages
220
Date de parution
11/02/2016
Poids
282g
Largeur
142mm
Plus d'informations
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EAN
9782070177905
Titre
Le cosaque de la rue Garibaldi
Auteur
Gutman Claude
Editeur
GALLIMARD
Largeur
142
Poids
282
Date de parution
20160211
Nombre de pages
220,00 €
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Le narrateur a quinze ans et vit au gré des humeurs de son père, qui les entraînent parfois dans des trajectoires insolites. Jusqu'à cette folle entreprise de quitter Paris, le 3 janvier 1962, pour rejoindre le seul kibboutz français installé dans le Haut-Languedoc...4e de couverture : ""Ton père, quand il a une idée quelque part, il ne l'a pas ailleurs", aurait pu dire Céline avec sa distinction coutumière. Mais l'idée, elle ne la connaît pas. Moi non plus. Mon père, depuis septembre, entre deux éclats, trois énervements, quatre silences haineux, pose en secret les jalons d'un coup fumant." Le narrateur a quinze ans et vit au gré des humeurs de son père, qui les entraînent parfois dans des trajectoires insolites. Jusqu'à cette folle entreprise de quitter Paris, le 3 janvier 1962, pour rejoindre le seul kibboutz français installé dans le Haut-Languedoc...Notes Biographiques : D'abord Professeur de lettres, Claude Gutman laisse de côté l'enseignement pour se consacrer à l'écriture et à l'édition, dirigeant des collections jeunesse chez Syros, Gallimard ou encore le Seuil. Engagé et provocateur, il ose adapter des sujets difficiles pour le jeune public. Son premier roman jeunesse, Toufdepoil, a remporté un franc succès. Il est l'auteur d'une quarantaine d'ouvrages, dont certains, tels sa trilogie "La Loi du Retour" chez Gallimard, sont devenus des références en littérature de jeunesse. Il a écrit chez Flammarion Jeunesse Les extraordinaires aventures de tous les jours.
Juif par ses origines, chrétien par contrainte, athée par conviction, Josué Karillo a perdu son identité. Mais il garde en lui un souvenir, et un secret. Le souvenir, c'est celui de deux enfants errant dans les ruines d'un village de Galicie dévasté par les Cosaques. Le secret, c'est son amour pour Esther, cette femme qu'il a dû abandonner à Smyrne, en 1666, au temps où sévissait Shabtaï Zvi le Messie, qui embrasait les foules, prêchant l'avènement du Royaume. Vingt ans plus tard, Josué Karillo est à l'hospice d'Amsterdam, médecin municipal, appointé par la ville. Il a choisi d'affronter, en pénitence, le monde souterrain des aliénés. Au soir de sa vie, enfin, il se met à parler...
1942. David a treize ans quand ses parents sont raflés sous ses yeux. C'est le début d'une longue errance. Du Paris occupé jusqu'au maquis, de la France à la Palestine sous mandat britannique, Claude Gutman, dans cette trilogie, nous livre le portrait saisissant d'un jeune homme en devenir qui choisit de résister et de témoigner.
David les a vus, son père et sa mère, leur valise à la main, entre deux policiers. Il les a attendus, longtemps, longtemps. Lui, il dormait chez les voisins depuis des mois. C'est pour cela qu'il n'avait pas été emmené. 1944... David a quinze ans, il est vivant. Il est rempli de douleur et de rage, et surtout habité par toutes ces voix contradictoires : "tu es juif, tu es comme tout le monde, tu es français, ils t'ont abandonné, il faut faire confiance, il ne faut jamais faire confiance. On est seul. On n'est jamais seul". Il écrit pour comprendre.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.