A travers six récits de voyage, Nedim Gürsel nous plonge, en Turquie, "dans la transe mystique des derviches de Konya" et nous mène dans la plaine de la Çukurova jusqu'au village natal de l'écrivain turc Yachar Kemal. Il nous conduit aussi en Italie sur les traces d'un autre écrivain, Carlo Levi, puis en Yougoslavie, où ressurgissent les souvenirs du Sarajevo d'avant la guerre; en Tunisie, à Carthage, dans les ruines du théâtre romain d'El Djem; enfin dans le mystérieux Caucase, à Tbilissi, capitale de la Géorgie où, au c'ur de l'été, on étouffe sous 40 degrés de chaleur... Ces Mirages du sud, qui mêlent les pays et les temps, les réminiscences lointaines au présent des lieux et des êtres comme croqués sur le vif, composent ainsi une superbe mosaïque de peuples et de cultures. Biographie: Né en Turquie, le romancier et nouvelliste Nedim Gürsel a déjà été traduit dans une dizaine de langues. Il publie également des essais critiques sur la littérature turque et française, ainsi que des récits de voyage. Il vit à Paris où il est directeur de recherches au Cnrs et enseigne à l Ecole des langues orientales. Il a publié plusieurs ouvrages en France, dont Le Dernier Tramway et Le Roman du Conquérant qui ont confirmé sa place primordiale parmi les écrivains turcs à vocation internationale.
Nombre de pages
150
Date de parution
10/06/2005
Poids
93g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782020668392
Titre
Mirages du Sud
ISBN
2020668394
Auteur
Gürsel Nedim ; Davée Marie
Editeur
POINTS
Largeur
108
Poids
93
Date de parution
20050610
Nombre de pages
150,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Pierre le Vénérable, Dante, Goethe, Voltaire, Hugo, Renan, Assia Djebar, Salman Rushdie : du Moyen Age à nos jours, ces auteurs ont évoqué Mahomet, faisant du prophète de l'islam tantôt un personnage historique désacralisé, tantôt un héros romanesque fictif. Au Moyen Age, au plus fort de la conquête musulmane, l'Occident chrétien voit en Mahomet un imposteur, un faux-prophète, voire un Antéchrist prêt à combattre le Messie. La littérature médiévale peint de grossières caricatures de rituels musulmans, et n'hésite pas à proférer des injures à l'adresse du prophète. C'est au siècle des Lumières, avec Voltaire et Goethe notamment, que l'on tente d'identifier et d'étudier sérieusement le personnage historique. Mais il faut encore attendre les Romantiques, Lamartine et Hugo entre autres, pour que le prophète de l'islam bénéficie d'une image positive en Occident. Il est même alors qualifié de personnage attachant ! Au XXe siècle enfin, de nouveaux auteurs prennent la liberté de faire de lui un personnage de roman. Avec Driss Chraïbi, Assia Djebar, Salim Bachi, Marek Halter et Salman Rushdie, Mahomet devient imaginaire, de plus en plus éloigné de la figure traditionnelle musulmane. La connaissance de la figure de Mahomet à travers la littérature peut éclaircir quelque peu l'horizon assombri par les fanatismes. Car si le prophète de l'islam ne vécut certes qu'une seule vie, les oeuvres littéraires lui ont permis de revêtir divers habits et de montrer de multiples facettes. Un ouvrage courageux, par un auteur qui a fait l'objet d'un procès en Turquie pour blasphème, pour son roman Les Filles d'Allah.
Nedim Gürsel, le plus français des écrivains turcs, raconte le retour au pays des "poissons captifs", Balikesir, la ville turque de son enfance. Retour, aussi, sur lui-même, via les autres lieux où s'inscrivent son histoire : le lycée de Galatasaray à Istanbul, l'Anatolie et les Balkans de ses ascendants, Paris enfin. Et retour sur son oeuvre, abondante et régulièrement traduite, qui le place dans le cercle fermé des écrivains turcs d'audience internationale.
Coups et violences d'Etat, censure, négation des minorités, islamisation... La Turquie va mal. Depuis longtemps. Avant bien d'autres, Nedim Gürsel, le plus français des écrivains turcs, avait sonné l'alarme. Témoin ce recueil de chroniques données à la presse française et européenne depuis plus de trente ans. C'est l'histoire d'une continuelle dérive. Gürsel relate ses déboires personnels avec la "justice" turque, dénonce la répression et l'obscurantisme, adresse une lettre grinçante au raïs... Lui qui ne rêve que de "siroter son raki sur le Bosphore" dit aussi son amour de la littérature, de l'Istanbul cosmopolite de sa jeunesse, de Paris, sa ville d'adoption, d'une Europe d'Orient et Occident. Un témoignage nécessaire. Un manifeste pour la liberté, la démocratie, la paix.
Recourir au passé - proche ou lointain - pour éclairer le chatoiement complexe du présent. En d'autres termes, puiser aux racines afin de dévoiler la richesse et la diversité du paysage littéraire, c'est ce que Nedim Gürsel a entrepris dans cet ouvrage, présentant pour la première fois au lecteur français une série de points de repère dans une littérature encore largement méconnue. Il fallait évoquer l'importance capitale d'un Yunus Emre (XIIIème siècle), mais aussi d'un idéologue comme Ziya Gökalp, pour permettre de comprendre les fondements des classiques du XXème siècle que sont Nazïm Hikmet, Sait Faik et Yasar Kemal. L'auteur a su également mettre en valeur des aspects plus discrets de cette littérature née aussi des exilés comme Demir Ozlü ou de ceux qui ont choisi de donner la parole aux "minoritaires", de Sevim Burak à Mario Levi. Mais que l'on ne s'y trompe pas : c'est par ce mouvement de balancier entre l'Anatolie romanesque et les "marges" de la création que s'affirme la force de la littérature turque.
Lorsque John Wheelwright évoque avec nostalgie le puzzle invraisemblable de sa jeunesse, un personnage en émerge : Owen, son ami dont la frêle enveloppe dissimulait une volonté de fer, une foi absolue ou la conviction profonde qu'il était l'instrument de Dieu. Cet ange du Bizarre ne s'était-il pas assigné la double tâche de réparer le tort causé à John et de sauver le monde ?
Dans Comme un collégien, Smiley repart en guerre et reprend sa longue marche vers l'insaisissable Karla. Et cette lutte par moments tourne à l'obsession: dans l'ancien bureau de son chef, Control, Smiley a fait accrocher une photographie de passeport, fortement agrandie. C'est Karla, dont l'effigie, exposée ainsi, est comme ces figurines de cire sur lesquelles les sorciers exercent leurs talents. Dans l'Extrême-Orient pris dans la tourmente de la guerre, sur les plages sans fin du Schleswig-Holstein et dans les salons douillets du quartier des ambassades à Berne, le duel se poursuit sans répit. Échappant à l'espace confiné des bureaux où les services secrets livrent leur obscur combat, Comme un collégien, deuxième volet de la « trilogie de Karla », est un des romans les plus riches que le Carré nous ait donnés.
Ce volume rassemble quatre-vingt contes zen venus de la Chine, du Japon, de l'Inde et du Tibet. Chacun de ces contes, aussi divers que colorés, fait jaillir l'étincelle d'une profonde vérité psychologique et spirituelle. Par la grâce d'un renard, d'une tortue, d'un tambour magique, voici que s'entrebâille la porte du merveilleux. Les histoires qu'Henri Brunel choisit pour nous, et qu'il raconte à sa façon, sont délicieusement paradoxales et toujours évocatrices. Pétillantes de vie et d'humour, elles nous font goûter la saveur et la liberté du Zen.Henri Brunel a été proviseur de lycée et professeur de yoga pendant plus de trente ans. Il a écrit de nombreux ouvrages chez divers éditeurs sur les oiseaux, le zen, la prière, notamment Restez zen, Guide de relaxation pour ceux qui n'ont pas le temps (Le Seuil, 1996 et 2002), Les Plus Beaux Contes zen (Calmann-Lévy, trois tomes et une version illustrée parue en 2002), Je confie mes traces aux nuages (Calmann-Lévy, 2002), Humour zen et L'Année zen (Calmann-Lévy, 2003).