Avec Théodoret de Cyr, l'exégèse grecque brille, au Ve siècle, d'un dernier éclat. Après lui, s'ouvre l'ère des caténistes et des compilateurs. Héritier d'une double tradition - celle d'Antioche et celle d'Alexandrie -, Théodoret opère entre l'attachement de ses maîtres antiochiens à la lettre et à l'histoire, et celui des alexandrins au sens spirituel et à l'allégorie, une synthèse vigoureuse et équilibrée, qui lui vaudra d'être tenu pour l'un des plus grands exégètes de l'âge patristique. Aussi l'étude présentée ici s'attache-t-elle, en premier lieu à l'analyse de sa méthode exégétique. Elle accorde également une grande attention à la recherche des sources, celles qui lui permettent d'opérer une lecture critique du texte de la Septante en usage dans la région d'Antioche, et celles qui lui font connaître, directement ou indirectement, les interprétations de ses devanciers. Elle souligne enfin fortement la dimension polémique et doctrinale de ses commentaires, car il y a là comme une "clef de lecture" et peut-être la justification dernière d'une entreprise exégétique aussi vaste. Directement mêlé, depuis le concile d'Ephèse (431) jusqu'à celui de Chalcédoine (451), au débat christologique qui oppose Cyrille, puis ses successeurs, à Nestorius et aux Orientaux, Théodoret met, en effet, son exégèse au service d'une cause, celle des antiochiens, dont l'Ecriture légitime la christologie dyophysite et garantit l'orthodoxie. Ainsi donc, loin d'être étrangère au combat qu'il mène par ses traités polémiques ou dogmatiques, son entreprise exégétique en est, à sa manière, une pièce essentielle et le fondement véritable.
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Nombre de pages
879
Date de parution
01/04/1995
Poids
2 401g
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EAN
9782701013008
Titre
L'exégèse de Théodoret de Cyr
Auteur
Guinot Jean-Noël
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
2401
Date de parution
19950401
Nombre de pages
879,00 €
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Evêque de Cyr (en Syrie) au Ve siècle, Théodoret a commenté presque tout l'Ancien Testament et passe pour l'un des plus grands exégètes antiochiens. Héritier de Théodore de Mopsueste et de Jean Chrysostome, mais aussi des Cappadociens et de la tradition alexandrine dominée par Origène, il réalise dans son interprétation de l'Ecriture une synthèse originale. Mais son activité d'exégète ne prend son véritable sens que si on la replace dans la lutte qui, d'Ephèse (431) à Chalcédoine (451), l'oppose à Cyrille et aux Alexandrins : dans le débat christologique qui divise le Ve siècle, l'Ecriture peut seule, à ses yeux, permettre de trancher. Avec ce troisième volume (voir SC 276, 295), s'achève la publication d'un des commentaires les plus représentatifs de son exégèse. En restant fidèle à une interprétation littérale et historique, Théodoret met en évidence le caractère messianique de la prophétie d'Isaïe et le fondement scripturaire de la christologie qui reconnaît dans le Christ deux natures unies, mais distinctes.
Exégète, apologiste, historien et théologien, Théodoret, évêque de Cyr (423), fut le dernier grand représentant de l'école d'Antioche. Sa réputation était telle que, en 430, l'évêque d'Antioche lui demanda de réfuter les anathématismes auxquels Cyrille d'Alexandrie sommait Nestorius de souscrire. Il se trouva alors engagé dans le long débat doctrinal qui s'étend du concile d'Ephèse (431) à celui de Chalcédoine (451). Défenseur de la christologie antiochienne des "deux natures" contre Cyrille, il contribua pourtant au rétablissement de la paix entre Alexandrie et Antioche en 433. Toutefois, dès 447, Théodoret reprit la lutte, cette fois contre le monophysisme radical professé par le moine Eutychès à Constantinople. Cela lui valut d'être condamné et déposé par le concile d'Éphèse de 449. Il dut attendre le concile de Chalcédoine pour voir son orthodoxie reconnue. Ce premier volume, qui rassemble vingt études, met l'accent sur l'aspect exégétique de oeuvre de Théodoret.
Exégète, apologiste, historien et théologien, Théodoret, évêque de Cyr (423), fut le dernier grand représentant de l'école d'Antioche. Sa réputation était telle que, en 430, l'évêque d'Antioche lui demanda de réfuter les anathématismes auxquels Cyrille d'Alexandrie sommait Nestorius de souscrire. Il se trouva alors engagé dans le long débat doctrinal qui s'étend du concile d'Ephèse (431) à celui de Chalcédoine (451). Défenseur de la christologie antiochienne des "deux natures" contre Cyrille, il contribua pourtant au rétablissement de la paix entre Alexandrie et Antioche en 433. Toutefois, dès 447, Théodoret reprit la lutte, cette fois contre le monophysisme radical professé par le moine Eutychès à Constantinople. Cela lui valut d'être condamné et déposé par le concile d'Éphèse de 449. Il dut attendre le concile de Chalcédoine pour voir son orthodoxie reconnue. Ce second volume, qui rassemble dix-neuf études, étudie plus particulièrement l'oeuvre théologique, surtout christologique, de Théodoret, notamment dans ses dimensions apologétiques et polémiques.
Evêque de Cyr (en Syrie) au Ve siècle, Théodoret a commenté presque tout l'Ancien Testament et passe pour l'un des plus grands exégètes antiochiens. Héritier de Théodore de Mopsueste et de Jean Chrysostome, mais aussi des Cappadociens et de la tradition alexandrine dominée par Origène, il réalise dans son interprétation de l'Ecriture une synthèse originale. Mais son activité d'exégète ne prend son véritable sens que si on la replace dans la lutte qui, d'Ephèse (431) à Chalcédoine (451), l'oppose à Cyrille et aux Alexandrins : dans le débat christologique qui divise le Ve siècle, l'Ecriture peut seule, à ses yeux, permettre de trancher. En restant fidèle à une interprétation littérale et historique, Théodoret met en évidence le caractère messianique de la prophétie d'Isaïe et le fondement scripturaire de la christologie qui reconnaît dans le Christ deux natures unies, mais distinctes.
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Homme d'Etat et de gouvernement, Aldo Moro (1916- 1978) est sans aucun doute une des figures les plus représentatives du catholicisme italien et européen du XXe siècle. Le Portrait a pour but de présenter les lignes essentielles de son itinéraire culturel et spirituel, en mettant particulièrement en lumière le lien intime qui a existé entre la pensée et l'action de Moro et la tradition du catholicisme démocratique européen. Les Textes n'ont d'autre prétention que de compléter et, d'une certaine façon, de donner un cadre concret aux événements qui se sont succédé dans la vie de l'homme politique italien afin de présenter une image la plus exacte possible de sa riche - et complexe personnalité. Ce livre veut, en outre, être une contribution à une meilleure connaissance d'Aldo Moro dix ans après son assassinat brutal, conséquence tragique d'un épisode qui fut le moment culminant du processus de barbarisation de la civilisation européenne lors des années obscures du terrorisme organisé.