Les souvenirs anciens, l'avenir incertain, l'écriture qui dit son questionnement et creuse sa place : la place où pourrait se déployer ce monde évoqué dans le titre. Plus que d'un recueil de poèmes, il s'agit là d'un livre de poésie : quelque chose est raconté, c'est flagrant. Une histoire grave, frappante comme les images puisées dans le vif de l'existence et du réel, un drame qui couve et que des mots à la fois bruts et ductiles découvrent au fil des pages, comme si la réalité pouvait dicter sa loi au langage. Surprenante, âpre et forte, pourtant, cette voix réussit à communiquer, dans la trame de cette histoire, un sentiment puissant d'affranchissement. Car l'auteure a su insuffler dans la matière de ses textes une énergie de marée, de magma, l'animer par des mouvements palpitants qui représentent si bien la vie.
Nombre de pages
64
Date de parution
19/10/2023
Poids
104g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782072996191
Titre
Vous étiez un monde
Auteur
Christine Guinard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
104
Date de parution
20231019
Nombre de pages
64,00 €
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Christine peut parler de la souffrance. Elle connaît. Rien ne lui a été épargné. Après une enfance manquée et une adolescence bousillée, la grâce n'est pas encore arrivée au rendez-vous du royaume des adultes. Sa jeune vie n'est que le combat pour se libérer de l'alcool et de la prostitution, des séquelles de son corps violé. Seul l'amour a su arriver à temps pour lui faire enfin découvrir le mot bonheur. Elle sait (et elle le dit) que, sans des mains pleines de tendresse et des coeurs aimants qui l'ont suivie dans son long calvaire, elle n'aurait jamais connu que l'enfer. On lira ces lignes avec le coeur. Il y a des pages très fortes sur l'humain souffrant. On retiendra surtout le cri de l'espérance qui jaillit partout. Merci, Christine, de bousculer en chacun de nous notre côté pharisien. Merci surtout d'avoir su nous communiquer ton amour de la vie et ta folle espérance qui ne peuvent que nous aider, dans les moments difficiles, à croire que rien n'est foutu, que personne n'est irrécupérable et que l'amour vainc tout. " Guy Gilbert Prêtre éducateur.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.