En Amérique latine (et partout où il a été traduit), Joao Guimaraes Rosa est, avec Jorge Luis Borges, le géant continental du siècle. " Mathieu Lindon, libération L'auteur de Diadorim, l'un des chefs-d'?uvre du XXe siècle, nous offre avec Sagarana une occasion exceptionnelle de redécouvrir son univers poétique et sa langue inventive, semée de fulgurances et de mystères. Après la publication de ce recueil, en 1946, Joao Guimaraes Rosa (1908-1967) ne cessa, jusqu'en 1960, d'y apporter des retouches, ce qui montre assez l'importance qu'il lui accordait. De la transhumance d'un troupeau de b?ufs à un périple initiatique en passant par une course-poursuite dictée par la vengeance, ces neuf récits sont en quelque sorte le laboratoire où l'auteur brésilien expérimenta les divers chemins d'écriture qu'il ne cessa de parcourir. Il y célèbre la terre âpre du Minas Gerais, la richesse infinie de sa faune et de sa flore, et met en scène ses habitants, gens de la campagne " sans convention ni pose " qui, estime-t-il, " fournissent les meilleurs personnages de parabole ".
Nombre de pages
393
Date de parution
26/02/1998
Poids
460g
Largeur
145mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782226088826
Titre
Sagarana
Auteur
Guimarães Rosa João
Editeur
ALBIN MICHEL
Largeur
145
Poids
460
Date de parution
19980226
Nombre de pages
393,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
A travers amours et guerres, envoûté par l'énigmatique Diadorim, évoquant toutes les aventures qui firent de lui un preux jagunço, un gardien de troupeaux, Riobaldo, raconte les journées encore brûlantes passées de bataille en bataille, les longues chevauchées à méditer sur la vie et la mort, dans le décor aride du sertão, lieu de l'épreuve, de la révélation et de la confrontation à l'infini. Unique roman et chef-d'oeuvre du plus grand écrivain brésilien du XXe siècle, Diadorim apparaît d'ores et déjà, au même titre que Don Quichotte, La Chanson de Roland ou Faust pour la tradition européenne, comme une oeuvre mythique de dimension universelle. Un véritable tour de force sur le plan de la langue. Une des oeuvres formellement les plus abouties du siècle.
Résumé : Immense novateur de la littérature de langue portugaise, Joao Guimaraes Rosa, l'auteur de Diadorim, est considéré à l'égal de James Joyce comme un écrivain majeur du XXe siècle. Mon oncle le jaguar, conte hybride, sauvage et éblouissant jusqu'alors inédit en français, représente la quintessence de l'art de cet explorateur de langues et de mondes qu'était ce grand styliste, linguiste et polyglotte, mais aussi médecin, spécialiste de géographie, d'ésotérisme et de botanique. Un chasseur à demi indien reçoit dans sa cabane la visite inattendue d'un voyageur égaré. La langue déliée par l'alcool, il parle sans discontinuer, raconte ses chasses au jaguar, célèbre la férocité et la beauté du fauve et son remords d'avoir à le traquer pour vivre du commerce de sa peau. Peu à peu, verre après verre et au fil d'un monologue de plus en plus haletant, les intentions perfides du chasseur se précisent, la métamorphose commence ... La prose syncopée de ce récit, métissée de mots tupi et de cris d'animaux, apparaît comme une tentative pour renouer avec cette oralité primitive par laquelle se transmettent les rites et les légendes. Mais aussi comme une célébration quasi magique de la nature et de la faune, semblable à l'invocation d'un sorcier doté d'un fabuleux don de langue.
Un roman noir, malaisant, addictif qui nous emmène dans le quotidien des circassiens à travers les choix de Tony, un jeune gadjo qui fuit un père violent et alcoolique. Très vite fasciné par les fauves, il veut les approcher et les dompter. L’autrice interroge sur les rapports de force, les blessures intérieures, les héritages inconscients, la colère, la passion, l’amitié et l’impatience. Une lecture à la fois suffocante et envoûtante, elle ne laisse pas de répit. Un récit qui happe, fascine, bouleverse, et questionne jusqu’à un final explosif. « Nous, les hommes, on a beau paraître civilisé, on est comme eux : des bêtes sauvages et impatientes, enclines à la violence. »