La trilogie d'Arn le Templier Tome 1 : Le Chemin de Jérusalem
Guillou Jan ; Gnaedig Alain
AGONE
22,40 €
Epuisé
EAN :9782748900545
Magnus fit rassembler les douze hommes de sa garde et la centaine de serfs et de paysans affranchis sur les hauteurs de la cour du château, afin que tous puissent le voir. On maintint difficilement la tête du serf, qui se débattait. Les deux hommes qui le tenaient se retrouvèrent plusieurs fois dans une position dangereuse sous l'épée levée. Magnus finit par abattre son arme et trancha net. Arn regarda fixement les pieds nus et sales qui s'étaient d'abord débattus dans la neige avant de s'immobiliser. Il pria en silence, les yeux fermés, et demanda à Dieu de lui épargner d'assister à nouveau à un tel spectacle. Mais Dieu ne lui répondit point, car il était écrit que nul homme du Svealand et du Götaland ne devait voir aussi souvent ces scènes que le petit Arn. Premier volume d'une trilogie médiévale, Le Chemin de Jérusalem raconte la jeunesse d'Arn Magnusson, né en 1150 et élevé par les Cisterciens. Avant de se faire templier, il est le témoin des rivalités politiques qui agitent le territoire destiné à devenir la Suède. Ce roman prend à contre-pied la vision traditionnelle d'un Moyen-Age sombre et barbare pour dévoiler l'extraordinaire dynamisme du laboratoire culturel et politique qu'il a représenté. En filigrane, il érige en modèle les valeurs de tolérance et d'humanisme dont son héros est porteur. Biographie de l'auteur Journaliste et écrivain suédois né en 1944, Jan Guillou est notamment l'auteur de La Fabrique de violence (Agone, 2001).
Nombre de pages
381
Date de parution
08/02/2007
Poids
412g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900545
Titre
La trilogie d'Arn le Templier Tome 1 : Le Chemin de Jérusalem
Auteur
Guillou Jan ; Gnaedig Alain
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
412
Date de parution
20070208
Nombre de pages
381,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ah ces escaliers, ces escaliers... Mais j'en ai vu qui étaient plus mal en point que toi. Au début du semestre, j'en ai eu un qui s'appelait Lennart quelque chose, je crois. Il avait trois dents de cassées et l'os du nez brisé en cinq morceaux. Ton nez à toi, il n'a presque rien. Il restera sans doute un peu aplati mais il sera guéri dans deux semaines. Le docteur effectua le premier point de suture. - Le gars au nez en cinq morceaux et aux trois dents en moins, il est tombé dans le même escalier que toi, je suppose ? Tu l'as peut-être même vu tomber ? Il procéda au deuxième point. C'était donc de Lelle qu'il parlait. Saisissait-il vraiment le rapport, savait-il qu'Erik avait été l'escalier de Lelle ? Non, sans doute pas. "
Dans ce deuxième volet de la formidable saga consacrée aux bouleversements qui ont ébranlé l'Europe du XXe siècle, on suit le destin de Sverre, troisième fils de la famille de pêcheurs, qui s'enfuit à Londres dans l'espoir de pouvoir y vivre plus ouvertement son homosexualité. C'est l'occasion pour Jan Guillou d'évoquer les cercles intimes d'Oscar Wilde et la société littéraire londonienne à l'époque du Bloomsbury Group.
Entre rouge et noir", troisième tome de la passionnante série "Le Siècle des grandes aventures "consacrée aux bouleversements qui ont ébranlé l'Europe du xxe siècle, invite à une plongée captivante dans les années 1920 et 1930. Alors que le continent panse encore les blessures de la Première Guerre, des évolutions souterraines l'entraînent vers un nouveau conflit, encore plus sanglant. À travers la destinée de la fratrie Lauritzen, Jan Guillou inscrit l'Histoire au coeur des destinées individuelles.
De la bataille de Montgisard (1177) au massacre de Saint-Jean d'Acre (1191), cette épopée historique nous invite à porter un autre regard sur les croisades. Moine-soldat en Terre sainte, Arn de Gothia lutte néanmoins pour la cohabitation pacifique et le respect de la liberté de culte. Son itinéraire croisera celui de Saladin, qui unifie le monde arabe pour la reconquête de Jérusalem et des territoires occupés par les Francs.. . . Jan Guillou est notamment l'auteur de La Fabrique de violence (Agone, 2001).
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Françoise Thirionet a rencontré Silvio Marra, ouvrier italien émigré en Belgique, au début des années 1970. Pendant trente ans, ils militent ensemble en discutant des problèmes rencontrés par Silvio aux Forges de Clabecq où il travaille. Ce livre est issu de leurs entretiens. Pour Silvio et ses collègues, le quotidien à l'usine, c'est d'abord s'atteler à déconstruire certaines règles qui règnent dans l'entreprise. Notamment les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne des luttes qui ont eu lieu pendant trente ans pour améliorer les conditions de travail et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Les ouvriers de Clabecq se fient à leurs propres forces et à leur connaissance de leur métier pour mener leurs combats. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il a déclaré ne plus rien pouvoir pour eux. Dans la forge, l'émancipation doit être une ?uvre collective. Son poste syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre l?« esprit de Clabecq » : « Chaque fois qu'on voulait balancer quelqu?un, chaque fois qu'on voulait attaquer les faibles, tout le monde se portait à leur secours. Ce combat contre le licenciement, le chômage, le racisme, les bas salaires, nous le menions tous les jours sur le terrain. » Par la confiance qu'il affirme dans sa classe sans la théoriser à l'absurde, ce livre donne des leçons salvatrices d'optimisme militant.
Stephen Mumford montre que la popularité universelle du football n'a rien d'accidentel et ne s'explique pas uniquement par des facteurs sociaux ou quelque contingence historique : sa popularité tient à la nature même de ce jeu. En répondant avec une rare clarté aux questions que les discussions passionnées sur le football n'ont de cesse de soulever, Football. La philosophie derrière le jeu permet de mieux comprendre le "beau jeu" : quelle place y occupe la chance ? Quelle est la relation des individualités d'une équipe à ce tout dont elles font partie ? Quel est la fonction de l'entraîneur et des schémas tactiques ? En quoi le football a-t-il particulièrement à voir avec l'espace ? En quoi consiste la beauté de ce sport ? Quelle est sa relation avec la victoire et la compétition ?