La présente publication réunit des leçons portant sur la Critique de la raison pure, professées par Louis Guillermit à la Sorbonne au début des années 1960. On y reconnaît le respect scrupuleux du texte, porté par la conviction qu'il y a une objectivité de l'histoire de la philosophie, qui consiste à établir l'intelligibilité de ce texte comme d'un. objet spécifique. En cela, le texte est connu, et l'histoire de la philosophie est un savoir transmissible. Cela va avec la prise en compte des problèmes philosophiques dont la permanence ouvre à une confrontation où l'originalité de Kant trouve ses correspondances, avec Platon, Descartes, Leibniz, Hegel, Husserl. C'est aussi en cela que le savoir qu'est l'histoire de la philosophie est philosophie en exercice. Cela ne servirait à rien, sinon à une vaine érudition, d'apprendre la philosophie sans apprendre à philosopher, mais il serait illusoire de prétendre qu'on pourrait apprendre à philosopher sans apprendre la philosophie. Et l'histoire de la philosophie, telle que Guillermit l'a enseignée, est la voie royale de cet apprentissage.
Date de parution
03/03/2008
Poids
260g
Largeur
180mm
Plus d'informations
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EAN
9782711619672
Titre
LECONS SUR LA CRITIQUE DE LA RAISON PURE DE KANT
ISBN
2711619672
Auteur
GUILLERMIT
Editeur
VRIN
Largeur
180
Poids
260
Date de parution
20080303
Nombre de pages
0,00 €
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Ce volume rassemble les cours sur les dialogues socratiques que Louis Guillermit a dispensés pendant plus de trente années dans les classes de khâgne, puis à l'Université. Il y aborde très directement la problématique philosophique, comme s'il poursuivait avec ses élèves la conversation platonicienne. Et c'est la grande richesse de cet enseignement de Platon que de nous plonger au c?ur du dialogue conçu comme " l'unique antidote possible à la nocivité de l'écrit ". " Les dialogues écrits ne sont qu'un jeu - notait Guillermit -, mais c'est un jeu sérieux. Ils ne sont qu'une indication sensible, mais c'est celle de l'intelligible... " Et cette indication, renouvelée pour chaque génération, nous ramène toujours à cette voix qui a dit: " Craindre la mort n'est autre que paraître sage sans l'être " et qui, à elle seule, parvient à nous sauver de toute suffisance inadéquate. Nous faire entendre cette voix, tel était le souci de Guillermit, son action première d'enseignant, sa philosophie.
Louis Guillermit fut sans aucun doute l'un des meilleurs - le meilleur peut-être - parmi les commentateurs de Platon de sa génération. Dans l'interprétation des Dialogues, se manifestait à ses auditeurs étudiants sa profonde intimité avec la pensée du philosophe, mais aussi son exceptionnel talent pédagogique ", écrit Gilles Gaston Granger dans son avant-propos. Et ce talent pédagogique s'exprime tout particulièrement dans ses cours sur le Gorgias, le Ménon et le Phédon, qui, en nous introduisant au c?ur du questionnement sur la rhétorique, la justice, le châtiment, l'Idée ou l'enseignement de la vertu, nous préparent à choisir - ici et maintenant - quel " genre de vie nous devrons adopter ".
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Motiver un acte, motiver une décision, c'est justifier, expliquer..., pour inciter à agir. Justifier. Définition traditionnelle de la motivation, le magistrat est tenu d'y procéder dans chacune de ses décisions juridictionnelles. Alors, il décline trois fonctions de la motivation: lutte contre l'arbitraire, contrôle par la Cour de Cassation et constitution d'une doctrine. Expliquer. Là réside l'ultime fonction de la motivation: permettre la compréhension de la décision par ses destinataires. Naturelle et basique, cette fonction en est devenue insignifiante. Pourtant plusieurs bouleversements sociétaux commandent de la restaurer. A son service, une motivation repensée. Décomposée en obligation socio-politique et en technique rédactionnelle, la motivation procure au magistrat l'outil privilégié pour donner sens et permettre l'intériorisation d'une solution pas nécessairement plaisante. Obligation socio-politique, elle est la transcription de la place et du rôle de l'institution judiciaire. Toute modification de cette place, ou de son rôle, implique de redéfinir l'obligation. Mais, parce que chacun des versants de la motivation doit être au service de l'autre, la technique rédactionnelle doit alors être adaptée. Pourtant l'examen de différentes procédures démontre des vicissitudes certaines. Alors, un décalage se crée entre les deux réalités de la motivation et rend celle-ci défaillante. Inciter à agir. Seule une décision motivée emporte compréhension et adhésion. Seule une rédaction volontaire et étayée persuade. Parce que la motivation est aujourd'hui pensée comme une contrainte et succombe devant d'autres impératifs, l'incitation est double: à l'égard des destinataires de la décision, et à l'égard du magistrat.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.