Françoise Dolto (1908-1988) et Donald Winnicott (1896-1971) comptent parmi les plus grands noms de la psychanalyse d'enfants, et font figure de références pour tous ceux qui ont affaire à la petite enfance: psychanalystes, éducateurs, pédagogues, parents, etc. Le présent ouvrage propose pour la première fois une confrontation approfondie entre ces deux éminents spécialistes. L'auteur compare et oppose leurs concepts à propos du bébé, analyse les convergences et les divergences, en rapprochant plaisamment le "bébé Dolto" et son petit compagnon homologue, le "bébé Winnicott", non sans quelque tonalité polémique. De nombreux éléments rapprochent pourtant les deux ?uvres: l'arrière-plan pédiatrique qui les anime au départ, la priorité donnée à la clinique pour l'élaboration de la théorie. Mais l'auteur développe surtout ce qui les différencie et les distingue en profondeur: là où Winnicott, par sa théorie d'une dépendance absolue du bébé à l'environnement, se rattache à une pensée davantage psychologique, Françoise Dolto, en insistant sur la valeur constituante de la parole pour le petit humain, soutient pour sa part ce qui fait l'essence (symbolique) de la psychanalyse freudienne.
Nombre de pages
209
Date de parution
16/05/2007
Poids
305g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070783502
Titre
Dolto/Winnicott. Le bébé dans la psychanalyse
Auteur
Guillerault Gérard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
305
Date de parution
20070516
Nombre de pages
209,00 €
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Quatrième de couverture Pour Gérard Guillerault, un des apports essentiels de Françoise Dolto à la pensée psychanalytique est centré sur la notion essentielle de l'image du corps (dite inconsciente). Il explique comment, en se fondant sur la distinction de deux instances corporelles, le schéma corporel et l'image du corps, Françoise Dolto, en un temps où ce n'était pas encore la mode, a témoigné de la place fondamentale que doit occuper le corps dans notre subjectivité.En référence au travail de l'historien Ernst Kantorowicz, cette réflexion reprend le détail de cette dualité corporelle, de ce diptyque qui indique comment le corps se fait support et agent de la réalisation psychique du sujet, moyennant le langage.
Si personne n'ignore plus la praticienne d'exception qu'a été Françoise Dolto, la dimension proprement psychanalytique de son oeuvre reste encore cependant méconnue du public. Son apport authentique et magistral à la psychanalyse est pourtant facile à désigner : c'est ce qu'elle a appelé l'image du corps. Mesurer l'importance de cette conceptualisation exigeait qu'on en reproduise l'agencement, qu'on en démontre la systématisation rigoureuse et inventive. C'est le travail qui est accompli ici, dans ce qui constitue la première étude de quelque ampleur portant sur l'oeuvre théorique de Françoise Dolto. La voie est alors ouverte à ce que la psychanalyse peut éclairer d'une anthropologie généralisée de l'imaginaire.
Cet ouvrage fait écho au retentissement qui suivit la révélation par Françoise Dolto, vers la fin des années 1970, de son allégeance spirituelle à la foi chrétienne, alors qu'elle était au faîte de sa carrière de psychanalyste. Dans un milieu analytique foncièrement hostile, par principe, à tout appel au religieux, elle prenait le risque d'aller à contre-courant, en livrant une interprétation personnelle du texte de l'Evangile, qui signait son adhésion au message du Christ. C'est toute cette élaboration singulière, pour certains scandaleuse, qui fut la sienne entre foi et psychanalyse, dont Gérard Guillerault s'emploie à suivre ici les tenants et aboutissants, en particulier là où se trouve mise en valeur la thématique médiatrice du désir. C'est aussi l'occasion, dans ce contexte, de situer la place de Françoise Dolto et de son oeuvre par rapport à ses maîtres, Sigmund Freud et Jacques Lacan. Cela ne va pas sans que cette excursion insolite du côté de l'Evangile conduise en retour à une interrogation portant sur la psychanalyse en elle-même, dans ce qui en questionne le sens et la visée.
Au c?ur du débat ouvert par la psychanalyse contemporaine, Jacques Lacan et Françoise Dolto apparaissent incontestablement comme les deux figures majeures. Ayant cheminé de concert, tous deux ont largement contribué à dessiner le paysage psychanalytique d'aujourd'hui. Mais la question se pose: quelle est la teneur du couplage entre ces deux éminents praticiens? Sur quoi se fonde au juste ce qui fut leur durable compagnonnage? C'est l'interrogation que Gérard Guillerault aborde de front, dans le présent ouvrage, en prenant pour axe de discussion la thématique fondamentale du stade du miroir d'où procède la conceptualisation lacanienne, Françoise Dolto ayant promu quant à elle la notion d'image inconsciente du corps. On suivra ici le chassé-croisé du vivant débat Dolto/Lacan, conduisant à discerner comme deux orientations, voisines mais distinctes, de ce qui donne sens à la psychanalyse au regard de l'incidence du désir chez l'humain.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.