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Lettres portugaises
Guilleragues Gabriel de ; Dervaux-Bourdon Sylvie
GALLIMARD
6,40 €
Épuisé
EAN :9782070320868
Trahie","malheureuse","accablée": celle qui se présente ainsi aime d'un attachement fatal un homme qui l'a abandonnée pour partir à la guerre. Interrogations sur son avenir amoureux, exclamations sur ses tourments, imparfaits du subjonctif pour décrire une si malheureuse aventure, c'est l'arsenal rhétorique de la passion qui enflamme ces cinq lettres, déchirantes. Mais peut-on, lorsqu'on aime ardemment, désirer retrouver la sérénité? "J'aime bien mieux être malheureuse en vous aimant, que de ne vous avoir jamais vu"... Après avoir exposé le débat autour de la question de l'authenticité de l'?uvre, qui fut une énorme supercherie, l'accompagnement critique décortique les rouages du roman épistolaire à une voix et les enjeux de l'illusion romanesque (voir Groupement de textes, Boursault, Vadé, Rousseau et Laclos). II explique la conception nouvelle de l'amour qui naît au XVIIe siècle et comment Guilleragues donne à voir le spectacle d'une passion empreinte de théâtralité tragique, depuis le désir pur jusqu'au rejet et à la solitude la plus profonde. Une lecture détaillée de la troisième lettre vient enrichir le commentaire. Roman épistolaire (XVIIe siècle) recommandé pour les classes de lycée. Texte intégral.
Nombre de pages
115
Date de parution
19/01/2006
Poids
75g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070320868
Titre
Lettres portugaises
Auteur
Guilleragues Gabriel de ; Dervaux-Bourdon Sylvie
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
75
Date de parution
20060119
Nombre de pages
115,00 €
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Considère, mon amour, jusqu'à quel excès tu as manqué de prévoyance. Ah! malheureux! tu as été trahi, et tu m'as trahie par des espérances trompeuses. Une passion sur laquelle tu avais fait tant de projets de plaisirs, ne te cause présentement qu'un mortel désespoir, qui ne peut être comparé qu'à la cruauté de l'absence qui le cause. Quoi? cette absence, à laquelle ma douleur, tout ingénieuse qu'elle est, ne peut donner un nom assez funeste, me privera donc pour toujours de regarder ces yeux dans lesquels je voyais tarit d'amour, et qui me faisaient connaître des mouvements qui me comblaient du joie, qui me tenaient lieu de toutes choses, et qui enfin me suffisaient?
Prétendument écrites par une religieuse portugaise et adressées à un chevalier français, ces cinq lettres d'amour non signées connurent dès leur publication, en 1669, un succès qui ne se démentit jamais. Depuis son couvent, Mariana attend le retour de son amant, puis désespère de le revoir jamais. Au fil des lettres, elle gagne en maîtrise de soi, jusqu'à renoncer à son amour. Attribué récemment au vicomte de Guilleragues, ce roman épistolaire est une œuvre littéraire remarquable par son analyse morale.
Résumé : En 1669 paraît un recueil de cinq lettres signées d'une religieuse portugaise : elle s'adresse, éperdue, à son amant infidèle, qui l'a abandonnée. Le succès est immédiat et immense - d'emblée, le livre s'impose comme un modèle de correspondance amoureuse. Pendant longtemps, cependant, la polémique fait rage : s'agit-il d'une fiction, comme le soutient Rousseau, ou de lettres authentiques ? Il aura fallu presque troissiècles pour que le texte soit rendu à son genre, le roman épistolaire, et à son véritable auteur, le poète et diplomate Guilleragues. Lamento de l'amour pur, les Lettres portugaises ont marqué et intrigué d'innombrables écrivains, de Saint-Simon à Guy Goffette, en passant par Stendhal et Rilke, qui les traduisit en allemand et en fit l'éloge suivant : "Les paroles de cette religieuse contiennent le sentiment tout entier, ce qu'il a d'exprimable et ce qui est en lui indicible. Et sa voix est pareille à celle du rossignol, laquelle n'a pas de destin".
Guilleragues Gabriel Joseph de La Vergne ; Clin-La
Plus de trois siècles se sont écoulés depuis la publication des Lettres de la religieuse portugaise, mais nulle enquête érudite n'a su percer leur mystère. Qui est cette femme - au fait s'agit-il d'une femme? - qui écrit du lointain de ÁÁson couvent lusitanien cinq lettres limpides et brûlantes, dévorées d'inquiétude et d'espoir, avant que Á`Ál'angoisse ne l'envahisse lorsqu'elle apprend son congé? Qui est son cruel amant muet, ce jeune offi¬cier français venu le temps de la séduire, puis reparti dans son pays d'où il envoie quelques froides missives que nous ne connaissons qu'au travers des ravages qu'elles exercent sur la religieuse? Peu importe en définitive les identités. Ce qui nous touche, c'est la ÁÁvoix de l'âme de l'abandonnée, histoire de tous les temps, quand la passion se heurte à l'Autre, terre ÁÁinconnue qui s'éloigne. Le feu, une nouvelle fois, a rencontré la glace.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.