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Le grand espace commun. L'architecture transforme
Guiheux Alain
METISPRESSES
16,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782940563197
Les titres du journal Libération deviennent vite des projets d'architecture. Cette nouvelle situation n'est plus disciplinaire, elle capte toute ce qui vient d'ailleurs : la réponse de l'architecture aux sollicitations des tendances est immédiate." Une capacité accélérée d'importer la nébuleuse imaginaire de l'instant, voici l'efficacité de l'architecture. C'est à elle de rendre possibles toutes les histoires que les humains se racontent, tous les désirs et toutes les tentations. Les dispositifs architecturaux travaillent les représentations et les comportements, et réalisent ainsi la performance de l'architecture dans sa capacité à nous transformer. Architecte et théoricien, Alain Guiheux explore le déploiement de cette extension de l'univers ouvert de l'architecture au sein de l'ensemble des objets fabriqués et communicants. Au travers d'un parcours en six chapitres dans le mouvement des histoires, des évènements et des images, l'auteur nous conduit à en repenser quelques thèmes majeurs ? l'urbanisme comme récit, le projet réflexif, le point de vue de l'expérience et de l'émotion, le patrimoine de l'instant, les scènes architecturale et cinématographique, la transluscence comme valeur. Et pourtant, il serait erroné d'en conclure à la dissolution de l'architecture : car c'est au final à l'architecture de conditionner la production même d'imaginaires et, plus radicalement, de transformer nos paradigmes. C'est en suivant les traces d'une quête qui, siècle après siècle, nous conduit au Grand espace commun, vers un dépassement émancipateur de toutes les différenciations binaires, qu'Alain Guiheux signe un livre engagé et confiant.
Nombre de pages
92
Date de parution
10/04/2017
Poids
155g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782940563197
Titre
Le grand espace commun. L'architecture transforme
Auteur
Guiheux Alain
Editeur
METISPRESSES
Largeur
139
Poids
155
Date de parution
20170410
Nombre de pages
92,00 €
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Résumé : Le centre Georges Pompidou présente ses acquisitions récentes de projets d'architecture. L'entrée au musée et leur médiatisation introduisent ces projets dès leur achèvement - instantanément dans une histoire de l'architecture. L'objet de l'ouvrage est de proposer des lectures de l'architecture contemporaine, de sa théorie et de sa critique.
Chercheur au sein du laboratoire dirigé par Henri Lefebvre et Henri Raymond, puis au Centre de création industrielle, Alain Guiheux prépare Les Immatériaux (1985) avec Jean-François Lyotard. Conservateur en chef au centre Georges Pompidou, il crée la collection d architecture du musée national d Art moderne (1992) et réalise des expositions majeures : Jean Prouvé, Pierre Chareau, Archigram, Frank O. Gehry, La ville, L art de l ingénieur. Alain Guiheux est l auteur de plusieurs ouvrages critiques et théoriques et mène parallèlement une activité d architecte. En 1999, il fonde avec Dominique Rouillard Architecture Action, agence de recherche, d architecture et d urbanisme, dont les projets et théories urbaines seront présentés à la biennale de Venise (2000) et à la Biennale d architecture de Rotterdam (2004), à l Institut français d architecture, à la Triennale de Lisbonne 2011.
Architecture et cinéma auront été dès l'origine enchaînés l'un à l'autre. Chaplin, Lang, Vidor, Truffaut, Resnais revêtirent des habits d'architecte, car le plus proche parent du cinéma est l'architecture, la machine cinématographique ne pouvant se passer d'architecture et simultanément en démontrant la puissance. Il n'y a pas de cinéma sans architecture, sans porte à claquer ni escalier à dévaler, sans terrasse où promener sa solitude, sans fenêtre, sans balcon. Le cinéma démontre à quoi sert l'architecture, ce que nous devrions savoir de ce qui s'y peut produire. Réciproquement, la bonne architecture est celle qui a choisi le cinéma, elle fait scène avant le cinéma, elle s'invente comme scénario et scénographie, la promenade architecturale qui débouche sur l'horizon de l'océan Pacifique. L'architecture comme le cinéma transforme chaque sujet en acteur.
De nombreux auteurs ont mis au jour les conditions qui ont conduit à penser autrement la ville au tournant des années 1900: un savoir qui se forme au carrefour de plusieurs disciplines, l?adoption de nouvelles méthodes de gestion par les personnels administratifs, la création de nouveaux cadreslégislatifs, les actions d?un milieu réformateur qui conduisent au renouvellement des pratiques et du métier. Mais, très peu d?entre eux se sont intéressés aux dispositifs matériels par lesquels s?est élaborée une pensée, se sont formés des concepts et se sont légitimées des démarches. Enrico Chapel s?attache à l?un d?entre eux: la statistique graphique. En suivant une approche sociohistorique, il montre que l?urbanisme naît de deux fascinations: celle du désordre urbain, étroitement lié à l?essor de la ville industrielle et des échanges capitalistes, et celle du nombre. L?auteur montre que la statistique graphique devient un outil incontournable pour nombre d?architectes au nom d?une analyse exacte, voire scientifique du phénomène urbain, ainsi que la condition de possibilité d?un projet spatial qui se veut objectif et prédictif à la fois.
Résumé : Aldo Rossi, personnalité éminente de l'histoire de l'architecture, a été le premier à évoquer l'atmosphère de " suspension " propre à l'architecture. Can Onaner ambitionne à travers cet ouvrage d'énoncer le concept de suspens comme un nouveau modèle théorique et pratique et comme l'emblème de tout projet architectural inquiet de sa pérennité. Cette recherche touche une dimension particulièrement controversée de l'architecture contemporaine, laquelle voit, depuis quelques années, s'accroître la création de formes monolithiques étranges, hors d'échelles, coupées de leurs contextes physiques et temporels, comme suspendues dans le temps et dans l'espace. Cette volonté de créer une architecture " absolue " et " autonome " peut-elle être qualifiée de simple phénomène de mode, ou est-ce une tendance plus profonde ?
Le projet de la ville et du territoire est producteur de connaissance. Il peut être considéré comme une "forme de recherche" spécifique qui se construit avec des outils et à travers des opérations qui lui sont propres. Telle est la thèse soutenue dans ce livre. Le projet traverse des territoires aussi bien physiques que conceptuels. Il contient, manipule, produit des concepts. Il décrit, révèle les processus d'individualisation, reconnaît des situations, fait émerger des possibilités. Dans la réflexion sur la ville, le projet pense le futur et en assume l'irruption. Les territoires de l'urbanisme offre au lecteur une introduction éclairante aux outils conceptuels essentiels qui guident l'approche projectuelle du territoire. Présentés et discutés à partir de leur genèse tout au long du 20e siècle, ces outils sont également l'objet d'expérimentations directes sur sept "Territoires" dont la présentation vient rythmer les chapitres théoriques. Une réflexion sur le statut épistémologique du projet est aujourd'hui devenue indispensable si l'on veut surmonter la crise de l'expertise et combattre la marginalisation et la simplification qui frappe la pratique de l'architecture et de l'urbanisme. Cet ouvrage souligne ainsi la nécessité de repenser le rôle social de ces pratiques et d'élaborer, de nouveau, une vision critique du monde.