Les titres du journal Libération deviennent vite des projets d'architecture. Cette nouvelle situation n'est plus disciplinaire, elle capte toute ce qui vient d'ailleurs : la réponse de l'architecture aux sollicitations des tendances est immédiate." Une capacité accélérée d'importer la nébuleuse imaginaire de l'instant, voici l'efficacité de l'architecture. C'est à elle de rendre possibles toutes les histoires que les humains se racontent, tous les désirs et toutes les tentations. Les dispositifs architecturaux travaillent les représentations et les comportements, et réalisent ainsi la performance de l'architecture dans sa capacité à nous transformer. Architecte et théoricien, Alain Guiheux explore le déploiement de cette extension de l'univers ouvert de l'architecture au sein de l'ensemble des objets fabriqués et communicants. Au travers d'un parcours en six chapitres dans le mouvement des histoires, des évènements et des images, l'auteur nous conduit à en repenser quelques thèmes majeurs ? l'urbanisme comme récit, le projet réflexif, le point de vue de l'expérience et de l'émotion, le patrimoine de l'instant, les scènes architecturale et cinématographique, la transluscence comme valeur. Et pourtant, il serait erroné d'en conclure à la dissolution de l'architecture : car c'est au final à l'architecture de conditionner la production même d'imaginaires et, plus radicalement, de transformer nos paradigmes. C'est en suivant les traces d'une quête qui, siècle après siècle, nous conduit au Grand espace commun, vers un dépassement émancipateur de toutes les différenciations binaires, qu'Alain Guiheux signe un livre engagé et confiant.
Nombre de pages
92
Date de parution
10/04/2017
Poids
155g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782940563197
Titre
Le grand espace commun. L'architecture transforme
Auteur
Guiheux Alain
Editeur
METISPRESSES
Largeur
139
Poids
155
Date de parution
20170410
Nombre de pages
92,00 €
Disponibilité
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Le centre Georges Pompidou présente ses acquisitions récentes de projets d'architecture. L'entrée au musée et leur médiatisation introduisent ces projets dès leur achèvement - instantanément dans une histoire de l'architecture. L'objet de l'ouvrage est de proposer des lectures de l'architecture contemporaine, de sa théorie et de sa critique.
Chercheur au sein du laboratoire dirigé par Henri Lefebvre et Henri Raymond, puis au Centre de création industrielle, Alain Guiheux prépare Les Immatériaux (1985) avec Jean-François Lyotard. Conservateur en chef au centre Georges Pompidou, il crée la collection d architecture du musée national d Art moderne (1992) et réalise des expositions majeures : Jean Prouvé, Pierre Chareau, Archigram, Frank O. Gehry, La ville, L art de l ingénieur. Alain Guiheux est l auteur de plusieurs ouvrages critiques et théoriques et mène parallèlement une activité d architecte. En 1999, il fonde avec Dominique Rouillard Architecture Action, agence de recherche, d architecture et d urbanisme, dont les projets et théories urbaines seront présentés à la biennale de Venise (2000) et à la Biennale d architecture de Rotterdam (2004), à l Institut français d architecture, à la Triennale de Lisbonne 2011.
Architecture et cinéma auront été dès l'origine enchaînés l'un à l'autre. Chaplin, Lang, Vidor, Truffaut, Resnais revêtirent des habits d'architecte, car le plus proche parent du cinéma est l'architecture, la machine cinématographique ne pouvant se passer d'architecture et simultanément en démontrant la puissance. Il n'y a pas de cinéma sans architecture, sans porte à claquer ni escalier à dévaler, sans terrasse où promener sa solitude, sans fenêtre, sans balcon. Le cinéma démontre à quoi sert l'architecture, ce que nous devrions savoir de ce qui s'y peut produire. Réciproquement, la bonne architecture est celle qui a choisi le cinéma, elle fait scène avant le cinéma, elle s'invente comme scénario et scénographie, la promenade architecturale qui débouche sur l'horizon de l'océan Pacifique. L'architecture comme le cinéma transforme chaque sujet en acteur.
Bien plus qu'une image à décrire, le paysage c'est à la fois des lieux à arpenter et des perspectives à contempler, une expérience à vivre et une relation à raconter, un outil de cohésion et un enjeu de controverses. C'est aussi un levier pour apprendre et enseigner, pour comprendre et agir, à tous les âges et dans tous les contextes. Dans un monde de plus en plus complexe, incertain, fragmenté, le paysage nous aide à questionner, enquêter, débattre : comment l'enseigner... L'équipe « Didactique du paysage » présente ici un ensemble de dispositifs de formation, mis en oeuvre et analysés avec tous types de publics. Ils sont fondés sur une conviction et une approche communes : le paysage est toujours et en même temps politique, sensible et complexe. Apprendre avec le paysage permet de s'appuyer sur les sens, les imaginaires, les attachements, d'explorer la diversité des projets, d'apprivoiser la complexité du monde. Cet ouvrage s'adresse aux enseignant?es depuis l'école enfantine jusqu'aux formations supérieures et professionnelles, aux paysagistes, aux chercheur?es et à toute personne qui s'intéresse à la sensibilisation, la formation, la médiation paysagère : collectivités territoriales, parcs naturels, associations, agences? pour s'engager ensemble dans le paysage.