La sous-traitance est omniprésente en matière de transport dans chacun des modes. Elle y reste cependant une réalité mai connue, voire insaisissable. Il est vrai que l'approche doctrinale traditionnelle ne porte guère à l'étudier. Dans cette approche, en effet tout transporteur qui sous-traite est ipso facto commissionnaire de transport ; or le commissionnaire ne sous-traite pas lorsqu'il s'adresse à un transporteur, il exécute sa mission. Le présent ouvrage - le premier sur le sujet - part du postulat inverse : la commission de transport n'est rien d'autre qu'un statut spécial du " sous-traiteur " et le transporteur peut sous-traiter en tant que tel au regard du droit privé. La grille de lecture ainsi proposée permet d'éclaircir la question des rapports entre transport et commission de transport qui est l'une des plus anciennes et difficiles du droit des transports. Elle permet également de rapprocher les solutions du droit français de celles retenues dans les conventions internationales en matière de transport qui pourtant ignorent le contrat de commission. Ces enseignements n'intéressent pas seulement les spécialistes de la matière. Dans tous les cas, en effet la solution consiste à refouler l'application entre extrêmes du droit commun de la responsabilité civile délictuelle. La sous-traitance des opérations de transport est juridiquement neutre en ce sens que le régime de responsabilité de l'opérateur est toujours le même, qu'il traite en direct avec le client - comme commissionnaire ou comme transporteur - ou qu'il intervienne comme sous-traitant. Il y a là un exemple de solution alternative à celle retenue en droit commun. Ce particularisme ne doit pas foire illusion. Si le droit des transports règle depuis longtemps le problème de la responsabilité, il a attendu 1998 pour s'attaquer - en transport routier de marchandises, où les problèmes sont les plus aigus - à celui du paiement du sous-traitant et 2001 pour y doter la sous-traitance d'un contrat type. Il reste agité aujourd'hui par des requalifications judiciaires périodiques de faux contrats de sous-traitance en contrats de travail ou de location avec délit de marchandage. La sous-traitance n'est donc pas encore maîtrisée dans le domaine des transports. Au moins sa théorie générale est-elle désormais faite.
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Nombre de pages
700
Date de parution
11/12/2001
Poids
1 297g
Largeur
161mm
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EAN
9782711133666
Titre
Sous-traitance et transport
Auteur
Guignard Laurent
Editeur
LEXISNEXIS
Largeur
161
Poids
1297
Date de parution
20011211
Nombre de pages
700,00 €
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L'industrialisation qui s'amorce à la fin du XVIIIe siècle apporte au monde occidental une multitude d'objets mécaniques dotés d'une puissance inédite. En décuplant les capacités du corps, les machines s'y substituent. Elles étendent son aire d'influence, déplacent les frontières corporelles ou donnent des images inédites d'un intérieur du corps, mais elles provoquent aussi de multiples altérations physiques. Au-delà des appréciations morales dont elles ont constamment été l'objet - alternativement perçues comme libératrices et aliénantes - cet ouvrage se propose de réfléchir aux rapports qu'elles nouent avec les corps, aux apprentissages dont elles font l'objet et à toute une expérience corporelle des machines, faits d'ajustements et adaptations réciproques. Ces vingt-trois études proposent autant d'analyses historiques spécifiques, destinées à cerner un territoire vaste et peu connu. En abordant les machines industrielles dont la chaîne de montage offre certainement un aboutissement, les machines de santé, les machines de mort ou le traitement mécanique des cadavres, les machines de loisirs et de transport, ou enfin les machines productrices d'images, ce livre propose d'inclure les machines dans l'histoire d'une anthropologie du corps contemporain.
Comment écrire aujourd'hui l'histoire de la folie ? Longtemps assimilée au seul discours de la médecine psychiatrique, celle-ci prend désormais de nouveaux chemins. Inscrite dans un champ social plus large, explorant la période méconnue du XXe siècle, et plaçant les individus au premier plan, l'histoire proposée dans ce volume s'applique à renouveler la description de l'"expérience psychiatrique" sous ses diverses formes. A partir de trois situations institutionnelles différentes - judiciaire, militaire, hospitalière - exposées dans leur contexte historique des XIXe et XXe siècles, les auteurs de ce volume s'appliquent à saisir les trajectoires singulières des patients dans leurs interactions avec les configurations institutionnelles de la psychiatrie et les catégories médicales qui définissent la maladie mentale. Comment émerge la figure "limite" du fou dangereux au point de contact de la justice et de la psychiatrie ? Comment les troubles psychiques de la Grande guerre ont-ils été pensés et pris en charge ? Quelle l'ut la place des patients dans l'hôpital psychiatrique du XXe siècle ? A partir de ces trois questions se dessine une autre histoire de la folie dans laquelle les médecins sont acteurs au même titre que les juges, les militaires ou les patients.
Ce dossier est consacré aux échos d'un crime exceptionnel qui retentit de la France de la Restauration jusqu'au début du xxe siècle. Il a voulu être attentif au cheminement qui fait d'Antoine Léger, violeur et assassin d'une petite fille, une affaire judiciaire, puis un cas médical intéressant plusieurs générations de psychiatres à un moment où l'on scrutait l'intériorité des criminels et les ressorts moraux des actions humaines. Le recueil rassemble la série des textes qui ont mobilisé le cas Léger et veut montrer combien l'étiologie de la perversité puis des perversions a constitué un axe fécond de l'histoire de la psychiatrie. Attentif aux lectures savantes, l'examen du dossier judiciaire révèle l'affleurement de savoirs souterrains qui renvoient à un socle ancien structuré : la culture du loup. Celle-ci appartient certes au monde de Léger plus qu'à celui des magistrats, en dépit d'une extension sociale certainement plus vaste que ce que disent les traces conservées par les sources, car la geste du loup est rétive au monde de l'écrit. C'est ainsi la parole de Léger recueillie lors des interrogatoires qui lui donne place, en dépit du filtre judiciaire et des effets de transcription voire de traduction, comme c'est presque toujours le cas des "paroles infâmes" .
Résumé : Littérature, arts, sciences, histoire trouvent leur place depuis la création de la revue de la Société des études romantiques et dix-neuvièmistes qui étudie ce siècle dans son ensemble, à travers l'expression de voies nouvelles qu'offre l'interdisciplinarité. Concernant l'ensemble de l'Europe et lues dans le monde entier, les contributions de chercheurs français et étrangers participent à la connaissance des différents courants littéraires, artistiques, scientifiques, historiques, politiques...
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