Un siècle d'aéronautique et de relations franco-allemandes. 150 ans d'Histoire euroise
Guieu Jean-Michel
DE TAILLAC
29,90 €
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EAN :9782364451971
L'installation en 2021 de la première unité tactique franco-allemande de l'armée de l'air sur la base aérienne 105 d'Évreux-Fauville est le point de départ d'une réflexion sur les rapports que la ville d'Évreux et le département de l'Eure entretiennent avec l'histoire de l'aviation, des premiers temps de l'aventure aéronautique jusqu'à la construction de l'Europe de la Défense. Loin d'une approche purement locale, cette histoire est largement replacée dans l'évolution générale des rapports internationaux (les deux guerres mondiales, puis la guerre froide) et tout particulièrement des relations franco-allemandes. Ce récit est écrit à hauteur d'homme, celle des civils et des militaires qui ont fait l'histoire de l'aérodrome puis de la base aérienne d'Évreux, celle des prisonniers de guerre allemands soignés à Évreux durant la Première Guerre mondiale, celle des occupants et des libérateurs au temps du second conflit mondial, celle des soldats alliés à l'époque de l'OTAN, celle des artisans connus (Aristide Briand, Pierre Mendès France) ou méconnus du rapprochement franco-allemand. À l'aide d'archives souvent inédites, cet ouvrage collectif regroupant les contributions d'une vingtaine d'auteurs propose pour la première fois une vue d'ensemble de cette histoire passionnante. Abondamment illustré, il donne à voir un riche patrimoine qui mérite d'être redécouvert.
Nombre de pages
248
Date de parution
03/12/2021
Poids
1 176g
Largeur
207mm
Plus d'informations
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EAN
9782364451971
Titre
Un siècle d'aéronautique et de relations franco-allemandes. 150 ans d'Histoire euroise
ISBN
2364451973
Auteur
Guieu Jean-Michel
Editeur
DE TAILLAC
Largeur
207
Poids
1176
Date de parution
20211203
Nombre de pages
248,00 €
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Le 11 novembre 1918, Clemenceau prévient : "Nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être plus difficile." L' espoir d'une nouvelle ère de paix, qui avait agi comme l'un des principaux ressorts de l'acceptation de la lutte, était-il parfaitement illusoire, comme le montre l'évolution tragique des années 1930 ? La décennie qui suit la Grande Guerre mérite pourtant d'être considérée pour elle-même, en s'affranchissant de tout regard rétrospectif. Loin d'être une sorte d'"entre-deux", les années 1920 possèdent leur propre cohérence, qu'illustre une floraison d'idées et d'expériences inédites dans tous les domaines de la pensée et de l'action. Une France nouvelle est bel et bien en train de s'inventer.
L'idée d'une paix durable fondée sur le droit a représenté le grand espoir d'un XXe siècle traumatisé par deux guerres mondiales. Première incarnation de cet idéal, la Société des Nations (1919-1946) a suscité en sa faveur un mouvement de soutien qui s'est employé à relayer l'" esprit de Genève " auprès de l'opinion française. A l'opposé d'un " pacifisme sentimental " ou naïf qui leur est souvent associé, ce livre entend montrer que les militants pour la SDN ont défendu une conception nouvelle des relations internationales, visant à limiter, sinon à abolir, la violence entre les Etats souverains par le recours à des règles juridiques. L'histoire de ce militantisme français reste essentielle pour comprendre un combat politique dont les succès et les échecs alimentent encore les réflexions contemporaines en matière d'organisation de la communauté internationale - multilatéralisme, coopération internationale, sécurité collective, désarmement, justice internationale, universalisme/régionalisme, etc. -, de l'ONU à l'Union européenne.
Le 11 novembre 1918, au terme d'un conflit d'une ampleur inédite, Georges Clemenceau prévient : "Nous avons gagné la guerre, mais maintenant il va falloir gagner la paix, et ce sera peut-être plus difficile". Dès les premiers jours de la guerre, l'espoir de bâtir une nouvelle ère de paix a, en effet, agi comme l'un des principaux ressorts de l'acceptation de la lutte. Mais sa prolongation durant cinquante-deux longs mois et l'immensité des sacrifices qu'elle a imposés aux Français font désormais de la paix une aspiration viscérale venue des profondeurs du corps social et à laquelle la "paix des vainqueurs" de 1919 n'a pu répondre que de manière imparfaite. L'obsession d'écarter à tout jamais le péril d'une nouvelle guerre explique alors l'énorme popularité qui entoure, dans la seconde moitié des années 1920, la politique d'Aristide Briand en faveur du rapprochement franco-allemand et de la réconciliation européenne, préfiguration d'une paix solide et durable. La décennie qui suit la Grande Guerre mérite ainsi d'être davantage considérée pour elle-même, en s'affranchissant de la tentation de tout regard rétrospectif qui n'envisagerait la période qu'à la lumière de l'évolution tragique des années 1930. Loin d'être une sorte d'"entre-deux", les années 1920 possèdent leur propre cohérence et leur propre virtualité, qu'illustre une floraison d'idées et d'expériences inédites dans tous les domaines de la pensée et de l'action. Une France nouvelle est bel et bien en train de s'inventer, même si ce n'est pas toujours sans angoisse.
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