
Au carrefour de l'exploitation
En lisant le témoignage de Grégoire Philonenko, je me suis rendu compte que derrière l'univers positif et chatoyant des grands supermarchés, celui que l'on voit du côté des rayonnages, il y a un système d'exploitation impitoyable. L'écrasement des prix s'effectue par une pression tout aussi radicale que sur ceux qui y travaillent. C'est cette réalité que l'on découvre dans cet ouvrage. Il nous livre l'histoire d'un jeune homme honnête, sérieux, entreprenant, qui a envie de réussir et qui cherche à bien faire. Il trouve un emploi qui lui semble intéressant. Il se retrouve pris dans un système qui va le conduire à sacrifier sa vie, sa famille et sa santé. Il nous explique parfaitement ce processus de servitude volontaire [... ]. Peut-on parler d'exploitation pour rendre compte de ce phénomène ? [... ] Il y a là un mystère. Comment peut-on accepter d'aller si loin dans le sacrifice pour la réussite de son entreprise ? Je laisse aux lecteurs découvrir les différentes facettes de ce mystère. " tes de ce mystère. "
| Nombre de pages | 159 |
|---|---|
| Date de parution | 19/11/1997 |
| Poids | 227g |
| Largeur | 157mm |
| EAN | 9782220040707 |
|---|---|
| Titre | Au carrefour de l'exploitation |
| Auteur | Guienne Véronique ; Philonenko Grégoire |
| Editeur | DDB |
| Largeur | 157 |
| Poids | 227 |
| Date de parution | 19971119 |
| Nombre de pages | 159,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-
L'injustice sociale
Guienne VéroniqueRésumé : Le désarroi face à l'injustice sociale s'accompagne d'un sentiment d'impuissance généralisé. Comment expliquer cette situation alors que des sommes considérables sont redistribuées dans le cadre de différentes politiques publiques ? Comment l'action publique fabrique-t-elle paradoxalement de l'injustice sociale ? Comment penser les nécessaires transformations de l'Etat social ? A partir de situations concrètes particulièrement actuelles (le traitement des incivilités dans les banlieues, la stigmatisation des mauvais parents, les exclus de la vie économique, les rapports Nord/Sud...), l'auteur interroge la légitimité et les effets des politiques publiques. Elle analyse pourquoi celles-ci, qu'elles soient menées au nom de l'ordre public, de l'ordre moral ou de l'ordre social, conduisent à pénaliser, de fait, les plus pauvres et les plus fragilisés de cette société, augmentant les inégalités au lieu de les réduire. Au-delà du constat, l'auteur ouvre des perspectives sur trois niveaux de l'action publique qui pourraient être développés dans le sens d'une plus grande justice sociale : une structure sociale transformée par une redistribution plus équitable de la richesse publique ; une dynamique sociale favorisant l'activité, le débat et les mouvements sociaux ; une vie sociale plus souple, permettant que coexistent des modes de vie différents. Cet ouvrage, solide théoriquement et très concret par les situations analysées, loin des illusions et des idéologies, dessine ainsi les contours d'une société plus vivable et plus vivante.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,50 € -
Sauver, laisser mourir, faire mourir
Guienne VéroniqueAbsents de nos récits imaginaires, les grands ordonnateurs de la mort contemporaine sont de fait les médecins hospitaliers. Ceux qui accompagnent la mort au quotidien sont les personnes qui travaillent à l'hôpital, organisant à leurs côtés la présence de la famille et des amis de celui qui est devenu "un patient", et en l'occurrence "un patient en fin de vie". Comment se prennent ces décisions médicales? Comment ce lieu fait pour guérir, l'hôpital, arrive-t-il à être en même temps le lieu de nos derniers moments? Quelles normes et valeurs structurent les choix qui sont faits là? Jusqu'où les lois récentes sur le consentement éclairé font-elles du "patient" le décideur de sa mort et non les médecins? Et décideur jusqu'où? L'intention d'en finir de celui qui n'en peut plus est-elle une demande légitime? Ceux dont le rôle est structuré par le fait de sauver, de soigner, peuvent-ils ainsi être adaptables jusqu'à la position inverse d'être ceux qui tuent? Dans quelle mesure la société ne se décharge-t-elle pas un peu vite des débats qui la concernent sur ces médecins, voire sur la "conscience" de ces médecins?Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 € -
Revue internationale de psychosociologie N° 19, Automne 2002 : Le compréhensible et l'inacceptable
Guienne Véronique ; Enriquez EugèneSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER33,00 €
Du même éditeur
-

Aïe, mes aïeux ! Liens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissio
Ancelin Schützenberger AnneLiens transgénérationnels, secrets de famille, syndrome d'anniversaire, transmissions des traumatismes et pratique du génosociogramme.Anne Ancelin Schützenberger livre dans cet ouvrage, à travers son analyse clinique et sa pratique professionnelle de près d'une vingtaine d'années, une «thérapie transgénérationnelle psychogénéalogique contextuelle».En langage courant, ceci signifie que nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et que nous avons parfois, curieusement, à «payer les dettes» du passé de nos aïeux. C'est une sorte de «loyauté invisible» qui nous pousse à répéter, que nous le voulions ou non, que nous le sachions ou pas, des situations agréables ou des événements douloureux. Nous sommes moins libres que nous le croyons, mais nous avons la possibilité de reconquérir notre liberté et de sortir du destin répétitif de notre histoire, en comprenant les liens complexes qui se sont tissés dans notre famille.Ce livre passionnant et truffé d'exemples s'inscrit parmi les toutes récentes recherches en psychothérapie intégrative. Il met particulièrement en évidence les liens transgénérationnels, le syndrome d'anniversaire, le non-dit-secret et sa transformation en un «impensé dévastateur».Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, est professeur émérite des Universités et a été directeur pendant une vingtaine d'années du Laboratoire de psychologie sociale et clinique de l'Université de Nice. Elle a publié Le Psychodrame, Psychogénéalogie, Le plaisir de vivre, Sortir du deuil, chez Payot, et Vouloir guérir chez Desclée de Brouwer.EN STOCKCOMMANDER25,25 € -

La légende du Grand Inquisiteur
Dostoïevski FédorTirée des Frères Karamazov, la Légende du Grand Inquisiteur - précédée ici de la Révolte d'Ivan - constitue l'un des passages majeurs de l'oeuvre romanesque de Dostoïevski. A travers une mise en scène saisissante, elle oppose la douce figure du Christ de l'Evangile à celle de l'Inquisiteur médiéval, symbole d'un pouvoir absolu sur les corps et les âmes que l'écrivain russe ne cesse de dénoncer. En notre siècle marqué par les guerres, les totalitarismes et les intégrismes, cette parabole n'a pas fini de hanter la conscience moderne par sa force et son actualité. Comme le souligne Michel del Castillo dans sa présentation, elle "ne montre rien d'autre qu'un pari désespéré, proprement insensé, contre l'absurdité du monde, contre le Mal, contre le réalisme froid des Eglises, contre la tiédeur et le conformisme".EN STOCKCOMMANDER10,30 € -

Rimbaud, mystique à l'état sauvage
Le Guillou PhilippeArthur Rimbaud reçoit une éducation chrétienne, et son parcours et son univers poétique en garderont la trace. Mais, très vite, la révolte et l'aspiration à la liberté font voler en éclats ce que le futur poète perçoit comme un lieu de contrainte et de soumission. La médiocrité des cérémonies religieuses, l'hypocrisie des bien-pensants nourrissent son anticléricalisme et l'incitent au blasphème. Cependant, les préoccupations d'ordre spirituel ne le quittent pas, il rêve même une religion plus humaine et plus universelle. Celui qui est prêt à toutes les transgressions désire s'affranchir du sceau de son baptême : le "voyant" ne craint rien, toutes les fournaises, toutes les soifs, mais dans cette traversée infernale, Dieu, le salut, la rédemption gardent une place essentielle. Et même si Rimbaud reste sensible à la figure du Christ et aux motifs chrétiens, il serait réducteur de voir en lui un homme travaillé par un retour à la foi de l'enfance. Une légende s'est pourtant forgée : celle du prodigue revenu au bercail. C'est plutôt celle du "mystique à l'état sauvage" qui semble la plus juste, celle d'un révolté que rien n'apaise, d'un quêteur d'absolu cherchant l'harmonie et l'unité, d'un homme hanté par l'éternité, d'un mystique intermittent, réfractaire à toute doctrine, pèlerin aux semelles de vent sur les routes du monde.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

L'enfant tonique et sa mère
Robert-Ouvray SuzanneRésumé : Il ne suffit pas d'aimer son enfant pour qu'il se développe harmonieusement. Car, ajoute Suzanne Robert-Ouvray, si tout commence dès la naissance avec les soins quotidiens, les échanges affectifs, la sécurité émotionnelle, il faut aussi l'aider à organiser sa tonicité afin que sa motricité et ses comportements soient adaptés à ses besoins. Avant même de parler, c'est avec ses tensions musculaires et organiques que le bébé répond aux stimulations de son environnement. Par ignorance, banalisation ou incompréhension, un défaut de soutien de l'enfant ou des gestes de maltraitance peuvent provoquer de graves perturbations relationnelles. Emaillé d'exemples concrets, cet ouvrage accessible propose une théorie de l'étayage psychomoteur à tous ceux qui ont la tâche délicate d'aider les enfants à grandir et à se développer.EN STOCKCOMMANDER22,80 €
De la même catégorie
-

Les dépossédés de l'open space. Une critique écologique du travail
Lederlin FannyRésumé : Quel est le point commun entre un livreur à vélo, une agente d'entretien, un start-upper, une aide soignante et une " curatrice de contenus " ? Tous subissent les nouvelles modalités de travail imposées par la digitalisation, la robotisation et les méthodes contemporaines de management. Partout, le " néotravail " étend son emprise : du bureau au domicile, notre open space s'est élargi, et nous ne pouvons plus échapper aux injonctions à " aller plus vite ", à nous " adapter " et à " nous engager à fond dans nos projets ". Mais ce néotravail est en train de nous déposséder, non seulement de la valeur de notre travail mais aussi de nos capacités à créer, à nous lier les uns aux autres, à parler, à prendre soin de notre environnement, jusqu'à celles d'exercer notre propre jugement. Il fait de nous des " dépossédés de l'open space ". Peut-être est-il temps de reprendre possession de notre travail pour construire des rapports harmonieux avec les autres, avec nous-mêmes et avec la nature ? En retrouvant ses vertus médiatrices, socialisantes, subjectivantes et émancipatrices, cet " écotravail " contribuerait à faire advenir une société plus juste et plus viable : une " société écologique ".EN STOCKCOMMANDER19,90 € -

Un taylorisme augmenté. Critique de l'intelligence artificielle
Carbonell Juan SebastianEntreprises, gouvernements et médias s'emploient depuis plusieurs années à vendre un "rêve technologique" : la révolution numérique, progrès aussi inéluctable qu'indispensable. La refuser serait passer à côté de l'histoire. Ainsi cherchent-ils à rendre l'intelligence artificielle acceptable par le grand public, en prenant soin d'occulter ses effets délétères. Dans un précieux exercice de démystification, J. S. Carbonell montre que ces discours apologétiques servent d'abord les intérêts du patronat. Au lieu de se demander si elle va tout changer, et même si elle va remplacer les travailleurs humains, il faut la replacer dans l'histoire longue des transformations de l'organisation du travail. Car, bien que l'IA présente des enjeux spécifiques, c'est aussi une technologie comme une autre. De ce point de vue, son utilisation représente une intensification de la logique tayloriste née voici plus d'un siècle dans les usines d'Henry Ford : le travail est décomposé en une série de tâches, la conception séparée de l'exécution. Le déploiement d'un management algorithmique (l'organisation du travail et la gestion du personnel par des algorithmes) a pour but principal de renforcer le contrôle et la surveillance de la main-d'oeuvre. Voilà à quoi ce livre se veut une invitation à résister.EN STOCKCOMMANDER13,00 € -

Vous ne détestez pas le lundi. Vous détestez la domination au travail
Framont NicolasEn France, comme ailleurs, le mal-être au travail s'amplifie. Les travailleurs expriment leur mécontentement face à l'organisation, à l'utilité perçue et à la reconnaissance hiérarchique de leur entreprise. Tous les secteurs, y compris l'associatif et le service public, sont désormais contaminés par des formes de management absurdes et violentes qui font redouter le lundi matin. Dans Vous ne détestez pas le lundi, Nicolas Framont invite à se libérer des mythes du travail - présentéisme, mérite, psychologisation de la souffrance -, et propose une nouvelle culture de la révolte.EN STOCKCOMMANDER9,90 € -

Enquêter sur le travail. Concepts, méthodes, récits
Avril Christelle ; Cartier Marie ; Serre DelphineNombreux sont les ouvrages qui retracent avec une ambition d'exhaustivité les caractéristiques du monde du travail et proposent une synthèse des acquis de la recherche. La démarche adoptée dans ce livre est différente. A partir de récits d'enquêtes, Christelle Avril, Marie Cartier et Delphine Serre explicitent les outils empiriques et conceptuels à mettre en oeuvre pour mener une étude sociologique du travail. Ce guide d'enquête est aussi un guide d'analyse des situations de travail et des pratiques des travailleurs. Dans cet ouvrage, loin d'être sacralisée ou déniée, la "théorie" est présentée de façon concrète. En effet, les auteurs mobilisent des enquêtes menées sur des métiers variés, depuis les ouvriers et les caissières jusqu'aux médecins, en passant par les violonistes et les boulangers. Les concepts prennent sens à l'épreuve des faits et les enjeux s'affinent au contact d'exemples concrets. Ces enquêtes sont toujours exposées en détail, afin d'offrir un accès privilégié aux coulisses du métier de sociologue, à ses méthodes, mais aussi aux multiples facettes des expériences de travail, passées et présentes. Ce guide s'adresse aux étudiants, aux chercheurs en sociologie ou en sciences sociales, mais aussi aux professionnels qui réfléchissent aux pratiques de travail. Les auteurs, toutes trois sociologues, y transmettent avec passion et pédagogie leur goût pour les enquêtes et les ficelles du métier. Il intéressera tous ceux qui souhaitent armer empiriquement et théoriquement leur réflexion sur le travail et les travailleurs.EN STOCKCOMMANDER24,00 €

