Est-ce le désir de changer ou de "gagner plus" qui fait qu'un beau matin, prenant ses cliques et ses claques, l'héroïne de ce roman quitte la place où elle était bonne à tout faire ? Non, ce n'est pas le désir de gagner plus, c'est le désir d'être "une libre" , de vivre sa vie sans la passer à travailler pour les autres. Elle part donc, avec quatre boîtes en carton ficelées contenant ses affaires, principalement des lettres et des chaussettes. Son but : s'asseoir sur un banc et écouter les oiseaux chanter en regardant les passants passer. Mais un tel programme, aussi simple qu'il paraisse, ne va pas sans difficultés : ou bien il n'y a pas de bancs, ou bien il n'y a pas d'oiseaux, ou bien les bancs sont pris, ou bien le voisinage ne lui convient pas. Alors, pour trouver un endroit qui lui plaise, elle se promène dans les rues, prend le métro, prend l'autobus, non sans démêlés avec les personnes qui veulent attenter à sa liberté. Elle pense beaucoup et se pose des questions difficiles. En trois jours, heureuse mais perpétuellement révoltée, elle va jusqu'au bout. Dans son histoire exemplaire, l'humour est toujours présent, la tendresse surgit parfois. C'est un hymne parodique à la liberté. Et la liberté finit par triompher, à travers une aventure d'une parfaite dérision.
Nombre de pages
208
Date de parution
11/10/1967
Poids
270g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070230105
Titre
Renata n'importe quoi
Auteur
Guerard C
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
19671011
Nombre de pages
208,00 €
Disponibilité
Epuisé
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De temps à autre il est utile de secouer sa pensée: se débarrasser des idées mortes, chasser les idées noires, celles qui tournent à l'obsession. Faire pensée neuve, en somme. Nous savons si bien soigner notre corps, plonger dans un bain chaud et nous délasser. Mais l'esprit aussi souffre de crampes et de fatigues: un remords qui nous ronge, un regret qui nous laisse inquiets, un mauvais souvenir, une déception... A quoi bon ruminer comme une vache ces pensées néfastes et stériles? Elles finiront par peser sur l'estomac." Ce livre décline une philosophie au grand air et au quotidien: la consolation, l'ennui, le désir d'absolu, les passions, la mort, l'esprit d'innocence, la joie généreuse... Pour apprécier ou supporter toutes les variations climatiques de l'existence.
Au commencement, elle mord puis elle brûle. L'ironie ne laisse pas indifférent, qu'elle siffle comme une balle ou déchaîne des tempêtes sur les vies les plus rangées. Ce qu'on nomme ironie du sort. Malveillante, cruelle, assassine - elle a sa part dans la condamnation à mort de Socrate - l'ironie a mauvaise réputation. Et pourtant, sa vocation est la recherche de la Vérité, de toutes les vérités. Dans sa dialectique, elle renverse les certitudes, les conformismes et l'ordre établi. Elle interroge (du grec eironia, interrogation) l'homme dans son devenir, lui offre des points de vue décalés, l'élève et lui fait oublier ses petites misères. Joueuse, joyeuse, grave, l'ironie déploie, entre humour et cynisme, des perspectives obliques et cavalières. Libre et pudique, l'ironie est une conduite de vie. Une résistance contre la lourdeur et la prétention de notre époque. Cet ouvrage a été dirigé par Cécile Guérard.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.