
Le dix-huit Brumaire. L'épilogue de la Révolution française (9-10 novembre 1799)
Le 18 Brumaire est le commencement et la fin d'une histoire ; il marque l'accession au pouvoir de Bonaparte et l'épilogue provisoire d'une Révolution française qui n'en finit pas de s'achever. Depuis 1789, elle a parcouru tout le cycle des formes politiques connues pour s'enliser dans une impasse dont elle ne sait plus comment sortir : la République, souillée par la Terreur, est devenue impossible ; la monarchie, synonyme de contre-révolution, l'est autant. C'est donc au général corse, devenu un héros national sur les champs de bataille, qu'il revient de l'en sortir : fils de la Révolution, il en incarne la gloire militaire sans avoir à en assumer les excès ; né à la péripétie du royaume, il a assez de proximité avec ses compatriotes pour comprendre les passions révolutionnaires et assez de distance pour ne pas y succomber. Lui seul paraît capable de réconcilier les deux peuples et les deux histoires que la Révolution a séparés. Mais pour comprendre la réussite de son coup d'audace, dont ce livre restitue le cours haletant, c'est le régime du Directoire, ses incuries et son échec, que l'auteur interroge aussi à frais nouveaux. Brumaire est un vrai coup d'Etat, mais singulier : sans violence ou presque, sans victimes, sans proscrits, entouré d'un consentement tel qu'il sera longtemps considéré comme une élection que les circonstances avaient privée des formes légales. Et même s'il inaugure un régime plutôt éphémère, l'irruption de Bonaparte dans l'histoire révolutionnaire imprimera durablement sa marque sur notre légendaire national et l'esprit de nos institutions.
| Nombre de pages | 528 |
|---|---|
| Date de parution | 13/09/2018 |
| Poids | 268g |
| Largeur | 107mm |
| EAN | 9782072789182 |
|---|---|
| Titre | Le dix-huit Brumaire. L'épilogue de la Révolution française (9-10 novembre 1799) |
| Auteur | Gueniffey Patrice |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 107 |
| Poids | 268 |
| Date de parution | 20180913 |
| Nombre de pages | 528,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Histoires de la Révolution et de l'Empire
Gueniffey PatriceDepuis son ouvrage La politique de la Terreur, Patrice Gueniffey s'est imposé comme un historien majeur de la Révolution et de l'Empire. Il le doit non seulement au caractère toujours novateur de son approche et à la densité de ses analyses, mais aussi à la qualité de son style. Le présent ouvrage rassemble pour la première fois ses principaux textes, tous réécrits pour permettre une lecture continue et vivante. Etudes et récits y côtoient les portraits de contemporains (Robespierre, La Fayette, Maistre, Napoléon) et d'historiens (Bainville, Cabanis). L'ensemble propose une vision stimulante de la période 1789-1815 qui fera date.EN STOCKCOMMANDER12,50 € -

Le Dix-huit Brumaire. L'épilogue de la Révolution française, 9-10 novembre 1799
Gueniffey PatriceExtrait Extrait de l'avant-propos : Le 18 Brumaire occupe une place à part dans la galerie des coups d'État. Il présente la singularité d'avoir eu peu de détracteurs mais beaucoup d'admirateurs. Cette indulgence doit d'abord au peu d'estime - c'est un euphémisme - dont a toujours souffert le régime du Directoire auquel Brumaire met fin ; à la personnalité flamboyante de son auteur et principal bénéficiaire ; enfin, et peut-être surtout, au fait que ce coup d'État, à la différence de tant d'autres, ne provoqua ni morts ni proscriptions. Le contraste n'est pas seulement saisissant avec la plupart des coups d'État qui vont suivre, il l'est plus encore avec les «journées» révolutionnaires qui l'ont précédé. Une telle mansuétude, s'indignait Edgar Quinet, procède d'une supercherie, d'une falsification historique sciemment perpétrée par les instigateurs mêmes de cette authentique usurpation du pouvoir et qui a consisté à dater du 18 un événement qui, en réalité, eut lieu le lendemain : Le dernier jour de la Révolution devrait porter la date du 19 et non pas du 18 brumaire, comme cela a passé en usage. Chaque événement ne porte-t-il pas le nom du jour où le grand coup a été porté ? Pourquoi donc ici cette exception unique ? L'événement, était-ce [...] le décret de translation à Saint-Cloud ? Est-ce là vraiment tout ce que rappelle l'époque dont je parle ? Non évidemment. Mais il fallait attacher les yeux de l'histoire sur les préliminaires, et les éloigner du lendemain. [...] Il entrait dans le système de faire croire qu'il n'y avait eu aucune violence, que la force n'avait été que la conséquence des décrets réguliers des assemblées qui, seules, devaient rester chargées de cette date. Voilà l'intention secrète de la surprise faite à l'histoire. Napoléon lui a commandé d'antidater l'événement; elle a obéi [...]. Si l'on eût appliqué un art et une chronologie de ce genre à d'autres époques, il n'y aurait pas une journée de violence dans la Révolution. On n'aurait eu qu'à prendre pour date la veille de chaque événement, au lieu du jour même. Quinet a raison mais, il faut l'avouer, il cédait souvent à la paranoïa dès qu'il était question de Napoléon. D'ailleurs, il impute à celui-ci la paternité d'un genre de supercherie qui n'était pas de son invention. Ne parle-t-on pas aujourd'hui encore du 31 mai 1793 pour désigner l'expulsion des Girondins de la Convention nationale, alors que celle-ci se produisit le 2 juin ? Il ne faut pas non plus prendre trop au sérieux Quinet quand il évoque les violences du 19 brumaire. Il les exagère. Si, le 18, il ne se passa rien ou presque - le Conseil des Anciens investit Bonaparte du commandement des troupes et trois des cinq membres du Directoire exécutif démissionnent, deux volontairement, le troisième contraint et forcé -, la journée du 19 brumaire ne fut guère plus exaltante. L'événement, autrement dit, manque d'intensité dramatique : pas un coup de fusil, pas une décharge d'artillerie, pas un blessé, pas un mort, pas une goutte de sang. Juste quelques cris et une bousculade.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER24,40 € -

Bonaparte. 1769-1802
Gueniffey PatriceRésumé : Napoléon n'a pas manqué de biographes. On s'en étonnerait à tort. Les hommes qui ont laissé une empreinte aussi profonde sur leur époque et sur les imaginations sont-ils si nombreux ? L'écho de son extraordinaire aventure a retenti bien au-delà des frontières de la France et même de l'Europe. Depuis, la légende a un peu pâli, le monde a changé. Le mythe s'épuise à mesure que les passions qui l'ont entretenu s'éteignent : celles de la gloire, de l'héroïsme et de la guerre. Toute cette magie est morte avec les hécatombes du XXe siècle. Mais Napoléon n'a pas été seulement un conquérant. Stratège hors pair, il fut aussi le plus doué des élèves de Machiavel dans l'art de gouverner. Plus qu'au guerrier, c'est au Premier consul que vont aujourd'hui les hommages. Ce qui reste, c'est le souvenir d'une volonté éclairée s'appliquant à relever les ruines de la Révolution avec une intelligence, une énergie et une efficacité incomparables - avec brutalité aussi, car on ne saurait ignorer combien cet homme si positif était, pour le meilleur comme pour le pire, étranger à toute idée de bien et de mal. Ce qui, en lui, parle encore aux imaginations modernes, c'est autre chose : la croyance, qui était la sienne, et que nous voudrions être la nôtre, que notre sort ne résistera pas à notre volonté. Bonaparte est une figure de l'individu moderne : l'homme qui s'est créé à force de volonté, de travail et de talent, qui a fait de sa vie un destin en repoussant toutes les limites connues. Un quart de siècle seulement sépare son entrée sur la scène de l'Histoire de sa disparition. Histoire si brève et si riche - énigmatique aussi par bien des côtés - qu'elle ne peut être traversée trop vite. L'historien ne peut marcher au pas des armées de l'Empereur. Un Napoléon suivra ce Bonaparte. Celui-ci retrace l'histoire du jeune Napoléon, de la Corse aux Tuileries, des années obscures de l'enfance jusqu'à la proclamation du Consulat à vie en 1802 où, sans encore porter le titre d'empereur, il rétablit à son profit la monarchie héréditaire. S'il est dans la vie de chaque homme, comme dit Jorge Luis Borges, un moment où il sait "à jamais qui il est", ce livre s'attache à le découvrir pour comprendre comment Napoléon est devenu Napoléon.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER14,90 € -

Le nombre et la raison. La Révolution française et les élections
Gueniffey PatriceSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER47,00 €
Du même éditeur
-

L'étranger
Camus AlbertQuand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.EN STOCKCOMMANDER7,60 € -

Sobibor
Molla JeanDans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.4e de couverture : Emma est une jeune femme atteinte d'anorexie. Appréhendée dans un supermarché pour vol, elle ne peut qu'expliquer : "Je l'ai fait pour qu'on m'arrête." Pourtant, Emma veut savoir, Emma veut comprendre. "Sobibor", ce nom, prononcé par sa grand-mère polonaise peu avant sa mort, lui apportera plus que de simples réponses. Dans ce récit mettant en scène une adolescente aux prises avec des réalités qui la dépassent, Jean Molla revient sur un des épisodes les plus tragiques du siècle dernier. Ce roman, au succès critique et populaire, a été récompensé par plus de dix prix littéraires et a été traduit en six langues.Notes Biographiques : Jean Molla est né en 1958 à Oujda, au Maroc. Il a fait des études de lettres à Tours et à Poitiers puis, un peu par hasard, des études de tourisme. Il a été successivement apiculteur, professeur de guitare classique et guide dans un musée pour finalement devenir professeur de lettres. Après avoir enseigné dans de nombreux établissements de la Vienne et du Nord de la France, il exerce aujourd'hui dans un collège de ZEP, à Poitiers. Ce n'est qu'en 2000 que Jean Molla a commencé d'écrire, juste avant la naissance de son troisième garçon.EN STOCKCOMMANDER7,60 € -

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 € -

Jour de ressac
Kerangal Maylis deOui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs". Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.EN STOCKCOMMANDER8,60 €
De la même catégorie
-

Danton : Bonhomme ou démon
Desprat Jean-PaulLa personnalité de Danton a captivé de nombreux historiens, dramaturges ou cinéastes et, pourtant, elle reste une énigme. Etait-il le joyeux compagnon, bon ami et bon père que décrivent unanimement ses proches ? Ou bien l'homme prêt à tout immoler pour le succès de la Révolution, jusqu'à encourager les massacres du 2-Septembre et machiner la mort du roi ? Autre hypothèse : peut-être a-t-il su, plus que tout autre politique en son temps, prendre le pouls du peuple révolutionnaire, accompagner les débordements mortifères de la multitude tout en évitant, sitôt après, d'être discrédité, taxé de lâcheté, dès lors que le retour à la raison s'avérait indispensable ? S'appuyant sur des sources inédites, l'auteur réévalue l'influence de Danton sur les grands événements révolutionnaires. Au fil des chapitres, nous découvrons ses stratégies, ses amitiés, ses trahisons et son ultime courage face à la mort. Cette biographie restitue toute l'humanité d'un homme souvent réduit à des clichés. Jean-Paul Desprat est un historien et romancier français, spécialiste des XVIIe et XVIIIe siècles. Il a publié des biographies remarquées, chez Perrin et Tallandier (Henri IV, Mme de Maintenon, Mirabeau...), et il est également l'auteur d'essais littéraires, de beaux livres et de sagas romanesques.EN STOCKCOMMANDER24,10 € -

Nouvelle histoire de la Révolution française
Martin Jean-ClémentRésumé : Cette nouvelle histoire de la Révolution française, appuyée sur une vaste bibliographie laissant la place aux apports anglo-saxons, invite à une relecture des années 1770 à 1802 autour de quatre moments fondateurs. La révolution par le haut, tout d'abord, initiée par Louis XV et maladroitement reprise par Louis XVI, échoue sur le coup de force magistral de 1789. S'ouvre alors cette révolution-régénération attendue par la quasi-totalité des Français. Puis commence, en 1792, la véritable révolution conduite par les jacobins qui recherchent une nouvelle société mais libèrent une violence incontrôlable. Enfin, après l'élimination de Robespierre, la stabilisation des institutions bute sur les rivalités politiques, jusqu'à permettre que l'Etat soit confisqué par un général charismatique. Au terme de cette masse d'événements, brossés avec talent par Jean-Clément Martin, la France aura fait son entrée dans la modernité.EN STOCKCOMMANDER12,00 € -

De la Révolution à l'Empire
Soboul AlbertDe la Révolution au Premier Empire, c'est l'avènement de la société bourgeoise et individualiste qu'Albert Soboul met au jour. De la première sortit une génération d'hommes nouveaux, qui formeront le gros du contingent du Directoire. Entre celui-ci et le Consulat, nulle rupture, et certainement pas celle du 18 Brumaire, qui " s'inscrit dans la ligne des coups d'Etat directoriaux " : dans l'un et l'autre se retrouvent des traits et des acteurs communs. Même le Premier Empire n'advient, aux yeux de Soboul, que par la " force des choses " : pour finir la Révolution, exporter ses principes et ses institutions, pour continuer et gagner la guerre, il fallait un régime fort, comme sous la Terreur, il fallait que " le gouvernement de la République [fût] confié à un Empereur ", selon les termes même de la nouvelle constitution. Régime qui ne pourra plus d'ailleurs se passer de la guerre, en raison, dit Soboul, de " l'excès même des ambitions de l'empereur ". On le voit : une vision nourrie de matérialisme historique – selon lequel " les hommes font leur propre histoire, mais ils ne la font pas arbitrairement, dans les conditions choisies par eux, mais dans des conditions directement données et héritées du passé " (Marx) – par l'un des plus grands historiens marxistes de la seconde moitié du XXe siècle.EN STOCKCOMMANDER21,00 € -

Histoires de la Révolution et de l'Empire
Gueniffey PatriceDepuis son ouvrage La politique de la Terreur, Patrice Gueniffey s'est imposé comme un historien majeur de la Révolution et de l'Empire. Il le doit non seulement au caractère toujours novateur de son approche et à la densité de ses analyses, mais aussi à la qualité de son style. Le présent ouvrage rassemble pour la première fois ses principaux textes, tous réécrits pour permettre une lecture continue et vivante. Etudes et récits y côtoient les portraits de contemporains (Robespierre, La Fayette, Maistre, Napoléon) et d'historiens (Bainville, Cabanis). L'ensemble propose une vision stimulante de la période 1789-1815 qui fera date.EN STOCKCOMMANDER12,50 €
