Un meurtre, une société. L'assassinat du duc d'Orléans, 23 novembre 1407
Guenée Bernard
GALLIMARD
26,30 €
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EAN :9782070725779
L'assassinat de Louis, duc d'Orléans, frère unique du roi de France, par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, cousin germain de l'un et de l'autre, est un événement d'importance. D'une part, ce fut une affaire de famille et une affaire d'État qui plongea les Français d'alors, pour deux générations, dans les malheurs d'une guerre civile où s'opposèrent les Armagnacs et les Bourguignons, puis de la guerre étrangère, contre les Anglais. D'autre part, rien ne peut mieux révéler ce que fut la société politique française à la fin du Moyen Âge. Les Français rêvaient alors d'une société bien ordonnée en une belle hiérarchie dominée par la majesté royale. En réalité, désordres et violences les faisaient vivre dans une structure fragile que la folie du roi Charles VI menaça plus encore. Elle posa des problèmes que ni les parents du roi ni les institutions (lu royaume ne purent résoudre. La haine et le froid calcul poussèrent le duc de Bourgogne au meurtre de son rival. Ce meurtre aurait pu être de peu de conséquence. Si le duc avait avoué son crime et s'était repenti, le roi aurait pu pardonner, et la paix aurait été rétablie. Au contraire, l'honneur du duc le conduisit à se justifier et à se glorifier. Le roi fut donc impuissant à contenir le désir de vengeance des parents et amis du duc d'Orléans. Le récit des tempêtes et des débats qui suivirent le meurtre de 1407 est ici prolongé jusqu'en 1419, où la mort du duc fut vengée par le meurtre de son meurtrier, à Montereau, sur ordre et en présence du dauphin Charles, le futur Charles VII.
Nombre de pages
372
Date de parution
03/03/1992
Poids
416g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070725779
Titre
Un meurtre, une société. L'assassinat du duc d'Orléans, 23 novembre 1407
Auteur
Guenée Bernard
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
416
Date de parution
19920303
Nombre de pages
372,00 €
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Résumé : Bernard Gui (1261-1331), déjà entrevu dans Le Nom de la Rose, homme d'autorité mais aussi de droit ; Gilles Le Muisit (1272-1353), qu'une perte de la vue convertit en historien-poète des conflits et de la peste au XIV ? siècle ; Pierre d'Ailly (1351-1420), audacieux gagneur qui finit très riche et légat du pape au concile de Constance ; Thomas Basin (1412-1490), conciliateur qui perdra son évêché et rédigera, en homme détrompé, ses histoires de Charles VII et de Louis XI. Quatre produits de l'E. N. A. médiévale que fut l'Université servent à montrer, dans une ère d'apparence immobile, les tensions, ambitions, mobilités, solidarités chez les serviteurs de l'Etat et de l'Eglise. Ici, une vie d'homme est prise comme unité de mesure de l'histoire.
En 1971, ce livre devait convaincre du poids du politique dans l'histoire. Cette démonstration n'est plus aujourd'hui nécessaire. Mais l'étude des structures et des mentalités politiques reste un champ encore largement ouvert à la recherche. Les Etats des XIVe et XVe siècles ont certes travaillé à accroître leurs ressources pour renforcer leur administration et leur armée. Leurs moyens étaient pourtant trop faibles encore. Un Etat solide ne pouvait naître que de l'accord d'un prince et d'un peuple. Le peuple cherchait la justice et la paix. Le prince devait le convaincre qu'il était assez fort pour les lui donner, et qu'il tenait à bon droit son pouvoir de Dieu. Autant et plus que la contrainte des institutions, la propagande du prince et les convictions des sujets assuraient la solidité de l'Etat.
Histoire et culture historique dans l'Occident médiéval. Cet ouvrage voudrait rendre justice aux historiens qui vécurent au Moyen Âge - et d'abord convaincre qu'il y en eut. Il n'y eut pas que des conteurs naifs, comme on le croit trop souvent, mais, tout comme aujourd'hui, des historiens acharnés à reconstruire leur passé, proche ou lointain. L'histoire n'avait pas, au Moyen Âge, la reconnaissance qu'elle a aujourd'hui. Modeste auxiliaire de la théologie, du droit et de la morale, elle n'était jamais enseignée pour elle-même; personne ne pouvait songer à se consacrer tout entier à cette activité secondaire. Pourtant, les achèvements des historiens furent loin d'être négligeables. Ils surent tirer parti de la tradition orale, mais se plongèrent aussi avec courage dans les bibliothèques et les archives. Passionnés de chronologie, ils reconstruisirent comme ils purent un passé daté: l'érudition moderne date de cette époque.
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.