La richesse des nations n'est plus liée à la révolution libérale", écrit Michel Guénaire, parce que l'héritage du libéralisme a été trompé, "comme la pudeur et la lucidité des classiques ont été trompées par l'inconscience et la vanité des nouveaux marchands". Depuis la chute du mur de Berlin, la révolution libérale a transformé le cours de l'Histoire. La crise financière de l'automne 2008 en a révélé les excès et la fragilité. Il faut donc analyser les origines historiques du libéralisme pour mesurer l'écart qui s'est creusé entre la première morale du libéralisme et son actuelle pratique dévastatrice. Cette crise est une crise de civilisation. Il faut retrouver le rôle de l'État, la richesse de l'entreprise et l'éducation de l'homme. Sans cela la liberté n'a plus le même sens. Biographie de l'auteur Associé d'un cabinet d'avocats d'affaires international, Michel Guénaire est un praticien reconnu du droit public. Il poursuit une réflexion sur la question du pouvoir à l'heure de la mondialisation, et est l'auteur de Le Prince moderne ou les limites de la volonté (Flammarion, 1998), Déclin et renaissance du pouvoir (Gallimard, 2002) et Le Génie français (Grasset, 2007).
Nombre de pages
206
Date de parution
16/03/2009
Poids
275g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782081227231
Titre
Il faut terminer la révolution libérale
Auteur
Guénaire Michel
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
275
Date de parution
20090316
Nombre de pages
206,00 €
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Résumé : Le matin du dimanche 23 juin 1940, Hitler visite Paris. Entouré de proches qu'il a soigneusement choisis, dont l'architecte Albert Speer et le sculpteur Arno Breker, il entre dans une ville déserte. Comme personne ne l'a jamais vue. L'image de Hitler devant la Tour Eiffel a fait depuis le tour du monde, mais la date de la visite, le contexte qui y a préludé, le parcours suivi dans la capitale, les monuments vus, ont été ignorés. Michel Guénaire écrit avec talent le récit de cette visite, étape par étape, qui aura seulement duré deux heures trente minutes. C'est la Blitzbesuch ou la Visite éclair, après la Blitzkrieg. Il apporte à ce jour hors du commun sa profondeur psychologique et historique : la vocation d'architecte raté de Hitler, le modèle que représente Paris pour le futur Berlin, l'hommage à Napoléon aux Invalides, les commandes qu'il passe à Speer et à Breker par un mécénat démiurgique. C'est " le plus beau jour de ma vie " , dira Hitler. Il est de fait à son apogée, avant de tout perdre en se lançant un an plus tard dans l'aventure suicidaire de la conquête de la Russie soviétique. Le vent du destin tournant contre lui, voudra-t-il vraiment " brûler " Paris ? Un récit passionnant, qui perce l'un des derniers mystères de la Seconde Guerre mondiale.
Résumé : Que reste-t-il du pouvoir - de ce qu'on appelait le pouvoir - à l'heure de la mondialisation ? Michel Guénaire montre que la grande interrogation du moment réside dans la dissolution généralisée et accélérée des pouvoirs et du principe même du pouvoir. L'entreprise, contrairement aux apparences, ne constitue pas un pouvoir alternatif, pas plus que les organisations internationales, ni encore l'intégration européenne. Fin de la guerre et du pouvoir militaire, mise sous tutelle du pouvoir politique par les Constitutions, diffusion avec la common law d'un droit sans code, substitution du modèle de la régulation à celui de l'administration, triomphe de la capacité d'empêchement des médias (qui ne constituent pas eux non plus un pouvoir de substitution) : autant de symptômes de ce vide de pouvoir. Le processus est-il durable ou appelé à se retourner, et comment ? Ancien universitaire et aujourd'hui avocat d'affaires, Michel Guénaire livre le fruit d'une réflexion et d'une expérience qui, entre politique, économie et droit, analyse en profondeur notre temps. Au-delà des éclats et des mirages de l'actualité, sommes-nous en train de vivre la fin du pouvoir, ou sa métamorphose ?
Voici un livre salutaire et révolutionnaire qui entend redonner au Prince droit de cité. Figure allégorique du pouvoir, condottiere des cités de la Renaissance, président ou Premier ministre des démocraties modernes, il rencontre aujourd'hui une critique sans précédent, qui interdit à travers lui toute politique dans nos sociétés. Michel Guénaire réinvente le Prince, loin de l'utopie des Lumières qui voulut "projeter en lui le désir d'une vertu et d'une rationalité", et contre la technique de la Constitution moderne qui limite sa volonté. Quatre siècles après Machiavel, il écrit pour un Prince dont la volonté reconquise permettra de reformer une libre société des hommes plutôt que de protéger un pouvoir coupé du monde, car le nouveau Prince sera "un Prince de la société avant d'être un Prince du pouvoir. Biographie de l'auteur Ancien maître de conférences des facultés de droit et à l'Institut d'études politiques de Paris, Michel Guénaire est aujourd'hui avocat d'affaires. Il a notamment publié un livre qui a pris date en 1995, Un monde sans élites"
Les hommes publics, hommes politiques et chefs d'entreprise, sont aujourd'hui mis au ban de la société. Mais un monde sans élites est un monde sans société, car les élites sont nécessaires pour entraîner la société. A partir du suicide de Pierre Bérégovoy, Michel Guénaire décrit les manifestations de la critique des hommes publics ; il les voit dans la dérision qui frappe aujourd'hui les élites, mais aussi dans la densification des règles du droit et le contrôle exercé en leur nom qui limitent exagérément la liberté d'action des élites. Il propose, au terme de son essai, qu'une nouvelle éducation refonde les élites du pays.