Correspondance (1927-1967), Les paradoxes d'une amitié
Guéhenno Jean ; Guilloux Louis ; Kerloc'h Pierre-Y
PART COMMUNE
21,00 €
Epuisé
EAN :9782844181541
Ces deux hommes, Jean Guéhenno et Louis Guilloux - l'essayiste et le romancier - que bien des éléments rapprochent à différents endroits de cette correspondance ont, en fait, de nombreuses divergences, qui tiennent en partie à l'essence même de leurs talents respectifs et à leurs buts: ambition sociale, pour le premier et ambition littéraire, pour le second. Ce que nous dit leur correspondance, empreinte d'une véritable amitié faite de connivence et confiance, c'est le caractère singulier des tempéraments. Homme de revue, Guéhenno est régulier, ponctuel. Plongé dans l'actualité, il ne comprend pas toujours Guilloux qui, lui, suit son actualité romanesque. Ecrivain avant tout, il accorde à son oeuvre la priorité absolue. De là, son "prodigieux égoïsme" lors de la rédaction de ses oeuvres. Guéhenno est d'abord l'homme d'un combat qui l'occupe son existence durant: celui de la dignité de l'homme par l'éducation. Leur forme de combat est différente et leur amitié en a souffert. "Compagnons" ou "frères d'échoppe", n'ont-ils pas pourtant, par des chemins détournés, proclamé, tous deux, la grandeur des humbles?
Nombre de pages
734
Date de parution
26/02/2011
Poids
620g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782844181541
Titre
Correspondance (1927-1967), Les paradoxes d'une amitié
Auteur
Guéhenno Jean ; Guilloux Louis ; Kerloc'h Pierre-Y
Editeur
PART COMMUNE
Largeur
120
Poids
620
Date de parution
20110226
Nombre de pages
734,00 €
Disponibilité
Epuisé
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3 décembre 1943. Ce soir, boulevard Saint-Michel, comme la nuit tombait, on a tout à coup entendu La Marseillaise. C'étaient des prisonniers que des voitures de police emportaient vers Fresnes ou vers la Santé. C'est à peine si quelques personnes sur le trottoir se sont arrêtées à les regarder passer. La nuit pourtant déjà nous protégeait, mais la police noire surveillait. J'espère que les gens serraient au moins leurs poings dans leurs poches."
Panaït Istrati (1884-1935) est un écrivain roumain d'expression française, fils d'un haïdouk, qui, sur les conseils de Romain Rolland, s'est mis à écrire une oeuvre unique, foisonnante, exaltant la vie, la fraternité, la simplicité. Citoyen du monde, homme libre, chantre d'une langue pure et gorgée de sève, avec Pour avoir aimé la terre - que suit une courte autobiographie - il compose une ode à la liberté et aux hommes, aux espérances qu'ils portent et qui les portent, et livre son testament spirituel. Ecrit peu avant sa mort, ce texte lumineux, vibrant est avant tout un acte de résistance d'un homme généreux contre les tyrannies de tout ordre.
Publiés respectivement en 1917 et 1919, ces deux articles, qui sont à l'origine des commandes, célèbrent deux auteurs américains dont on commémore les centenaires respectifs. S'ils font aujourd'hui figures de classiques, il n'en était pas de même un siècle plus tôt. Et c'est là que la sagacité de Virginia Woolf montre toute son ampleur et sa justesse. Critique subtile, pénétrante, percutante, elle sait saisir le sens d'une oeuvre, ses fondations comme ses ramifications. Sa grande finesse psychologique, son érudition et sa recherche formelle, qui font d'elle l'une des plus grands écrivains de langue anglaise, sont ici au service de deux auteurs, deux oeuvres, dont les préoccupations peuvent, au prime abord, paraître éloignées des siennes, mais qui la rejoignent dans la revendication d'une liberté, d'une libération conquise de haute main.
Dans ces trois textes de la fin de sa vie, nourris de son expérience personnelle et de sa réflexion, la philosophe catholique et ouvrière Simone Weil se livre à une véritable profession de foi qui accrédite son idée d'une nécessaire révolution humaniste. Comme dans toute son oeuvre, ce qu'elle cherche à placer au centre de toute interrogation, de toute préoccupation et de toute construction d'un avenir partagé et commun, c'est l'homme, dans son essence comme dans son individualité. Lire Simone Weil relève autant du devoir que de l'obligation.
Ces baigneuses, c'est pour Mariano Otero le bonheur de peindre au grand air et de le partager, c'est aussi la liberté prise avec les silhouettes, les proportions, le relief ou encore la perspective. Ces femmes, il les a saisies parfois d'un seul trait sur la plage ou apprivoisées en silence dans son atelier. Elles nous disent son territoire, son itinéraire et, conjuguées ensemble, sa table des matières, celle de toutes les nuances, amoureuses, généreuses, joueuses, oublieuses, infiniment contemporaines en somme. Chaque peintre, et Mariano le premier, a son vocabulaire et sa grammaire de formes et de couleurs afin de nous livrer l'essentiel d'un regard. Alors comment ne pas s'arrêter ici, pour le plaisir, sur les ombres penchées dans ses encres et ses dessins et là, sur ses aquarelles, ses gouaches, ses pastels, pour les couleurs des corps s'oubliant au soleil ou repliés dans leurs rêves comme pour mieux les traduire.