
Le Chant des livres
Dans ma famille, père chômeur depuis la fin de la guerre et mère brodeuse à domicile, les livres étaient rares... " Dans les années 50, Gérard Guégan, lycéen fou de littérature, s'identifie à Rimbaud au point de prétendre se prénommer Arthur. Paulhan le sauvera plus tard d'une identification stérilisante en lui conseillant : " N'imitez que ce que vous croyez détester. " Militant communiste, journaliste encarté puis désencarté mais toujours engagé, romancier, essayiste, critique, éditeur (Champ Libre, Le Sagittaire), Guégan a écumé plus d'un demi-siècle de vie littéraire française. Il nous fait revivre par petite touches ce temps où l'on prenait la lecture pour l'argument décisif, où l'on s'aimait, où l'on se brouillait, autour des livres, mais où l'on existait en faisant partager ses découvertes, grâce à quoi les affinités électives décidaient de tout. A sauts et gambades, ce livre-vitrail fait miroiter les facettes d'une légende littéraire toute subjective. L'auteur y raconte sa rencontre avec des écrivains (Giono, Mohrt, Miller, Sollers, Bukowski, Boudard...). Se côtoient ici des ténors et des " subjectivistes " , talents souvent moins célébrés mais plus électifs (Béatrix Beck, Bernard Frank, Jean-Pierre Martinet, Armand Robin, Jean-Pierre Enard, Alain Chany, Hervé Prudon et tant d'autres). En sorte que cet autoportrait constitue une sorte d'arche de Noë dans laquelle Guégan entend sauver les siens.
| Nombre de pages | 100 |
|---|---|
| Date de parution | 02/05/2024 |
| Poids | 140g |
| Largeur | 120mm |
| EAN | 9782246838869 |
|---|---|
| Titre | Le Chant des livres |
| Auteur | Guégan Gérard |
| Editeur | GRASSET |
| Largeur | 120 |
| Poids | 140 |
| Date de parution | 20240502 |
| Nombre de pages | 100,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Journal d'un vieux dégueulasse
Bukowski Charles ; Guégan GérardC'est en 1967, dans le magazine anticonformiste Open City, qu'un poète presque inconnu commença de publier une chronique régulière. Avec une brutalité rarement égalée, doublée d'une superbe indifférence au scandale, il y exprimait sa révolte contre la société américaine, le pouvoir, l'argent, la famille, la morale. L'alcool, le sexe, les échos d'une vie marginale et souvent misérable y étaient brandis comme autant de signes de rupture. Depuis lors, l'auteur des Contes de la folie ordinaire, du sud de nulle part, de Pulp, disparu en 1994, est devenu célèbre. Ce Journal, ici édité dans une nouvelle traduction et dans sa version intégrale, n'est pas seulement un des sommets de son oeuvre, c'est un classique de la littérature contestataire, qui conserve, aujourd'hui encore, toute sa fraîcheur.EN STOCKCOMMANDER10,15 € -

Hemingway, Hammett, dernière
Guégan GérardRésumé : "Hemingway, qui paraissait fatigué, accablé, désorienté lorsqu'il s'est enfermé avec son autre lui-même, respire désormais la sérénité. Et l'assurance. Il ira voir Hammett, et ils feront la paix, quitte à ce qu'elle soit courte et qu'elle se termine dans le sang. En tout état de cause, ils ne peuvent qu'essayer de se réconcilier. Ils y sont condamnés par leur ennemi commun. Ne partagent-ils pas en effet le privilège, car c'en est un, d'avoir été classés FBI Targets par Hoover lui-même ?".Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER18,00 € -

Tout a une fin, Drieu
Guégan GérardRésumé : " Marat est un homme de secrets. La Résistance exigeait qu'on s'avançât masqué, il s'y montra à son avantage. Ainsi il n'avait jamais avoué à quiconque dans son groupe qu'il avait été l'ami de Brasillach en khâgne à Louis-le-Grand et qu'il lui avait, à la fin du mois d'août 44, proposé de le planquer en Normandie. De même, il s'était gardé de dire à Héloïse ce qu'il est en train de rappeler à Maréchal : "Drieu doit mourir, c'est écrit d'avance, mais pas fusillé, pas exécuté, pas comme un collaborateur ordinaire... Nous ne l'avons enlevé que pour lui permettre de s'appliquer à lui-même la leçon de l'Antiquité. Toute défaite, et plus encore toute défaite de l'intelligence, et de l'honneur, doit être sanctionnée par le sacrifice volontaire de la vie. Nous sommes donc là pour lui indiquer la voie, pour l'y accompagner au besoin. " " Après la Libération, alors qu'il déambule dans Paris en sortant d'un bar, Pierre Drieu la Rochelle se fait enlever par un groupe de communistes (dont le " chef ", Marat, n'est autre que Roger Vailland, écrivain et figure de la Résistance). Dans une salle désaffectée qui ressemble à une scène de théâtre, Drieu subit un procès symbolique où sont mises en avant ses compromissions avec le régime de Vichy, ses trahisons, ses contradictions, et surtout ses faiblesses. Son itinéraire est retracé, entre grandeur littéraire et petitesse humaine. Lui qui a côtoyé Dada et le surréalisme, qui fait encore preuve au début des années 1930 d'idées républicaines et tourne volontiers en dérision les théories racistes, se laisse peu à peu séduire par l'esthétique nazie et dirigera la Nouvelle Revue Française durant l'Occupation... Au terme de cette nuit d'introspection forcée, Drieu est relâché. Nous savons qu'il va se suicider... Dans une écriture extrêmement épurée, ce roman sous-titré " fable " revisite sur le mode du " et si... " non seulement les engagements d'un homme, mais également les hasards, les errances et les erreurs qui peuvent forger nos destinées bousculées par l'Histoire...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 € -

Fontenoy ne reviendra plus
Guégan Gérard«Comme je viens d'une époque où chacun jurait de rester éternellement fidèle à ses convictions, je me suis souvent demandé pourquoi tant de figures énergiques avaient ensuite, et sans trop tarder, tourné la page de leur jeunesse. Cette question - qu'est-ce qui pousse un homme à changer de camp, à passer, par exemple, de la gauche la plus enragée à la droite la moins clémente ? - a fini par m'obséder. Aussi ai-je ressuscité un écrivain du siècle dernier, Jean Fontenoy, qui, pour reprendre le mot de Malraux, ne rata rien de ce qui comptait : Dada, la révolution d'Octobre, Lénine et Trotski, la Chine des années 1920, etc. Or, lui dont les livres avaient séduit aussi bien Kessel que Colette, voilà que, contre toute attente (il avait dénoncé le nazisme dès 1933), il se fit soudain fasciste. J'ai donc écrit Fontenoy ne reviendra plus pour comprendre de quoi nous sommes faits et à quoi tiennent nos destinées.» Gérard Guégan.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

Je voulais vivre. Milady n'est pas une femme qui pleure... Elle est de celles qui se vengent
Clermont-Tonnerre Adelaïde dePar une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.EN STOCKCOMMANDER24,10 € -

Trace
Damas GenevièveMince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.EN STOCKCOMMANDER19,10 € -

Le livre de Kells
Chalandon SorjLe Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...EN STOCKCOMMANDER23,10 € -

Reconnaître le fascisme
Eco Umberto ; Bouzaher MyriemLe fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.EN STOCKCOMMANDER7,95 €
De la même catégorie
-

Toutes les époques sont dégueulasses. Ré(é)crire, sensibiliser, contextualiser
Murat LaureLaure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Le Français va très bien, merci
LES LINGUISTES ATTERUn ouvrage nécessaire pour lutter contre la ritournelle décliniste avec des arguments linguistiques.EN STOCKCOMMANDER3,90 € -

Que faire de la littérature ? Méditations et manifeste
Louis Edouard ; Kairidi MaryQue faire de la littérature ? est une véritable traversée de l'histoire littéraire et une réflexion sur les impensés de cette histoire. A travers les notions de "confrontation" et d'"intimisme", Edouard Louis tente de dépasser les oppositions classiques entre littérature politique et littérature formelle, parole et écrit, récits intimes et oeuvres de combat. Il nous offre, dans ces entretiens avec Mary Kairidi, un grand manifeste pour une nouvelle littérature, radicalement contemporaine, lyrique et révolutionnaire.EN STOCKCOMMANDER22,00 € -

Faut-il en finir avec les contes de fées ?
Tamas JenniferRésumé : Après #MeToo, le baiser non consenti de la Belle au bois dormant n'est plus du tout synonyme d'émerveillement. La question se pose alors : doit-on jeter aux oubliettes les contes de notre enfance et les inégalités de genre qu'ils colporteraient ? A travers de nombreux exemples cultes, Jennifer Tamas nous invite à relire les contes autrement et à redécouvrir leurs pouvoirs, aussi riches d'enseignements qu'enchanteurs.EN STOCKCOMMANDER3,50 €
