Depuis une quinzaine d?années, la médecine personnalisée est le nouvel horizon des politiques de santé à l?échelle internationale. Sa définition ne fait toutefois l?objet d?aucun consensus. Il s?agit de manière générale d?un grand programme qui doit mobiliser tous les acteurs de la santé - chercheurs, cliniciens, pouvoirs publics, industriels, associations de patients - autour d?un objectif commun : améliorer le diagnostic et la prise en charge des malades grâce aux nouvelles technologies du séquençage des génomes, de l?analyse des biomolécules et de la modélisation informatique. D?importants crédits lui sont consacrés, notamment dans la recherche en cancérologie et certaines pathologies chroniques. La médecine personnalisée est ainsi la promesse d?une application massive des connaissances et des technologiques biomédicales dans la clinique, au bénéfice des patients. Ses buts semblent par conséquent indiscutables. Et pourtant. La médecine personnalisée ne manque pas de susciter des perplexités. La notion elle-même peut surprendre : en quoi prétend-elle se démarquer de ce que les médecins font depuis toujours, à savoir adapter leurs diagnostics et leurs prescriptions à chaque patient ? S?agit-il d?un nouveau paradigme médical, et si oui en quoi consiste-t-il exactement ? En quoi une médecine fondée avant tout sur la capacité technologique à acquérir, à stocker et à traiter des méga-données peut-elle être dite "personnalisée" ? Ne s?agit-il pas plutôt d?une intensification de la médecine scientifique, d?une médecine moléculaire qui repose plus que jamais sur de l?impersonnel (des technologies de pointe, des algorithmes statistiques, des modèles informatiques) ? Que devient le patient dans ce grand programme qui intéresse avant tout les industriels et les autorités de santé ? Les enjeux éthiques de la médecine personnalisés, pourtant épineux, sont-ils suffisamment pris en considération ? L?ouvrage questionne cette tension entre une médecine ultra-technologique qui confère une signification moléculaire à la personne, et une médecine qui entend d?abord être une médecine du soin, centrée sur le patient. Entre les deux, le conflit de valeurs est-il indépassable ? La médecine personnalisée n?est-elle pas l?occasion de renouveler en profondeur les termes de l?opposition entre la médecine comme science et de la médecine comme art ? C?est ce que l?ouvrage entend discuter.
Nombre de pages
432
Date de parution
10/05/2016
Poids
516g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782251430379
Titre
La médecine personnalisée. Un essai philosophique
Auteur
Guchet Xavier
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
135
Poids
516
Date de parution
20160510
Nombre de pages
432,00 €
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Pourquoi Simondon (1924-1989), philosophe nourri de pensée bergsonienne, d"épistémologie française et de phénoménologie, auteur d" une thèse principale d"ontologie portant sur les différents régimes d" individuation dans l"être, a-t-il consacré sa thèse complémentaire à une réflexion sur les machines et la technologie? L'idée défendue dans ce livre est que l" unité des travaux ontologiques et technologiques doit être cherchée dans le projet d"une « axiomatisation des sciences humaines » et d" un nouvel « humanisme ». On s"attache ici à expliciter la signification et la portée de ce projet, d" une part en examinant la façon dont Simondon dialogue avec les sciences humaines de son temps, mais aussi avec les multiples programmes « d"ingénierie sociale » proposés en vue de réguler les sociétés humaines (Human Engineering, Cybernétique), d" autre part en détaillant le rôle des techniques et de la technologie dans la formulation de cet « humanisme » que Simondon lui-même considérait comme difficile.
Les nanotechnologies ne désignent pas seulement la miniaturisation des objets techniques, mais plutôt un ensemble d'initiatives de politique scientifique et industrielle à l'échelle mondiale, mêlant des pôles de compétitivité en concurrence, des scénarios du futur et des dispositifs d'engagement des publics en vue de faciliter " l'acceptabilité sociale " des recherches par la prise en compte de leurs " impacts éthiques et sociétaux ". Cet agencement est aujourd'hui le cadre à l'intérieur duquel se fabrique le futur, par la définition de ce qui est désirable et par l'identification des bons leviers d'action. Loin toutefois de se limiter à cette " colonisation " du futur au service des intérêts du moment, les nanotechnologies peuvent être envisagées en temporalité longue, par l'examen des nouveaux modes d'action sur la matière qui s'inventent dans les laboratoires et dont il faut évaluer la portée philosophique.
L'objectif de ce volume, issu d'un colloque qui a initié un dialogue francoitalien (inédit sur ces thématiques) est de porter à la connaissance d'un public de chercheurs et d'étudiants français l'originalité et le dynamisme actuel de la philosophie italienne des techniques. Combinant commentaires d'auteurs classiques et travaux sur des problèmes contemporains touchant les nouvelles technologies, les philosophes italiens des techniques sont en mesure de proposer des approches originales, et contribuent au développement international de la philosophie des techniques. Le but n'est donc pas de consacrer une tradition, mais plutôt d'ouvrir un chantier collectif et un dialogue fructueux entre philosophes italiens et philosophes français des techniques, dont ce livre espère avoir posé la première pierre.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.