En septembre 1977 sort, aux Editions Recherches, une première Révolution moléculaire. Suivie, en avril 1980, d'une autre Révolution moléculaire, en version poche, chez 10/18. Un seul titre pour deux livres fort différents l'un de l'autre : recueils d'articles écrits par Félix Guattari entre 1972 et 1980, ces deux versions ne livrent pas les mêmes textes, et, lorsqu'elles le font, elles les modifient tant qu'ils en deviennent presque méconnaissables. Si cette REVOLUTION MOLECULAIRE version 2012 se donne comme ambition de rendre à nouveau disponible l'ensemble des textes qui furent publiés chez ses deux aînées, si elle a le même titre, elle ne constitue pas pour autant une réédition. Car, en les agençant, elle se donne, nécessairement, comme autre et singulière. Comme si, rétive à une seule et unique version, toute révolution moléculaire ne pouvait se donner qu'au pluriel : des révolutions moléculaires, des pratiques plutôt qu'une théorie; une façon de faire de la politique qui, ainsi que nous le rappelle Félix Guattari, " aura quelque chose à voir avec une perspective révolutionnaire s'il est vrai que les bouleversements sociaux, à l'avenir, deviendront absolument inséparables d'une multitude de révolutions moléculaires au niveau de l'économie du désir. "
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Nombre de pages
400
Date de parution
22/11/2012
Poids
750g
Largeur
141mm
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EAN
9782350960616
Titre
La révolution moléculaire
Auteur
Guattari Félix ; Nadaud Stéphane ; Watson Janell
Editeur
AMSTERDAM
Largeur
141
Poids
750
Date de parution
20121122
Nombre de pages
400,00 €
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Ce livre réunit les matériaux d'une recherche en cours et quelques monographies schizoanalytiques. L'élaboration théorique se veut ici essentiellement spéculative, sans prétendre pour autant surcoder pied à pied les pratiques de la subjectivité : elle voudrait seulement contribuer à leur donner de l'air. Afin qu'on ne puisse la laisser de côté, elle tend à fonder la problématique de l'énonciation à partir de quatre paramètres : les Flux sensibles et signalétiques, les Phylum de propositions machiniques, les Territoires existentiels et les Univers de référence incorporels. Aucun discours "psy" ne peut se soutenir s'il ne s'engage pas dans la mise en place conjointe, sous un nom ou sous un autre, de ces quatre dimensions. A cet égard, le roman familial d'un névrosé se situe sur le même plan que le roman épique de la théorie psychanalytique : l'un et l'autre ne trouvent leur efficace que dans la mesure où ils parviennent à donner consistance à un Agencement d'énonciation. Au-delà de la signification et de la dénotation, c'est la fonction de récit a-signifiant qui joue là, comme dans les sociétés archaïques, le rôle de support essentiel d'une subjectivité en acte - individuelle ou collective. Le caractère fragmentaire des développements présentés ici correspond au fait qu'aucun récit ne peut prétendre se soutenir comme récit de tous les récits, sauf à sombrer dans un réductionnisme dogmatique. Il faut, dans ce domaine, savoir s'arrêter à temps, pour que puissent s'ouvrir d'autres champs de possible En fait, c'est beaucoup plus sous un paradigme esthétique qu'un paradigme scientifique-scientiste que se situent les présentes recherches.
Quand une nouvelle forme de lutte ou d'organisation s'invente, ça se propage à la vitesse de l'audiovisuel", prédisait Félix Guattari en 1979. Dans ce texte retrouvé par ses enfants après son décès, Félix Guattari analyse comment la production, la codification et la communication de signes dans le système capitalistique assujettissent les acteurs sociaux sur le plan économique et social ainsi que sur celui de la subjectivité. Cette "dictature" des significations et des comportements dominants conduit Félix Guattari à proposer, à la suite de ses travaux avec Gilles Deleuze, une micropolitique émancipatrice. Sa position novatrice est plus que jamais d'actualité au coeur de la crise écologique, politique, économique et sociale, que le monde traverse aujourd'hui.
N'en déplaise à ses contempteurs, la classe est une catégorie indispensable à la compréhension des sociétés humaines. Dans cet ouvrage, Erik Olin Wright propose une évaluation minutieuse de la pertinence et des limites de la catégorie de classe pour expliquer le fonctionnement des sociétés. Cette défense de la portée heuristique de l'analyse de classe centrée sur l'exploitation est fondée sur l'étude empirique de la structure sociale de plusieurs pays occidentaux, en particulier les Etats-Unis, le Canada, la France, la Norvège et la Suède. Elle passe par l'exploration de trois problèmes interconnectés : les caractéristiques et les variations de la structure de classe elle-même ; la relation entre classe et genre en tant qu'aspects de la structure sociale ; le lien entre structure de classe et conscience de classe, c'est-à-dire la compréhension que les individus ont de leurs intérêts de classe. Loin des affirmations grandioses du matérialisme historique orthodoxe (par exemple de l'idée selon laquelle la dynamique du capitalisme pointerait dans la direction d'un avenir socialiste), Wright s'attache à mettre au jour la manière dont la classe influe sur de nombreux aspects de la vie sociale, des réseaux de sociabilité à la mobilité sociale en passant par le travail domestique. Soulignant les dimensions spécifiques des différentes sociétés capitalistes étudiées, il montre que si la classe n'est pas partout et toujours le facteur explicatif le plus important, elle constitue néanmoins, par-delà sa dimension normative, un facteur structurant de la vie sociale.