
Ciels de Loire
Souvent aussi, on finissait par revenir du marché du samedi avec un canard ou un lapin vivant. Un temps, on en a eu un dans la baignoire, parce que James avait compris au geste de la paysanne, qu'il était pour être mangé. On était repartis avec nos trois kilos de lapin dans sa peau, sous le bras, vivant, qui griffait dès qu'on lâchait les oreilles. On n'a pas pu se laver pendant plusieurs jours, le temps qu'on le dépose chez des gens qui en voulaient bien dans leur clapier ; juré, craché qu'ils ne le mangeraient pas. On a eu comme ça des poussins, un hérisson, un chien qui avait la maladie de Carré, des bestioles. Emmanuelle Guattari a grandi sous les ciels de Loire, dans la clinique de La Borde où travaillait son père. Elle continue l'exploration de sa mémoire d'enfant, puis d'adolescente, exhumant des impressions tantôt drôles, tantôt poignantes restituées avec une candeur et une émotion intactes. Son roman dessine ainsi une géographie intime et fantaisiste faite d?éléments familiaux et biographiques autant que des couleurs des paysages et de la forme des lieux. Des lieux et des paysages qui, comme les êtres humains, vivent et se transforment au fil du temps?
| Nombre de pages | 135 |
|---|---|
| Date de parution | 22/08/2013 |
| Poids | 155g |
| Largeur | 127mm |
| EAN | 9782715234123 |
|---|---|
| Titre | Ciels de Loire |
| Auteur | Guattari Emmanuelle |
| Editeur | MERCURE DE FRAN |
| Largeur | 127 |
| Poids | 155 |
| Date de parution | 20130822 |
| Nombre de pages | 135,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La petite borde
Guattari EmmanuellePourriture!Paysan!- Manou, tu dors?- Tu sais, tes amygdales, elles vont grossir, grossir, et tu vas mourir.- Je vais le dire à Papa!- Saute!- Non.- Saute, je te dis.- Non!- Si tu sautes, je te donnerai 5 francs. J'ai sauté.Mon frère a dit:- Ben voilà, regarde, tu nages! Allez, vas-y! J'ai coulé. Mon frère, a sauté dans l'eau. J'ai quand même bu une grosse tasse.Il dit, hypocrite:- Alors ma petite Manou, t'es contente, hein? T'as gagné 5 francs, tiens je vais te les donner tout de suite. Et qu'est-ce que tu vas tacheter avec, hein? des bonbons... Dis, tu ne vas pas le dire à Papa?- Saute!- Non!- Saute, vas-y, grouille, là, maintenant! Après ce sera trop tard!Je saute de la moto.- Ben voilà! C'est pas mal, tu as vu, tu as roulé, tu vois, comme ça, tu ne t'es pas fait mal. Tu as bien compris? Il faut rouler sur l'épaule, c'est un truc de cascadeur. Comment ça, tu as eu peur? Mais non. On va le refaire.Mon frère sautait même des trains quand il manquait l'arrêt à Blois.Je marche derrière mon frère dans la forêt. Il fait frais, il est très tôt. Il se retourne souvent, agacé.- Tais-toi et fais moins de bruit! Il s'arrête et m'explique:- Mais non, c'est pas comme ça qu'il faut marcher. Pour ne pas faire craquer les brindilles, tu poses d'abord bien la pointe (ou le talon) et tu poses tout doucement le reste du pied. Mais surtout tais-toi!Nous avançons très près des bords marécageux de l'étang où nichent les oiseaux. Nous progressons en silence avec nos bottes dans l'eau, d'abord à hauteur de ce qui doit être les chevilles de mon frère mais déjà mes genoux, en contournant les sortes de monticules que forment les ajoncs. Je suis tellement concentrée sur ce que je dois faire de mes pieds que quand j'ai l'eau à la taille ça ne me gêne pas tellement. Je tombe dans un trou, sans bruit. J'ai l'eau au menton. Je fais un petit clapotis avec mes mains. Mon frère se retourne et me rattrape par le col.- Ma pauvre petite Manou!Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER7,60 € -

La petite Borde
Guattari EmmanuelleFondé en 1953, l'établissement de La Borde est célèbre dans le monde de la psychiatrie. Ce lieu doit beaucoup à Félix Guattari, psychanalyste et philosophe qui codirigea la clinique jusqu'en 1992. Emmanuelle Guattari évoque avec tendresse son enfance passée dans ce lieu extraordinaire...4e de couverture : On était ceux de La Borde. Dans le village de Cour-Cheverny du début des années soixante, la Clinique constituait encore une présence fantastique. La peur des Fous était tangible. Elle nous a sensiblement mis dans le même sac, une bande de drôles de loustics qui laissaient des Fous circuler dans un parc sans barrières et vivaient avec eux. Nous savions que les Pensionnaires étaient des Fous, évidemment ; mais La Borde, avant toute chose, c'était chez nous. Les Pensionnaires, on disait aussi les Malades, n'étaient ni en plus ni en moins dans notre sentiment. Ils étaient là et nous aussi. Fondé en 1953, l'établissement de La Borde est célèbre dans le monde de la psychiatrie. Cette clinique hors normes entendait rompre avec l'enfermement traditionnel qu'on destinait aux malades mentaux et les faire particpier à l'organisation matérielle de la vie collective. Ce lieu doit beaucoup à Félix Guattari, psychanalyste et philosophe qui codirigea la clinique jusqu'en 1992. Quand on habite enfant à La Borde parce que ses parents y travaillent, l'endroit est surtout perçu un incroyable lieu de liberté : un château, un parc immense, des forêts et des étangs. À travers une série de vignettes et par touches impressionnistes, Emmanuelle Guattari évoque avec tendresse son enfance passée dans ce lieu extraordinaire où les journées se déroulent sous le signe d'une certaine fantaisie.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER13,50 € -

New York, petite Pologne
Guattari EmmanuelleRésumé : J'allais faire un tour du quartier tous les matins, je venais d'arriver, je m'éloignais progressivement de ma rue de façon géométrique, ajoutant des carrés aux carrés en me repérant aux affiches et à d'autres détails ; je n'avais pas de cartes, je ne voulais pas faire touriste. Elle a fini par me demander d'où je venais, une question qui a présidé à toutes les rencontres que j'ai faites, une entremise polie de la curiosité pour m'aborder. Quand ça me cassait les pieds je répondais de Pologne, d'Europe de l'Est, les communistes quoi et ça refroidissait, c'était crédible ; tout de suite ça faisait moins européen. J'ai aussi été italienne, mais enfin, française, c'était ce qu'il y avait de mieux. Lorsque la narratrice arrive à New York, dans les années quatre-vingt, elle n'y connaît personne. Pas à pas, elle va découvrir la ville. Rien ne semble l'effrayer ni même l'étonner : ce monde nouveau, elle l'appréhende à sa manière tranquille, sensitive et sensible. Arpentant New York comme la campagne de son enfance, c'est-à-dire ouverte à toutes les surprises et à tous les possibles, attentive aux détails, aux choses et aux individus... Avec son style inimitable, fait de fragments de sa vie quotidienne, tantôt cocasses tantôt émouvants, Emmanuelle Guattari dresse le portrait iconoclaste d'une New York très personnelle.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER9,81 € -

Victoria Bretagne
Guattari EmmanuelleRésumé : " Qui est Victoria Bretagne ? ", telle est la question que se pose la narratrice de ce roman. De cette jeune fille, on sait peu de choses en effet, sinon qu'elle impose à tous le respect. Sa grâce, son port altier, sa noblesse naturelle impressionnent et fascinent. La côtoyer semble un privilège, l'approcher une récompense... Après les paysages de son enfance, ce sont les visages qu'Emmanuelle Guattari scrute désormais avec délicatesse, et celui de Victoria Bretagne, barré d'une impressionnante cicatrice, n'est pas le moins énigmatique. Comme un miniaturiste, grâce à son écriture sensible où se mêlent détails cocasses et émouvants, elle dessine ses personnages pour en sublimer la beauté et en capter les mystères.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

Brute
Vannouvong AgnèsLa nuit de Noël, dans un chalet isolé, deux femmes se disputent violemment. Quelques heures après, Alice est retrouvée morte au fond d'un ravin. Deux ans plus tard s'ouvre le procès du féminicide : sur le banc des accusés, Sarah, sa compagne, et Serge, un guide de haute montagne. Sarah raconte leur histoire - les ruptures, l'emprise, les coups. Elle décrit la dynamique des violences conjugales, mais n'avoue jamais le crime. Une écrivaine assiste aux débats. Elle observe les voix qui se succèdent et se contredisent. Victimes, accusés : chacun parle depuis sa place, avec ses mots, et sa part brute. Au fil du procès, entre silences et angles morts, les certitudes vacillent : tout devient suspect. Jusqu'au verdict. Avec son neuvième livre, Agnès Vannouvong propose un roman sombre et envoûtant.EN STOCKCOMMANDER20,00 € -

La prochaine fois que je te vois, je te tue
Flores Paulina ; Vasserot ChristillaEN STOCKCOMMANDER22,80 € -

Moumou
Tourgueniev Ivan ; Mongault Henri ; Lartigue PierrSourd-muet de naissance, le serf Gérasime est une force de la nature. Il rêvait d'épouser Tatiana, mais celle-ci est promise à un autre. Il se console en recueillant Moumou. La société russe du XIXe siècle est ainsi faite que Gérasime n'a le droit d'aimer qu'une chienne. Encore que... Ecrite pendant la détention de Tourguéniev à ta maison d'arrêt de Saint-Pétersbourg en mai 1852, cette nouvelle interdite par ta censure fut finalement publiée en mars 1854 dans ta revue Contemporain. Texte choisi et présenté par Pierre Lartigue.EN STOCKCOMMANDER7,50 € -

Nouvelles en trois lignes
Fénéon FélixRésumé : Félix Fénéon, critique d'art, inaugura un genre exceptionnel : les nouvelles en trois lignes. Il tint, pendant des années, avec un humour noir et une cruauté infinie, une rubrique de trois lignes dans un grand journal parisien. Les faits divers se succèdent à un rythme infernal. Comme si l'ironie du sort était une figure de style... Comme si les malheurs des uns allaient offrir aux autres des bonheurs d'écriture, et de lecture.EN STOCKCOMMANDER8,00 €




