La Double Vie de Vermeer est l'incroyable histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1889, qui, éreinté par les critiques de son époque, décide de se venger de manière grandiose: il réalise plusieurs faux Vermeer dont le premier, Le Christ à Emmaüs, sera défini par toute la presse comme "le chef-d'?uvre absolu de Vermeer". S'appuyant sur l'hypothèse selon laquelle le maître hollandais, mort dans la misère en 1675, aurait peint une série de tableaux à sujet religieux, il entreprend de combler cette "lacune" en utilisant une technique et des matériaux qui dupent les meilleurs spécialistes. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie est découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren est accusé de haute trahison pour avoir vendu un Vermeer à ce maréchal du Reich nazi. Suivra un procès mémorable, qui vit défiler responsables de musée, critiques d'art et experts de renom... Croisant les biographies de Vermeer et de Van Meegeren, mais également celles de Proust et de Goering, Luigi Guarnieri, passionné par la fragilité de certains personnages historiques, nous offre un roman merveilleusement construit, où la minutie ironique de l'écriture évoque celle des artistes flamands. Il nous convie ainsi à une véritable enquête policière, mais aussi à une réflexion jubilatoire sur la relativité des ?uvres d'art et des jugements qu'elles suscitent, sur la folie, la passion du beau, et les infinies séductions du mensonge.
Date de parution
30/03/2006
Poids
245g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742760442
Titre
DOUBLE VIE DE VERMEER (LA)
Auteur
GUARNIERI LUIGI
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
245
Date de parution
20060330
Disponibilité
Epuisé
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Voici l'incroyable et véridique histoire de Han Van Meegeren, peintre traditionaliste né aux Pays-Bas en 1889, qui, éreinté par les critiques de son époque, décida de se venger de manière grandiose : il réalisa plusieurs faux Vermeer dont certains furent considérés par la presse comme des chefs-d'?uvre du maître de Delft. Ce n'est qu'en 1945 que la supercherie fut découverte, quand la police saisit la collection de Goering, et que Van Meegeren fut accusé de haute trahison pour avoir vendu un Vermeer à ce maréchal du Reich nazi. S'ensuivit un procès mémorable, qui vit défiler responsables de musée, critiques d'art et experts de renom... Croisant les biographies de Vermeer et de Van Meegeren, mais également celles de Proust et de Goering, Luigi Guarnieri signe un palpitant roman à l'ironie délicieuse, tout à la fois enquête policière et réflexion jubilatoire sur la relativité des ?uvres d'art et des jugements qu'elles suscitent, sur la folie, la passion du beau, et les infinies séductions du mensonge.
D'un tableau "non fini" de Rembrandt, La Jeune Mariée juive - un des derniers chefs-d'oeuvre du peintre dont les personnages, unis par un geste tendrement audacieux, ont suscité bien des interprétations, Luigi Guarnieri s'empare, en fin connaisseur du XVIIe siècle hollandais, pour construire un roman qui met en miroir deux époques, deux villes, deux histoires. Entre l'Amsterdam des peintres, des médecins et des théologiens, où le personnage d'Ephraïm Paradies évoque à la fois Descartes et Spinoza, et le Paris contemporain, où tente de vivre un jeune écrivain, l'auteur tisse tout un réseau de correspondances: en particulier, une passion amoureuse désespérée et un tableau, reflet et témoin de celle-ci. Entre pathétique et grotesque, Luigi Guarnieri pose des questions essentielles sur la souffrance et la recherche du bonheur, et sur la pérennité d'un sentiment - auquel l'art seul permet de défier le temps.
D'un tableau "non fini" de Rembrandt, La jeune Mariée juive - un des derniers chefs-d'?uvre du peintre dont les personnages, unis par un geste tendrement audacieux, ont suscité bien des interprétations -, Luigi Guarnieri s'empare, en fin connaisseur du XVIIe siècle hollandais, pour construire un roman qui met en miroir deux époques, deux villes, deux histoires. Entre l'Amsterdam des peintres, des médecins et des théologiens, où le personnage d'Ephraïm Paradies évoque à la fois Descartes et Spinoza, et le Paris contemporain, où tente de vivre un jeune écrivain, l'auteur tisse tout un réseau de correspondances : en particulier, une passion amoureuse désespérée et un tableau, reflet et témoin de celle-ci. Entre pathétique et grotesque, Luigi Guarnieri pose des questions essentielles sur la souffrance et la recherche du bonheur, et sur la pérennité d'un sentiment - auquel l'art seul permet de défier le temps.
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