
Rêveurs et nageurs
Dans le même esprit que son recueil précédent, le « Petit Traité de Désinvolture », salué unanimement par la critique et le public, Denis Grozdanovitch nous propose ici - toujours extraits de ses carnets - de nouveaux aperçus sur le monde d'aujourd'hui. Dans celui-ci il est à la fois question des diverses manières d'envisager la mécanique automobile, de notre oublieuse relation aux morts, de notre bêtise consubstantielle, de notre difficulté d'accéder à la vraie légèreté, des fidèles compagnons de nos rêves, mais aussi de la grande Amérique ou des dangers de la pensée unique et pour finir de la démoralisation dans les campagnes. Tout cela sous forme de fables anecdotiques et humoristiques tirées du quotidien - où l'observation des détails les plus anodins et les plus précis tient lieu de commentaires. « Par une certaine fin d'après-midi automnale de l'avant-dernier siècle - au fond d'un jardin à moitié abandonné des alentours de Boston - une fillette nommée Alice James, tout en chantonnant une comptine anglaise sans queue ni tête, pousse nonchalamment une balançoire grinçante sur laquelle est juché son jeune frère Henry en culottes courtes. Ce dernier remarque alors : « Je crois qu'on peut appeler ça du plaisir parmi les difficultés. » À tous ceux qui seront sensibles à l'humour poétique, à la sage et profonde gravité de cette phrase prononcée par un garçonnet mélancolique au fond d'un jardin envahi par l'automne, à ceux - rêvant et nageant - dont les forces faiblissent... mais qui restent encore capables d'éprouver d'intenses minutes de plaisir parmi les difficultés croissantes d'un monde bouleversé et parfois tellement infernal qu'on pourrait le croire au bord du désastre, je dédie fraternellement ces pages. » Denis Grozdanovitch
| Nombre de pages | 300 |
|---|---|
| Date de parution | 07/01/2005 |
| Poids | 277g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9782714308818 |
|---|---|
| Titre | Rêveurs et nageurs |
| Auteur | Grozdanovitch Denis |
| Editeur | CORTI |
| Largeur | 135 |
| Poids | 277 |
| Date de parution | 20050107 |
| Nombre de pages | 300,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Petit éloge du temps comme il va
Grozdanovitch DenisRevue de presse «Je tenterai de vanter ces divines suspensions temporelles que nous allouent parfois lesdits temps morts, c'est-à-dire ces merveilleuses occasions qui nous sont parfois octroyées de nous soustraire au stress de la vie trépidante d’aujourd’hui.»EpuiséVOIR PRODUIT2,00 € -

La puissance discrète du hasard
Grozdanovitch DenisDécouvertes inattendues, rencontres singulières, coïncidences troublantes : au cours de nos vies, l'essentiel arrive souvent par hasard. Dans une promenade où se croisent les souvenirs familiaux, les exploits sportifs et un riche bagage littéraire, Denis Grozdanovitch nous incite à desserrer les contraintes d'un esprit trop rationnel. Depuis les prouesses au tennis d'un Roger Federer jusqu'aux présages dont semblent parfois porteurs les animaux - que ce soit dans nos rêves ou dans la réalité, en passant par la réapparition d'objets que l'on croyait perdus, l'auteur sait mélanger la grande histoire et l'anecdote, le plus anodin et le plus profond. Avec l'impertinence du franc-tireur et les merveilles d'une libre érudition, il nous propose d'autres raisons de vivre que celles que nous offre un monde stérilisé par la technique.EpuiséVOIR PRODUIT9,20 € -

Petit traité de désinvolture
Grozdanovitch DenisAinsi que les présente son auteur, voici des petites chroniques dilettantes et disparates où il est question du temps et de la vitesse, des îles et de la désinvolture, du sport et de la mélancolie... mais aussi des chats, des tortues et des chinois. Il y a du Jean Grenier chez Grozdanovitch, le Jean Grenier des îles et du chat Mouloud qui porterait, en fin lettré, un regard mi-tendre, mi-ironique sur les menus travers de notre temps et de nos contemporains. En fin lettré car le lecteur est autant invité en ami dans l?oeuvre d?un Powys, d?un Stevenson, d?un Léautaud, d?un Nietzsche (...) qu?il lui est donné de suer sur les terrains de tennis comme de s?adonner à l?épicurisme le plus solaire en Méditerranée. Denis Grozdanovitch, jeune auteur quinquagénaire de la maturité, est peut-être lui-même dilettante puisqu?il réunit aujourd?hui un recueil de textes qu?il a écrits tout au long de sa vie. A moins que sa passion pour le tennis (il est champion de France junior en 1963) et pour le jeu de Paume (qui lui fait parcourir le monde) ne lui ait fait oublié de rassembler ses papiers.EpuiséVOIR PRODUIT15,70 € -

Le génie de la bêtise
Grozdanovitch DenisCe livre, comme tous les ouvrages de Denis Grozdanovitch, est une sorte de flânerie dilettante et savante, une promenade philosophique et littéraire éclectique, prenant fatalement la forme d'une série de variations sur le thème éminemment flaubertien de la bêtise. Tout commence ici par une "Invitation faite au lecteur" où il est suggéré que la Bêtise et l'Intelligence ne cessent de s'opposer sur la scène intellectuelle et existentielle. Ne sommes-nous pas, tous, des personnages de Molière, de Goldoni, de Marivaux ou de Beckett ? Grozdanovitch en est persuadé... D'où ce livre qui va d'un certain Valentin, idiot de village, (qui initia l'auteur à la beauté de la bêtise) à une "taxinomie des imbéciles" (où il est question de la stupidité des "Experts"), d'anecdotes talmudiques (ici innombrables) à un développement sur "la bêtise de l'intelligence", de Clément Rosset à Jean Clair, du théorème de Gödel à Monsieur Teste, etc... On trouvera également dans ce livre, l'histoire du fantôme stupide, celle du joueur d'échecs qui refait toujours la même erreur, un résumé "enrichi" de La conscience de Zeno d'Italo Svevo, les mésaventure d'un aviateur déçu, des robots joueurs de foot et bien d'autres figures dont l'auteur tire quelques leçons d'éthique contemporaine. Inutile de préciser, enfin, que le Bouvard et Pécuchet de Flaubert et L'idiot de la famille de Sartre occupent, dans ce livre, une place assez centrale. La morale de "Grozda" : un génie à l'apparence idiote dort en chacun de nous et il suffit que la fortune - assistée d'une certaine qualité de volonté personnelle - nous aide à le libérer de son infériorité supposée pour qu'il se transforme en enchanteur. Ce livre est un vrai bijou d'érudition et de charme. On y réfléchit en souriant. On s'y amuse avec gravité.EpuiséVOIR PRODUIT22,45 €
Du même éditeur
-

L'air et les songes. Essai sur l'imagination du mouvement
Bachelard Gaston« Dans le vol onirique, si nous revenons au sol, une impulsion nouvelle nous rend aussitôt notre liberté aérienne. Nous n'avons à cet égard aucune anxiété. Nous le sentons bien, une force est en nous et nous connaissons le secret qui la déclenche. Le retour vers la terre n'est pas une chute, car nous avons la certitude de l'élasticité. Tout rêveur du vol onirique possède cette connaissance de l'élasticité. Il a aussi l'impression du bond pur, sans finalité, sans but à atteindre. En revenant vers la terre, le rêveur, nouvel Antée, retrouve une énergie facile, certaine, enivrante. » (Gaston Bachelard)Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 € -

L'eau et les rêves. Essai sur l'imagination de la matière
Bachelard Gaston« Si le regard des choses est un peu doux, un peu grave, un peu pensif, c'est un regard de l'eau. L'examen de l'imagination nous conduit à ce paradoxe : dans l'imagination de la vision généralisée, l'eau joue un rôle inattendu. L??il véritable de la terre, c'est l'eau. Dans nos yeux, c'est l'eau qui rêve. Nos yeux ne sont-ils pas ?cette flaque inexplorée de lumière liquide que Dieu a mise au fond de nous-mêmes? ? Dans la nature, c'est encore l'eau qui voit, c'est encore l'eau qui rêve. » (Gaston Bachelard)Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER17,00 € -

Le Rivage des Syrtes
Gracq JulienÀ la suite d'un chagrin d'amour, Aldo se fait affecter par le gouvernement de la principauté d'Orsenna dans une forteresse sur le front des Syrtes. Il est là pour observer l'ennemi de toujours, replié sur le rivage d'en face, le Farghestan. Aldo rêve de franchir la frontière, y parvient, aidé par une patricienne, Vanessa Aldobrandi dont la famille est liée au pays ennemi. Cette aide inattendue provoquera les hostilités... Dans ce paysage de torpeur, fin d'un monde où des ennemis imaginaires se massacrent, le temps et le lieu de l'histoire restent délibérément incertains dans un récit à la première personne qui semble se situer après la chute d'Orsenna. Julien Gracq entraîne son lecteur dans un univers intemporel qui réinvente l'Histoire et donne lieu à une écriture qui s'impose avec majesté, s'enflamme au contact de l'imagination. Pour Le Rivage des Syrtes Julien Gracq obtint en 1951 le prix Goncourt, qu'il refusa.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 €
De la même catégorie
-

Oeuvres complètes. Tomes 1 et 2
Némirovsky Irène ; Philipponnat Olivier ; EpsteinEpuiséVOIR PRODUIT68,30 € -

La répudiée
Abécassis ElietteJ'ai été aimée, c'est la fin de l'amour, aimée et adorée, c'est la fin de l'amour, aimée et répudiée".EpuiséVOIR PRODUIT12,90 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

La commode aux tiroirs de couleurs
Ruiz OliviaÀ la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l?intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d?une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.La commode aux tiroirs de couleurs signe l?entrée en littérature d?Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l?Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l?exil.« Un magnifique roman sur l?exil. Un petit bijou. » Le Parisien« Une fresque familiale vibrante. » Version Femina« Un texte délicat, poétique et poignant. » RTL« Racé comme du Almodóvar. Un coup d?éclat et un coup de maître. Une écrivaine démente. » Le Point« Par la grâce d'un livre, les racines refleurissent. » Courrier de l'Ouest« Cette épopée ne s'oublie pas. » Le Figaro« Le partage est la morale de ce récit ardent. » Le Monde des livres« Un émouvant premier roman autour d?une lignée de femmes frondeuses, marquées par le déracinement. » Elle« Un superbe premier roman. » Europe 1« Une réussite. » Causette Notes Biographiques : Olivia Ruiz est auteure, compositrice et interprète. D?origine espagnole, elle a grandi à Marseillette. Trois de ses grands-parents ont fui la guerre civile mais n?en ont jamais parlé. De ce silence est né son premier roman, La commode aux tiroirs de couleurs.EpuiséVOIR PRODUIT21,40 €

