
Autres portraits
Avec sa conception de l'esprit et son sens de l'analyse, Bernard Groethuysen peut être considéré comme le successeur de Montaigne, de Diderot ou de Nietzsche. Sans aucun pédantisme, sans superficialité, il demeure l'un des rares écrivains du XX? siècle qui met la réflexion des grands penseurs du passé et du monde contemporain au service des interrogations du présent et de l'avenir.Si l'on devait définir l'objectif qu'il assigne à l'intelligence, ce serait celui de combattre le mensonge et la bêtise qui en est l'acceptation involontaire. À ce titre, il est parmi les écrivains de ce siècle celui qui symbolise l'une des formes les plus accomplies de l'esprit critique, avec les vertus qu'il requiert, mais sans les défauts qui généralement l'accompagnent : dogmatisme et sectarisme.Par ces portraits, Groethuysen prolonge l'oeuvre de son maître Dilthey pour en faire une indispensable introduction à la culture et une remarquable histoire de l'esprit, convaincu qu'il n'existe pas de dernier mot posé une fois pour toutes, mais une succession de questions à travers lesquelles l'homme cherche le sens de son propre destin. La vérité humaine, à ses yeux, n'est pas un point de départ, mais le creuset imaginaire de toutes les aspirations individuelles qui se renouvellent époque après époque."Philippe Delpuech.Notes Biographiques : Bernard Groethuysen (1880-1946) a été l'élève de Dilthey et de Simmel après avoir poursuivi des études de philosophie à l'université de Berlin. Pendant de longues années, il a fait dans différentes bibliothèques de France ainsi qu'aux archives nationales des recherches au sujet de la Révolution française qui lui ont permis d'étudier la formation de l'esprit bourgeois.
| EAN | 9782070741748 |
|---|---|
| Titre | Autres portraits |
| Auteur | Groethuysen Bernard |
| Editeur | GALLIMARD |
| Largeur | 140 |
| Poids | 300 |
| Date de parution | 19951123 |
| Nombre de pages | 256,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Origine de l'esprit bou p
Groethuysen BernardIl s'agit ici de creuser plus loin que les idées, de faire paraître, parler, cet être prudent, effacé, qu'était le bourgeois d'autrefois. On n'y parviendra pas sans ruse. [...] Le détour imaginé par M. Bernard Groethuysen est celui-ci: ne pouvant écouter les bourgeois, il a écouté les curés, et, à travers leurs propos, il a deviné maintes choses. [...] Ce n'est pas Voltaire, ni Rousseau, dont M. Bernard Groethuysen est curieux, c'est du Français moyen, et pour se rapprocher de lui, il s'assied au prêche avec lui. Soupçonnait-on qu'après tant de travaux une source considérable pour la connaissance du XVIIIe siècle restait négligée? - Daniel Halévy"Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER12,50 € -

Philosophie de la Révolution française. (précédé de) Montesquieu
Groethuysen BernardCet ouvrage est composé d'un long fragment sur Montesquieu et d'un essai sur la philosophie de la Révolution française qui constitue la seconde et la plus importante partie du volume. La philosophie de la Révolution, selon Bernard Groethuysen, a pour tâche de montrer comment certains principes abstraits se concrétisent, deviennent pour ainsi dire des images vivantes qui correspondent aux impulsions de la volonté et personnifient en quelque sorte les buts vers lesquels tendent les hommes de l'époque. Descartes à Rousseau, qui, par leurs idées, leurs doctrines, l'atmosphère intellectuelle qu'ils ont créée, ont préparé l'évolution des esprits qui a abouti à la Révolution. De là il passe à l'idée du Droit, dont le caractère révolutionnaire et universel a trouvé son expression dans la Déclaration des Droits de l'Homme. Enfin il expose les principes d'architecture sociale adoptés par la Révolution.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,50 € -

J-J Rousseau
Groethuysen BernardSelon Rousseau, une philosophie qui n'a pas été éprouvée au contact de la vie reste stérile. Elle ne pourra que détruire et ne saura édifier. Telle est, pour lui, la philosophie moderne, philosophie des heureux du siècle et des esprits forts ; elle tourne en dérision ce qui est sacré et établit une morale sans racine ni fruit. Si elle parvient à développer la culture qui orne l'esprit, elle ne saurait nourrir l'âme. Voilà ce que Rousseau reproche aux philosophes, voilà ce qu'il reproche à la civilisation. C'est à cette philosophie, à cette civilisation qu'il opposera son idée de l'homme naturel, de l'homme tel qu'il est sorti des mains de la nature, ou même encore de l'homme tel qu'il est lorsque, s'étant défait des artifices et des intérêts factices, il se retrouve lui-même.EpuiséVOIR PRODUIT6,20 € -

Mythes et portraits
Groethuysen BernardPar nature, Groethuysen préférait les questions aux réponses. Ou plutôt il n'avait de repos qu'il n'eût retrouvé, sous chaque réponse, la question qui la provoquait : sans cesse en quête d'une pensée qui n'arrêtât pas la pensée, et pour le reste faisant confiance à l'esprit, tout assuré qu'il n'est point d'idée - si absurde ou folle qu'elle paraisse - qui ne tienne aux autres idées par quelque fil ténu. Indépendance est peu dire. Tel, qui prétend aimer la liberté, n'a de cesse qu'il n'ait fait mettre en prison les ennemis (dit-il) de la liberté. Mais Groethuysen témoignait de cette liberté la forme la plus noble - ou la seule, - qu'on puisse nommer de ce nom. Il préférait à ses idées, les idées de ses amis - celles même des indifférents, ou de ses adversaires. Il tenait que chaque pensée mendie d'être repensée. Ainsi parcourait-il le monde des doctrines et nulle idée, qui se présentait à lui, ne l'avait attendu en vain". Jean Paulhan.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,60 €
Du même éditeur
-

Comme un flambeau, dans ces ténèbres noires. Anthologie poétique 1961-1995
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier JeanL'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.En stockCOMMANDER11,40 € -

Au fond des années passées
Grondahl Jens Christian ; Gnaedig AlainCe n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER21,00 € -

Les Mystères de Paris
Sue Eugène ; Lyon-Caen JudithIl y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.EpuiséVOIR PRODUIT32,00 € -

Oeuvres complètes. 2 volumes : Tome 2, 1845-1851 ; Tome 3, 1851-1862
Flaubert Gustave ; Gothot-Mersch ClaudineLe premier volume desEpuiséVOIR PRODUIT146,00 €
De la même catégorie
-

Correspondance secrète
VOLTAIRE/D'ALEMBERTCette correspondance secrète livre un témoignage unique sur le combat des philosophes et sur la vie politique de cette période des années 1770-1778, où le changement de règne et l'avènement de Louis XVI modifie le rapport de forces entre le parti philosophique, splendidement illustré par le trio Voltaire-D'Alembert-Condorcet, et la monarchie d'Ancien Régime.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,50 € -

Correspondance 1945-1970
Kawabata Yasunari ; Mishima YukioKawabata-Mishima Correspondance « Le sang, l'éclat et l'éros - tel fut l'univers de Mishima; la blancheur spectrale, la pureté meurtrière, le temps orphelin - tel fut celui de Kawabata. Il n'empêche: une phrase, entre toutes, de Kawabata, laisse encore une fois deviner combien les deux écrivains sont proches: «Tout artiste qui aspire au vrai, au bien et au beau comme objet ultime de sa quête est fatalement hanté par le désir de forcer l'accès difficile du monde des démons, et cette pensée, qu'elle soit apparente ou dissimulée, hésite entre la peur et la prière. » C'est peut-être là, dans les enfers, que les deux écrivains se rencontrent le mieux et il n'est pas défendu de penser que, pudique et retenu, Kawabata a secrètement trouvé en Mishima un double allant à l'extrême qui n'a pas manqué, parfois, de le révéler à lui-même. » Diane de Margerie Cette correspondance complète et inédite, qui s'étend sur plus de vingt-cinq ans (1945-1970), met en lumière les affinités secrètes entre deux des plus grands écrivains du siècle et souligne l'indéfectible lien qui unissait ces hommes a priori différents mais dont le suicide, à deux ans d'intervalle, révèle l'étrange ressemblance.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER9,00 € -

A la découverte des lettres d'amour des grands écrivains
Lancien BrigitteEpuiséVOIR PRODUIT8,00 € -

Correspondance (1890-1943)
Gide André ; Drouin Marcel ; Drouin NicolasNul lecteur du Journal d'André Gide n'ignore le nom de Marcel Drouin (1871-1943) : il y est souvent cité avec ferveur et y apparaît comme l'un des plus anciens et intimes amis de l'auteur des Nourritures terrestres, avec Pierre Louÿs et Léon Blum, et avant même Paul Valéry, leurs amis communs. Gide a été immédiatement fasciné par les capacités intellectuelles de son ami normalien, futur professeur à qui d'abord tout réussit (major à Ulm, major à l'agrégation) et au contact duquel il se sent exalté et comme sublimé, si différent soit-il de lui-même. Drouin est aussi le seul philosophe du groupe des "pères fondateurs" de La NRF, où sa culture très diversifiée, sa connaissance de la civilisation allemande et la sûreté de son jugement vont faire autorité. Aux côtés et par l'intermédiaire de son ami et bientôt beau-frère André Gide - dont il va épouser en 1897 la cousine germaine Jeanne Rondeaux, soeur de sa propre femme Madeleine -, Marcel Drouin devient l'un des critiques littéraires importants de La Revue blanche, de L'Ermitage, puis de La NRF à ses débuts. Avec Gide, il échange alors de nombreuses lettres où s'affinent les stratégies éditoriales et s'expriment des jugements multiples qui permettent d'imaginer la richesse des très nombreux entretiens qu'ils ont ensemble, à chaque période de vacances à Cuverville, où s'élaborent des oeuvres travaillées ou corrigées en commun. Ainsi ces lettres nombreuses qui témoignent d'une amitié durable, malgré des hauts et des bas inévitables, sont traversées de questions hautement sensibles : la relation de l'écrivain à la réalité, l'affaire Dreyfus et l'antisémitisme, la liberté de moeurs et l'aveu d'homosexualité, la position des intellectuels face aux totalitarismes... Elles offrent également des vues émouvantes et souvent tendres sur la vie au jour le jour d'une famille singulière et chérie, dont Gide a dit à plusieurs reprises qu'elle n'était nullement visée par le fameux : "Familles je vous hais !"Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER42,00 €
