
Sortir de crise. Les mécanismes de résolution de crises politiques (XVIe-XXe siècle)
Comment sortir de crise ? Face aux malheurs des temps, cette interrogation tourmente les hommes politiques. Les uns se jettent dans un réformisme éperdu, d'autres attendent avec confiance que les choses s'arrangent d'elles-mêmes, tandis que les Cassandre prédisent des lendemains tout en noir. Des universitaires ont relevé le défi de scruter les mécanismes qui ont permis de sortir de grandes crises politiques du passé, guerre de religion, vacance du gouvernement, terreur, etc. Non pour y chercher des solutions toutes faites mais pour donner à comprendre, en scrutant son issue, ce qu'est une crise. La crise est vécue comme un moment crucial, qui ouvre une période d'incertitude. Ce qui était ne sera plus. Ce qui adviendra est inconnu. C'est pourquoi les hommes vivent ce moment de tension comme un drame et aspirent à retrouver l'état antérieur. Dire la crise constitue la première étape pour en sortir. Regarder lucidement ce qui fait crise permet de discerner, de faire des choix qui seront décisifs. L'action d'hommes décidés, agissant à titre individuel, communautaire ou institutionnel, est toujours essentielle pour mettre fin à une crise. Ils font preuve de lucidité dans l'analyse, de courage dans l'action, de force dans la parole Si la sortie de crise est réussie, la crise est regardée après coup comme un moment salutaire, dont l'effet est bénéfique. Si elle échoue, l'état de crise persiste.
| Nombre de pages | 244 |
|---|---|
| Date de parution | 25/11/2010 |
| Poids | 406g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782753511279 |
|---|---|
| Titre | Sortir de crise. Les mécanismes de résolution de crises politiques (XVIe-XXe siècle) |
| Auteur | Grévy Jérôme |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 155 |
| Poids | 406 |
| Date de parution | 20101125 |
| Nombre de pages | 244,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Garibaldi
Grévy JérômeL'histoire officielle du Risorgimento italien célèbre la trilogie des pères fondateurs de l'Italie unie. Alors que Mazzini en aurait été le penseur, Cavour le diplomate, Garibaldi était perçu comme l'homme d'action, le bras armé du mouvement de l'unité italienne. Sa vie fut écrite comme une épopée extraordinaire et comme un roman merveilleux. Bien vite, on ne sut plus distinguer le vrai de l'imaginaire. Le mythe supplanta l'homme, acquit sa propre autonomie. Poètes et romanciers, mémorialistes et historiens, peintres et cinéastes s'attachèrent à raconter la vie du héros. Chacun prétendant, à la différence de ses prédécesseurs, révéler le vrai Garibaldi. L'objet de ce livre n'est pas de démystifier Garibaldi, mais au contraire de prendre le mythe comme un objet d'histoire à part entière. Non pas un voile qui cacherait la réalité, mais le révélateur d'une mémoire collective, de ses tensions, de ses contradictions, de ses contestations, de ses évolutions. Il s'agit de comprendre et d'analyser la portée symbolique que revêtit et revêt encore Garibaldi, dans la Péninsule et au-delà. L'auteur examine comment le " Héros des deux mondes " fut fabriqué pour les besoins de l'unité italienne. Les modalités des commémorations rituelles, avec leurs gestes, leurs paroles, leurs lieux de prédilection, sont ensuite analysées. Puis il étudie comment il fut récupéré, disputé, revendiqué, depuis Crispi jusqu'à Bettino Craxi, en passant par Mussolini.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER15,50 € -

Le cléricalisme ? Voilà l'ennemi ! Une guerre de religion en France
Grévy Jérôme ; Berstein SergeAlors que la République romantique de 1848 avait pensé réconcilier les républicains avec le catholicisme se produisit sous le Second Empire une deuxième rupture. Pendant près d'un siècle, les peurs, les haines et les menaces réciproques marquèrent la vie politique et le climat religieux du pays. La loi de 1905 en constitua le paroxysme et posa les jalons d'une pacification. L'objet de ce livre n'est pas, à partir d'un récit, de distribuer blâmes et éloges, de justifier ou excuser les attitudes des uns et des autres. L'historien n'est pas un juge qui, à un siècle de distance, instruit un procès. Notre propos a pour objectif de comprendre le déchaînement de la violence, verbale ou physique, symbolique ou réelle. Pour saisir les ressorts de ce qui fut vécu comme un drame, il est indispensable de contextualiser la loi de 1905, de ne pas la penser exclusivement comme fondation d'un ordre nouveau, communément appelé "laïcité à la française", mais également comme manifestation d'un état conflictuel à comprendre. Il est non moins essentiel de ne pas rester prisonnier des explications données par les protagonistes et de soumettre à l'analyse non seulement les discours officiels au Parlement mais également les attitudes, les gestes et les cris lors des affrontements dans les rues des villes et des villages. Ainsi cette perspective historique autour de la loi de Séparation apporte une contribution à la compréhension de la laïcité et permet de préciser les enjeux des interrogations actuelles.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER35,90 € -

Reliques politiques
Burkardt Albrecht ; Grévy JérômeA toutes les époques, sans doute, et dans les sociétés les plus diverses, les hommes ont conservé des "restes" du passé, qui sont la trace de personnages ou de moments disparus dont ils veulent conserver le souvenir. Ces reliques renvoient à un passé dont elles assurent en même temps une présence. Elles connaissent différents sorts : les unes sont vénérées avec continuité, d'autres sont oubliées, voire effacées et peuvent ressurgir ultérieurement. En Occident, la conservation et la vénération des reliques ont connu leur manifestation la plus évidente dans le domaine religieux, favorisée par la certitude qu'il existe un lien mystique entre les vivants et les morts. Mais les pouvoirs civils ont également eu à coeur de légitimer leur pouvoir par la conservation de reliques. Les intentions religieuses et politiques s'entremêlent alors. Dans une démarche comparatiste, partant de l'objet relique proprement dit, une équipe de chercheurs examine comment la fabrication, la protection, la vénération et la transmission, parfois la captation ou la destruction des reliques, voire l'établissement d'anti-reliques ont pu être l'objet d'ententes ou de conflits, unissant ou opposant divers acteurs, publics, privés, profanes ou religieux. Ces pratiques ne sont pas révolues. Même dans les sociétés contemporaines sécularisées, qui se disent rationalistes, les reliques peuvent revêtir une réelle importance pour ceux qui les détiennent et les donnent à vénérer pour légitimer leur autorité.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Ruines politiques
Burkardt Albrecht ; Grévy JérômeL'émotion romantique et la fièvre de restauration ont fait négliger à quel point la ruine est plus qu'un vestige du passé en voie de disparition. La ruine est en réalité une construction symbolique qui s'impose dans le paysage au moment où elle est considérée non plus comme un amas de pierres mais comme un reste du passé, qu'il s'agisse d'honorer les bâtisseurs, de rappeler les usages, ou encore de conserver ou de rétablir le souvenir d'événements mémorables. Les ruines sont des objets dont la valeur ne se définit pas exclusivement à l'aide de critères esthétiques ou épistémologiques. Il s'agit de lieux de mémoire dont la valorisation, qu'elle soit propre à certains groupes sociaux particuliers ou concerne la société à part entière, est négociée de même qu'elle est - tout comme l'esthétique et l'épistémologie elles-mêmes - sujette au changement historique. Aussi c'est dans ces différents aspects que réside la nature politique des usages des ruines - objet d'analyse de ce présent volume.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 €
Du même éditeur
-

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 € -

Tiers-lieux. Travailler et entreprendre sur les territoires : espaces de coworking, fablabs, hacklab
Krauss Gerhard ; Tremblay Diane-GabrielleEpiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,00 €
