Première fois qu'on se rencontre, on s'embrasse. Deuxième fois qu'on se voit, on fait l'amour. Troisième fois qu'on se retrouve, on se sépare... déjà ? Petits instantanés d'une vie amoureuse, ces fragments décrivent des rencontres d'un point de vue féminin. Entre les décalages, les déconvenues, les ratages et les espoirs, survient parfois une rencontre inattendue qui ébranle et laisse une marque. J'essaie d'être toutes ces femmes que je pense avoir en moi. Toutes en même temps, toutes à la fois. Cela provoque en moi des séismes : pensées contradictoires, clairs obscurs, ratures à mes phrases, En filigrane se profilent quelques questions : dans l'océan moderne des réseaux toujours plus abondants, comment rencontrer l'autre ? comment se confronter à la quête d'une rencontre vraie ? Avec des bribes poétiques, Sara Gréselle propose des éléments de réponse au travers d'un regard bienveillant sur les rencontres amoureuses d'aujourd'hui. Les relations sont décrites pour ce qu'elles sont, sans hiérarchie ni jugement, et l'on passe avec bonheur des rencontres fugitives aux trajectoires qui se croisent, se séparent ou se retrouvent, des relations complexes aux rencontres empreintes de douceur. Le ton oscille entre humour et légèreté, justesse et tendresse, simplicité, naïveté, vulnérabilité. Un ton renforcé par les dessins qui eux aussi nous parlent de ces corps qui s'ajustent dans l'espace et le temps, solitaires, mais reliés. Véritable coup de coeur pour ces bribes amoureuses des temps modernes !
Nombre de pages
56
Date de parution
19/02/2021
Poids
84g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782359841350
Titre
Les souvenirs et les regrets aussi
Auteur
Gréselle Sara
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
111
Poids
84
Date de parution
20210219
Nombre de pages
56,00 €
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Le sourire a toujours été la fierté de la famille Quokka. De génération en génération, rire et gaieté animent cette sympathique famille de marsupiaux. Aujourd'hui, Hippolyte et Marceline sont plus joyeux que jamais : leur fils tant attendu arrive au monde ! Mais le petit Yvon n'est pas exactement comme ils l'espéraient : son sourire est à l'envers. En somme, il a l'air... triste. Qu'à cela ne tienne : farces, chatouilles et autres pirouettes finiront bien par en venir à bout ! Hélas, les années passent et rien n'y fait. L'humeur des Quokka en est assombrie.
Dans la vie, il y a deux choses que Camille n'aime pas : les lundis et M. Bourgon. Lui, c'est son instituteur. Il la trouve invisible, lui dit qu'elle ne sait rien faire. Et Camille en a mal au ventre. Pourtant, quand le samedi arrive, elle sait faire plein de choses : championne de foulard, chanteuse rock-star, organisatrice d'enterrements de peluches ! Les choses changent quand Mme Plumet lui annonce qu'avec sa voix de soprano, Camille serait parfaite dans le spectacle de l'école. Elle va enfin montrer ce dont elle est capable. Sara Gréselle livre un récit touchant sur le mal-être scolaire, parfois lié à certains professeurs peu bienveillants. Il parle de trouver sa place, même quand on ne rentre pas dans les cases.
Une arbre parle : Je pousse. Je continue de pousser malgré moi. Quelque chose de plus fort que moi me prolonge jusqu'au ciel. J'ai fait mes chemins de terre, j'ai fait mes chemins de ciel. Une arbre, car oui, ici, il s'agit bien d?une arbre parce que l'auteure s'y identifie ; et cette arbre parle et raconte le jour où l'une de ses branches s'est brisée et est tombée sans faire de bruit. Cette arbre traverse une épreuve, elle lui fait face, la surmonte et se reconstruit. C'est avec pudeur que Sara Gréselle aborde la question de l'avortement. Texte et images font appel à nos sens, plus qu'à notre raison, pour questionner ce ressenti intime du choix, de la perte et de la solitude. Mais aussi, et surtout, ils nous rappellent que nous faisons partie du vivant, de quelque chose de plus grand et de plus fort. les femmes sont des forêts? les femmes sont de vivants piliers dit, le poète, et ces femmes-arbres sont autant de voix de femmes qui s'élèvent, faisant confiance à la vie et à son éternel recommencement.
Léonie a la tête dans les étoiles. Chaque nuit, elle les observe au télescope. Mais ce soir, une étoile filante plus brillante que les autres semble venir jusqu'à elle. Léonie n'en croit pas ses yeux : c'est une panthère stellaire ! Tombée du ciel, elle a atterri sur une branche d'arbre devant la fenêtre de Léonie. L'animal céleste est perdu et doit retourner chez lui. Et Léonie va l'aider ! L'aider à trouver le reflet des étoiles dans l'eau. Direction la forêt ! Léonie chevauche Panthère qui ouvre les chemins entre les arbres. Elles se racontent, fuient des loups, se perdent dans une grotte? avant de trouver le lac. Sara Gréselle travaille avec une grande finesse les atmosphères nocturnes au crayon de couleur. Dans son travail de représentation de la nuit et de la pénombre, on est frappé par la lumière qui confère de la douceur aux illustrations, mais aussi par les nuances de bleu, réhaussées d'un bel ocre qui réchauffe les planches. Une histoire d'amitié et un véritable récit de quête initiatique, traité avec finesse et sensibilité.
Lorsque Frédérique Dolphijn rencontre l'histoire des Catulas, ces in-surgés qui, dans la première moitié du XIXe siècle, se sont rebellés parce que leurs conditions de vie et leur travail ne leur permettaient plus de vivre, elle fait le lien avec ce que l'on appelle, de nos jours, les travail-leurs-pauvres. Ceux qui crient leur colère sur les ronds-points, ceux qui prennent leurs tracteurs pour manifester leur ras-le-bol d'être laissés-pour-compte, ceux qui souvent subissent l'indifférence des nantis et du plus grand nombre. En 1847, à Berzée en Belgique, des conditions climatiques désastreuses et de mauvaises récoltes engendrent un début de famine. Un groupe d'hommes et de femmes décident de changer la donne. D'abord en ten-tant d'acheter au prix juste le grain nécessaire à leur survie, puis, en der-nier recours, en se servant dans les greniers de ceux qui thésaurisent les récoltes et en déterminent le prix selon la loi de l'offre et de la demande. Les révoltés seront repoussés, arrêtés et pour certains incarcérés et jugés. Or, fait étonnant, la cour ne les condamnera pas... Frédérique Dolphijn brosse un récit tout en nuances. Les différents points de vue sont évoqués, les nantis ne sont pas que les "méchants" de l'histoire ; les insurgés ont aussi leurs failles. Si leurs vies se côtoient, le cycle des saisons et les circonstances de la vie les impactent différem-ment. C'est dans cette nuance que le récit se tisse, dans les jours qui précèdent l'insurrection elle-même, jusqu'à ses conséquences. En faisant sienne cette révolte, c'est toute une époque que l'écriture de Frédérique Dolphijn fait revivre, celle d'un siècle où chacun et chacune a sa place et est censé la tenir, jusqu'au jour où tout bascule...
Lorsque Violaine Lison reçoit en dépôt les carnets de Léonce Delaunoy, elle est frappée par la beauté et la force de l'écriture de ce jeune homme mobilisé comme brancardier lors de la Première Guerre mondiale. Malgré les horreurs de la guerre, Léonce reste proche de la nature ? décrivant comme personne les paysages, l'Yser, les oiseaux ? mais aussi de ses idéaux d'amitié. Le récit de la «guerre de Léonce» se déploie sous les yeux de Violaine. Pourtant, très vite elle sent que «quelque chose» ne va pas. Des manques apparaissent. Des incohérences. S'agit-il d'un faux, d'une retranscription ? Une forme d'enquête historique et littéraire commence? Lorsque l'autrice retrouve les carnets originaux, elle comprend que le journal de Léonce a été recopié par Paul, un ami très proche de Léonce. Mais la retranscription est lacunaire. Les parties censurées parlent de l'absurdité de la guerre, du désespoir, de l'envie de mourir, mais aussi d'une amitié amoureuse pour Herman, troisième personnage de cette histoire. Quel intérêt avait cette censure ? Faire de Léonce un héros ? Gommer l'amour porté à un autre homme ? Violaine ne tranche ni ne juge, elle tisse son récit entre les carnets, approche la vie de Léonce tout en racontant sa propre quête. Lequel de nous portera l'autre ? est un récit polyphonique, où les voix de Léonce et de Violaine s'entremêlent, se répondent et se questionnent. Cent ans les séparent, pourtant le texte de Léonce Delaunoy résonne avec une modernité frappante. Et c'est tout l'art de Violaine Lison que de nous ancrer dans le réel tout en laissant une place à l'inattendu des mots. Il en naît une rencontre rare et précieuse.
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. évocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.
Trois moments pour dérouler le temps et arpenter la mémoire : une femme nous emmène dans la maison d'une grand-mère, vers les sentiers au fond du jardin et là où tout se trouble. La marche et l'errance urbaine y réveillent le souvenir et dessinent un nouveau territoire à parcourir. Texte de passage, de prise de conscience, de renoncement à un temps idéal qui passe par le deuil ? pas seulement des proches, mais d'une idée du monde, d'une liberté de rêver. Une écriture puissante, à vif, qui nous entraîne là où le quotidien devient poésie, là où le souvenir tisse sa trame.