La langue du management et de l'économie à l'ère néolibérale. Formes sociales et littéraires
Grenouillet Corinne ; Vuillermot-Febvet Catherine
PU STRASBOURG
24,00 €
Épuisé
EAN :9782868205261
LAMEN est-elle devenue une religion ? La LAngue du Management et de l'Economie à l'ère Néolibérale, pratiquée initialement dans le monde de l'entreprise et de la gestion, s'est répandue dans toutes les sphères de la société. Elle porte un projet idéologique, celui du néo-libéralisme au pouvoir depuis les années 1980. Elle est présente dans des énoncés variés, au sein de la communication d'entreprise, dans la presse, aussi bien que dans le roman contemporain. L'artiste Jean-Charles Massera s'y réfère ici dans un album tiré de son film documentaire Cali Me Dominik. Historiens, littéraires, sociologues, gestionnaires, économistes, politistes et linguistes interrogent deux types de discours : les discours utilitaires du néo-libéralisme tenus dans un but de diffusion ou de communication et les fictions littéraires, qui disent l'économie ou l'entreprise, pour révéler le fonctionnement et opérer la subversion de LAMEN.
Nombre de pages
294
Date de parution
24/11/2015
Poids
557g
Largeur
166mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782868205261
Titre
La langue du management et de l'économie à l'ère néolibérale. Formes sociales et littéraires
Auteur
Grenouillet Corinne ; Vuillermot-Febvet Catherine
Editeur
PU STRASBOURG
Largeur
166
Poids
557
Date de parution
20151124
Nombre de pages
294,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Un événement n'est pas ce qu'on peut voir ou savoir de lui, mais ce qu'il devient" . A l'image de ce que suggérait Michel de Certeau dans La Prise de parole, les événements historiques sont de plus en plus souvent abordés à partir de leurs traces mémorielles, qui contribuent à construire et déconstruire leurs interprétations. Ce livre étudie la manière dont les oeuvres littéraires et cinématographiques enregistrent, transposent et transmettent des événements historiques en privilégiant avant tout la fiction. Les contributions réunies dans ce volume portent majoritairement sur les littératures française et francophone des XIXe, XXe et XXIe siècles, et traitent d'événements historiques comme les révolutions politiques, les répressions coloniales, les crimes contre l'humanité (traite, génocide) et les luttes sociales contemporaines.
Grenouillet Corinne ; Heck Maryline ; James Alison
Avec beaucoup d'autres (Philippe Artières, Florence Aubenas, Bruce Be ? gout, Anne-James Chaton, E ? ric Chauvier, Petr Kra ? l, E ? douard Leve ? , ou Joy Sorman), ces auteurs s'attachent tous a` e ? crire le quotidien, a` mettre au premier plan la vie dans ce qu'elle peut avoir de plus ordinaire. Pre ? ce ? de ? es en France, depuis 1945, par une effervescence the ? orique autour de la notion de quotidien (avec Henri Lefebvre, Roland Barthes, Michel de Certeau notamment), ces "e ? critures du quotidien" ont e ? merge ? essentiellement a` partir du de ? but des anne ? es 1980 dans la ligne ? e des textes sur "l'infra-ordinaire" de Georges Perec. Elles ne cessent depuis de se de ? velopper et elles forment aujourd'hui un ve ? ritable petit massif aux sommets, certes irre ? guliers et contraste ? s, au sein du panorama de la litte ? rature franc ? aise contemporaine. Notion aux frontie`res mouvantes, le quotidien fait apparai^tre des lignes de partage entre les activite ? s (marque ? es par des divisions de classes sociales ou de genres) ; entre les espaces (zones urbaines, pe ? riurbaines ou rurales) ; entre les espe`ces humaine et animale. Les oeuvres du quotidien offrent ainsi un observatoire privile ? gie ? pour rendre compte des fractures et des transformations de notre monde. Elles agissent puissamment a` l'inte ? rieur de la litte ? rature actuelle par leurs objets, par leurs modes de repre ? sentation, par leurs rapports avec d'autres discours (histoire, sociologie, anthropologie) et d'autres formes artistiques (cine ? ma, photographie, arts plastiques).
Dans ses premières oeuvres, Aragon se livre à une critique radicale du temps au profit d'une instantanéité, seule forme "? concrète ? " du temps. Très vite pourtant il découvre le dénuement d'un instantané sans ancrage temporel où l'identité même du sujet devient incertaine. L'amour permet de conjurer l'effritement du présent mais ouvre sur la hantise de l'oubli et de la mort. Seule la découverte des autres, de tous les autres et de l'Histoire peut inscrire la finitude du couple dans un horizon qui la dépasse, même quand cet horizon devient tragiquement un "? inatteignable été? ". Peut-on parler d'un temps aragonien ?? Cette oeuvre témoigne d'une attention soutenue aux possibilités qu'offre à un écrivain l'exploitation de toutes les formes de temporalité. C'est que la forme romanesque, forme la plus libre, est aussi celle qui compose, à travers le récit d'une fiction ce que Paul Ricoeur désigne comme une "? expérience fictive du temps ? ". C'est pourquoi on trouvera dans ces études le souci constant de cerner ce qui se passe dans le texte et ce qui passe d'un texte à l'autre, croisant, dans les dernières oeuvres, la reprise des idées et des images de la période surréaliste avec la recherche de formes narratives renouvelées.