A l'heure où l'on s'interroge tant sur la nature du lien entre enseignant et enseigné, où, pour tout dire, l'enseignement n'apparaît jamais plus autrement qu'en question, Hubert Grenier fait figure de réponse. Alors que nous ne savons plus ce qu'est un enseignant, Hubert Grenier nous apprend ce qu'est un maître. Tous ceux qui l'ont approché témoignent de sa grandeur ; personnage ombrageux, exigeant, et généreux, il poussait le scrupule et le respect de ses élèves jusqu'à rédiger à l'avance l'intégralité de ses cours, dont on ne pouvait distinguer ensuite s'il les lisait ou les réinventait, quelle était la part de la répétition et celle de l'improvisation. A la fois dramaturge et acteur de cette pensée qu'il avait la modestie de ne pas présenter comme la sienne, il avait le souci, dans le cadre à la fois indéfini et strict de la khâgne et de la préparation au concours de la rue d'Ulm, de toujours se renouveler et de prendre au sérieux les travaux les plus scolaires, qu'il élevait par son art de la formule et la pénétration de l'analyse, au rang de pensées réelles. Ce souci de penser bien et de penser toujours à hauteur d'homme - délaissant les facilités du jargon pour la difficile clarté d'une expression classique -, il le devait probablement à son maître Michel Alexandre, lui-même élève d'Alain, dont on sait le mépris que lui valut dans l'Université son éthique du beau style - du beau comme signe du vrai - et qui fit toujours profession de faire confiance aux mots du commun langage pour exprimer ce que la pensée avait de plus profond. Grenier s'inscrit dans cette tradition des grands professeurs de khâgne - Lagneau, Alain, Alexandre -, dont la vie de philosophe se résume et se fond dans la carrière d'enseignant. "
Nombre de pages
380
Date de parution
29/10/2003
Poids
443g
Largeur
140mm
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EAN
9782246651611
Titre
La liberté heureuse. Cours et conférences
Auteur
Grenier Hubert ; Pourriol Ollivier
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
443
Date de parution
20031029
Nombre de pages
380,00 €
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Jusqu'au XXe siècle, il allait de soi, en accord avec toute la tradition, qu'il ne pouvait exister de véritable système philosophique sans un prolongement éthique. Sartre lui-même annonçait L'Etre et le Néant comme un traité de morale. Mais depuis, mis à part Jankélévitch, le genre de la philosophie morale semble s'être épuisé, au point que tout se passe comme si, peu à peu, la morale avait cessé de faire partie de la philosophie. De Socrate et Platon jusqu'à Freud, en passant par Descartes et Kant, Hubert Grenier passe en revue l'histoire de ces grandes doctrines morales et tente d'y repérer les raisons d'un déclin peut-être provisoire. Si le mot même de morale nous semble désuet, apanage des moralisateurs et des tartuffes, qui pourrait nier qu'aujourd'hui se fait sentir la nécessité de renouer avec elle pour lutter contre les excès de la permissivité et des droits accordés aux désirs individuels ...
Cette anthologie sur la boxe nous propose des textes accessibles à tous, de 7 à 77 ans, de l'amateur de boxe, de littérature sportive, et amoureux des livres à un autre public, celui des sportifs, des professionnels, du monde universitaire et des écoles privées et publiques. Avec « Poings de boxe : les écrivains sur le ring », on retrouve, sur le ring, les poids lourds de la littérature : Alexandre Dumas, Victor Hugo, Jack London, Jules Verne. Des poids plume : Mark Twain, Georges Feydeau, Tristan Bernard. Au final, dans ce match littéraire, beaucoup de nationalités : des Anglais, des Irlandais, des Français... Et des boxeurs professionnels, ou amateurs ont aussi écrit sur la boxe : Jack Johnson, Robert James Fitzsimmons, Arthur Cravan... Et l'on trouve tant d'auteurs K.-O. dans cette anthologie littéraire de la boxe. Vingt écrivains se livrent, avec leurs points... à sang pour sang, sur la boxe, pour le meilleur et le pire, une victoire ou une défaite par K.-O.
Cette première monographie d'Annette Messager est la bienvenue : elle donne enfin une vision d'ensemble de l'?uvre d'une des plus importantes artistes françaises contemporaines et retrace un parcours extrêmement cohérent, de la construction d'une autobiographie fictive au début des années soixante-dix, aux grandes installations dans lesquelles le spectateur est invité à circuler, dans les années quatre-vingt-dix. Oeuvre singulière qui s'inscrit dans la revendication d'un territoire de la féminité, le travail d'Annette Messager s'inspire des arts populaires, des pratiques domestiques ou religieuses et des jeux de l'enfance. Entre réalisme et fantastique, un monde prend forme : poupées, peluches, crayons de couleur, fils de laine ; journaux intimes, contes de fées, prières ; collages, découpages, peintures, photographies& tous ces objets se démultiplient pour peupler notre imaginaire de souvenirs heureux ou douloureux. Si son ?uvre est si passionnante c'est qu'elle nous renvoie à des expériences vécues, des histoires familières, et que, toujours en mouvement, fragile et complexe, elle interroge sans cesse l'identité de l'art. --Sylvie Lécallier
A chaque jour son crime. Ils nous parlent, nous touchent, nous troublent, nous révèlent. J'ai voulu rassembler, sous la forme d'un almanach, ce que je sais, ce que j'ai découvert de 314 tueurs en séries, 193 autres types d'assassins et de plus de 5 700 meurtres. Serial Krimes ? Des articles de fond sur des tueurs en série français comme Landru ou Claude Lastennet, une évocation de crimes célèbres qui ont défrayé la chronique à Hollywood, l'histoire de criminels sexuels tels que Léger, Menesclou ou Soleilland, ou encore des enquêtes réalisées par des voyants. Vous lirez des reportages tirés de la presse de l'époque et le récit de certaines pratiques judiciaires oubliées. La réalité dépasse souvent la fiction, ce qui n'a pas empêché de nombreux auteurs ou scénaristes de s'inspirer des meurtres atroces que vous vous apprêtez à découvrir", S. B.
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