A l'heure où l'on s'interroge tant sur la nature du lien entre enseignant et enseigné, où, pour tout dire, l'enseignement n'apparaît jamais plus autrement qu'en question, Hubert Grenier fait figure de réponse. Alors que nous ne savons plus ce qu'est un enseignant, Hubert Grenier nous apprend ce qu'est un maître. Tous ceux qui l'ont approché témoignent de sa grandeur ; personnage ombrageux, exigeant, et généreux, il poussait le scrupule et le respect de ses élèves jusqu'à rédiger à l'avance l'intégralité de ses cours, dont on ne pouvait distinguer ensuite s'il les lisait ou les réinventait, quelle était la part de la répétition et celle de l'improvisation. A la fois dramaturge et acteur de cette pensée qu'il avait la modestie de ne pas présenter comme la sienne, il avait le souci, dans le cadre à la fois indéfini et strict de la khâgne et de la préparation au concours de la rue d'Ulm, de toujours se renouveler et de prendre au sérieux les travaux les plus scolaires, qu'il élevait par son art de la formule et la pénétration de l'analyse, au rang de pensées réelles. Ce souci de penser bien et de penser toujours à hauteur d'homme - délaissant les facilités du jargon pour la difficile clarté d'une expression classique -, il le devait probablement à son maître Michel Alexandre, lui-même élève d'Alain, dont on sait le mépris que lui valut dans l'Université son éthique du beau style - du beau comme signe du vrai - et qui fit toujours profession de faire confiance aux mots du commun langage pour exprimer ce que la pensée avait de plus profond. Grenier s'inscrit dans cette tradition des grands professeurs de khâgne - Lagneau, Alain, Alexandre -, dont la vie de philosophe se résume et se fond dans la carrière d'enseignant. "
Nombre de pages
380
Date de parution
29/10/2003
Poids
443g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782246651611
Titre
La liberté heureuse. Cours et conférences
Auteur
Grenier Hubert ; Pourriol Ollivier
Editeur
GRASSET
Largeur
140
Poids
443
Date de parution
20031029
Nombre de pages
380,00 €
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Si la littérature est le lieu où la réalité se révèle de la manière la plus saisissante et la plus dérangeante, alors ce roman est un grand livre de littérature ! Un juge du régime des mollahs, condamné à perpétuité, écrit en prison : " Je sais que seuls mes crimes importent, mais mon récit pourrait vous aider à comprendre la fabrique des criminels. " Il raconte son enfance misérable, partageant la chambre d'un grand-père moribond dont il est le " garçon-pipi " , puis l'amour de sa vie, incestueux mais merveilleux, de la perte duquel il ne se remettra jamais. Pour épuiser sa douleur et sa haine, il s'enrôle à la guerre. " J'étais en guerre contre mon destin, et on me donnait une arme et un champ de bataille". Adolescent en quête de martyr, il est envoyé dans une école religieuse pour devenir juge et se prend pour le " Talleyrand iranien " . Il décrit les ressorts d'un régime de terreur, de tortures, de trafic d'organes, d'espionnage généralisé... Un incident va l'inciter à rendre visite à une adolescente en prison, puis, en catimini, à 117 autres jeunes et belles détenues. " Le viol me révulsait, me rebutait, vous comprenez ? J'avais besoin d'être admiré. Je leur apportais des plaisirs à hauteur de liberté. Je les traitais comme des femmes courtisées. Je rendais hommage à leur féminité bafouée. " Alors, ce " violeur attentionné et délicat " , qui reconnaît avoir condamné à mort des innocents, est-il un bouc-émissaire qui paie pour les crimes d'un régime dont les vrais puissants sont exonérés, ou un monstre manipulateur dont la bonne conscience dénonce encore plus la profonde perversion ? Au lecteur de juger. Peut-on être à la fois victime et bourreau ? On se sent mal à l'aise à ressentir de l'empathie pour ce criminel, voire à s'identifier à lui.
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