Sauver les phénomènes religieux. Recherches en philosophie de la religion
Greisch Jean
CERF
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EAN :9782204173247
Et si l'on prenait au sérieux les phénomènes religieux - non pour les juger de l'extérieur, mais pour les comprendre à partir d'eux-mêmes ... Inspirée de la maxime philosophique « sauver les phénomènes », cette enquête rigoureuse et engagée s'applique à un champ souvent marginalisé : les phénomènes constitutifs de la vie religieuse. Il ne s'agit pas ici de « sauver les meubles », mais de respecter ces phénomènes dans leur mode propre d'apparaître, en les interprétant correctement - selon une exigence que Heidegger formulait déjà en 1919 dans sa Phénoménologie de la vie religieuse. En treize chapitres structurés en trois grandes vagues, l'auteur déploie une phénoménologie de la vie religieuse qui prend au sérieux des expériences aussi fondatrices que l'incarnation, la prière, le merveilleux ou la Révélation. La première partie, programmatique, enracine la méthode et explore six expériences-clés. La deuxième partie se concentre sur les apories de la condition postmoderne - théodicée, ipséité divine, mystique. La troisième, enfin, se tourne vers l'horizon eschatologique : salut, fin du monde, espérance. Un essai philosophique aussi exigeant que fécond, qui interroge avec une rare acuité ce que croire veut dire - et ce que cela engage à penser. Né le 27 août 1942 à Koerich (Luxembourg), Jean Greisch est doyen honoraire et professeur émérite de la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris. Il a été titulaire de la Hans-Georg Gadamer Chair à Boston College (États-Unis) et de la Chaire Cardinal Mercier à Louvain-la-Neuve en 2006 ; puis titulaire de la Chaire de philosophie chrétienne à Villanova University (États-Unis) en 2007 ; et enfin titulaire de la Chaire Romano Guardini à l'Alexander von Humboldt-Universität de Berlin de 2009 à 2011. Depuis 2025, il est professeur honoraire de la Luxembourg School of Religion & Society.
Nombre de pages
544
Date de parution
12/06/2025
Poids
630g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204173247
Auteur
Greisch Jean
Editeur
CERF
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20250612
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Depuis 1960, Paul Ric?ur est le principal représentant de la philosophie herméneutique en France. Cet ouvrage, qui forme le troisième volet d'un triptyque dédié aux différentes expressions que l'idée de phénoménologie herméneutique a reçues dans la philosophie du XXe siècle, se donne pour tâche d'analyser et d'évaluer la contribution de Ric?ur à ce courant. Il se focalise d'abord sur la percée herméneutique de 1960, qui a pour arrière-plan une phénoménologie du volontaire de l'involontaire et une anthropologie de la faillibilité. La seconde partie, placée sous l'égide du " Cogito narratif ", retrace la genèse d'une herméneutique de la conscience historique sous le fil conducteur d'une analyse des opérations de mise en intrigue narrative dans le récit de fiction et le récit historique. La troisième partie dégage les principaux phénomènes qui étayent l'idée d'une phénoménologie du " sujet capable " qui domine les derniers travaux de Ric?ur. Qu'il s'agisse de la capacité de se souvenir, d'oublier, de pardonner, de promettre ou de témoigner, ces recherches donnent tout son relief à la question kantienne : " Que m'est-il permis d'espérer ? ".
La philosophie consiste à donner un autre nom à ce qui a été longtemps cristallisé sous le nom de Dieu " : quel sort réserver à cet énoncé de Merleau-Ponty ? Ces Leçons, qui se focalisent sur quelques désignations emblématiques de l'absolu dans la philosophie moderne, débutent avec le " non-autre " forgé par Nicolas de Cues dans le dernier de ses dialogues philosophiques. En interrogeant successivement la façon dont Descartes, Spinoza, Kant et Schelling ont redéfini l'absolu et les conséquences qu'ils en ont tirées pour la formulation de la question de Dieu, il s'agit de problématiser la notion du " tout autre ", décliné de différentes manières dans les Miettes philosophiques de Kierkegaard, la théologie dialectique de Karl Barth, la phénoménologie du sacré de Rudolf Otto et, plus près de nous, chez Heidegger et Derrida. En analysant quelques n'uds remarquables de l'arc historique qui relie ces deux désignations, il s'agit de mieux comprendre le projet de la théologie philosophique moderne et de donner une profondeur de champ historique aux débats contemporains relatifs à l?" onto-théologie ", l?" idolâtrie conceptuelle " et les " théologies négatives ".
Certes, on peut toujours croire sur parole ; mais parfois il est nécessaire d'y aller voir par soi-même - De Visu, dans un retour réflexif et critique. Pour cela, rien ne vaut, dans l'interrogation de la tradition philosophique en particulier, la pratique effective des textes, un regard nouvellement jeté sur des corpus parfois trop connus, parfois oubliés. Lire véritablement, vivre les textes, c'est-à-dire voir autant que faire voir : traverser soi-même l'expérience désignée par le texte pour manifester les "choses mêmes" qui toujours s'y tiennent cachées. Ni école philosophique, ni enfermement dogmatique, De Visu est une collection de livres qui prétend à l'ouverture critique de la pensée par le déploiement de l'ancien à partir d'une interrogation qui tient compte des exigences et des situations contemporaines. De Visu, l'homme voit certes, et aussi fait voir - mais plus encore il se laisse voir, selon une autre visée qui l'envisage d'autant plus qu'elle le dévisage. C'est pourquoi tout véritable essai se mesure, non pas à notre effort résigné pour camper sur nos frontières, mais à notre audace décidée pour nous laisser transformer par cela qui, d'abord, nous était étranger. "Primum vivere, deinde philosophari" : on n'en finirait pas de recenser les usages et mésusages de cette locution proverbiale qu'une traduction un peu lâche glose par : "Avant de philosopher, il faut accumuler de l'expérience, en profitant de la vie". Pour usée jusqu'à la corde qu'elle soit, la locution continue de faire écran à la formule dont Socrate se servait pour définir sa vocation philosophique devant le tribunal populaire d'Athènes : "Vivre en philosophant". Le présent ouvrage se donne pour tâche de repenser le sens et de réfléchir aux enjeux de la formule socratique, en esquissant un parcours de la reconnaissance balisé par trois questions également cruciales : celle de la base expérientielle de la philosophie, celle des exercices qui permettent de la mettre en oeuvre et, finalement, celle du genre de salut qu'elle est susceptible de nous procurer.
Les nombreuses « théories de la vérité » qui se sont développées au XXe siècle et dont certaines proclament haut et fort que la vérité n’est décidément pas ce qui importe, épuisent-elles tout ce qu’il y a à dire sur la vérité d’un point de vue philosophique, ou s’agit-il simplement d’une manière, à côté de bien d’autres, de prendre « rendez-vous » avec ce que Heidegger appelle le « phénomène vérité » ? Empruntée à Nietzsche, la notion, à première vue purement métaphorique, d’un « rendez-vous avec la vérité », forme le fil conducteur d’une enquête sur les multiples manières dont les philosophes ont vécu leur rencontre avec la vérité et sur la manière dont elle les a transformés. Ce qui importe, ce n’est pas seulement ce que les philosophes ont découvert, mais aussi la langue qu’ils ont forgée pour rendre compte de leur aventure, sans oublier les conséquences personnelles qu’ils en ont tirées. Réfléchir à nouveaux frais sur les conditions et les modalités de ces « rendez-vous » nous aide à démystifier la fiction d’une « ère post-vérité » censée être le lot du monde contemporain.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...