Ces Discours datent de la période pendant laquelle Grégoire de Nazianze séjourna à Constantinople (379-381). Il avait été appelé dans cette ville par le petit groupe de chrétiens qui restait fidèle au concile de Nicée. Si le Discours 41, prononcé à l'occasion de la fête de Pentecôte, n'a pas, sur la question du Saint-Esprit, l'importance dogmatique du 5e Discours théologique (Discours 31), les Discours 38-40 forment un ensemble marqué par un grand approfondissement doctrinal. Suscités par les diverses célébrations liées à la naissance et à la manifestation du Christ (Sur la Nativité, Sur la fête des Lumières, Sur le baptême), ils soulèvent un intéressant problème liturgique et mettent particulièrement en évidence la richesse d'une pensée théologique nourrie de platonisme et un art oratoire qui permet à Grégoire, en combattant avec habileté païens et hérétiques, d'exprimer et de transmettre avec force sa foi.
Nombre de pages
388
Date de parution
17/01/1990
Poids
355g
Largeur
125mm
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EAN
9782204040631
Titre
DISCOURS 38 A 41. Edition bilingue français-grec
Auteur
GREGOIRE DE NAZIANZE
Editeur
CERF
Largeur
125
Poids
355
Date de parution
19900117
Nombre de pages
388,00 €
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Transmises par les manuscrits des « Discours », et non par ceux de la Correspondance, ces trois lettres ont été rapprochées en raison de leur caractère de traités dogmatiques. Adressées au prêtre Clédonios, les Lettres 101 et 102 sont du reste appelées « Discours » dans certains manuscrits, et c'est parmi les « Discours » qu'elles figurent, avec la Lettre 202, dans les éditions antérieures à celle des Mauristes. La richesse de leur tradition manuscrite atteste leur diffusion et l'importance dogmatique qui leur a été reconnue. Ces « lettres théologiques » visent essentiellement l'hérésie d'Apollinaire et dénonce sa vision réductrice de l'Incarnation, qui prive le Christ d'une humanité complète. Avec une grande sûreté, Grégoire le Théologien parvient à mettre en évidence la réalité et la plénitude de l'humanité du Christ, tout en maintenant avec force l'unité de sa personne.
Le "Christus patiens" , centon d'Euripide sur la Passion du Christ, est la tragédie chrétienne par excellence. Tout en reprenant les vers mêmes du grand Tragique, Grégoire de Nazianze utilise les thèmes et la mise en scène du théatre grec. Il nous a ainsi donné un exemple de la réception de la culture païenne dans le christianisme. De plus, l'auteur byzantin nous a conservé d'importants fragments de certaines tragédies d'Euripide qui sont aujourd'hui perdues.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...