Ce matin-là, deux événements vont bouleverser la vie de Karel : le chant d'un merle, et la rencontre d'une petite fille qui le choisit comme père. Et c'est la fin d'un désengagement prudent et fragile qui le protégeait contre les blessures de la vie. Haut fonctionnaire, passionné par les affaires publiques et européennes mais conscient de son impuissance, vivant un amour insouciant et libre avec une jeune et belle architecte, esquivant avec humour toute servitude mais constamment menacé par l'angoisse, Karel était en proie, depuis quelques semaines, à un véritable désenchantement. Les mots perdaient toute signification, l'amour même semblait se dérober. C'était l'approche d'une crise. Mais une petite fille et un oiseau, dans un éclat de rire et de chant, vont faire exploser sa vie. L'auteur de ce roman tonique et tendre nous offre au passage, l'air de ne pas y toucher, la drôlerie d'une satire de l'administration, des technocrates et des prédateurs de la gestion des ressources humaines.
Nombre de pages
192
Date de parution
29/08/1986
Poids
270g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070707157
Titre
Les mots les plus fous
Auteur
Grebel Arlette
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
19860829
Nombre de pages
192,00 €
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Corinne a eu des parents délicieux, fantaisistes, gais, généreux. A côté de chez eux, à la campagne, en Bretagne, une famille ultra-bourgeoise détermine sa vie sentimentale : entre elle et un des fils, un amour qui ne s'accomplira jamais ; elle épouse l'autre, le bohème de Saint-Germain-des-Près, incapable de vivre et qui se tue. Puis la vie continue, avec un métier et d'autres amours. Dans ce procès que Corinne semble se faire à elle-même, d'un ton toujours juste et sensible, bien des femmes d'aujourd'hui se retrouveront.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.